|
|
|
| |
 |
| |
| + Lettre info newsletter |
|
| |
| + Dossiers
récents |
|
|
|
|
| |
| + Témoignages
de sportifs |
| |
| |
| + Suivis
personnalisés |
|
|
| |
 |
|
| |
|
 |
|
|
| |
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
| |
| |
| Gastro-entérite
et sport |
|
| |
Maladie
saisonnière la «
gastro »
est de retour tous les ans. |
| |
Ainsi
cette année pour la semaine
n°1 du 4 au 10 janvier 2010,
d’après le réseau
Sentinelles, l’incidence
nationale de la diarrhée
aiguë ayant conduit à
une consultation de médecin
généraliste était
de 550 cas pour 100 000
habitants, au-dessus
du seuil épidémique
(288 cas pour 100 000 habitants)
pour la deuxième semaine
consécutive cette saison.
Le réseau Sentinelles estime
que 558 000 personnes ont consulté
pour gastro-entérite en
deux semaines. Le taux d’incidence
de 21 régions
était au-dessus du seuil
national au 10 janvier 2010 :
seule la région Limousin
était sous le seuil.
La gastro-entérite est
provoquée par de nombreux
virus, bactéries ou autres
micro-organismes qui contaminent
la nourriture ou l’eau.
Mode de
transmission
La gastro-entérite se contracte
les voies suivantes :
1/
Par intoxication alimentaire.
La consommation d’aliments
ou d'eau contaminés
par des germes peut causer la
gastro-entérite.
Tous les aliments
peuvent causer une gastroentérite
par une simple rupture de la chaîne
du froid.
Les fruits de mer
sont classiquement les aliments
à haut risque, de par leurs
conditions de conservation rigoureuse
parfois négligées.
De la même façon,
les crudités et les fruits
peuvent être contaminés
par une eau impropre lors de leur
préparation.
La cuisson permet
de diminuer le risque
infectieux, car certains
germes sont sensibles et inactivés
à la chaleur. Ainsi, les
volailles, habituellement très
cuites, présentent un risque
plus faible, contrairement aux
viandes rouges.
Le risque lié à
la consommation des laitages
est directement dépendant
des conditions de fabrication
parfois « trop » artisanale,
et de conservation strictement
au froid.
Il s’agit de ce qu’on
appelle « la tourista
» pour le sportif
qui se déplace. |
| |
|
|
|
|
| |
| |
| |
|
|
|
|
| |
2/
Par le contact de sportifs victimes
d’une gastro-entérite infectieuse.
C’est le cas lorsque l’on
pratique un sport de contact ou que
l’on touche des surfaces contaminées
de personnes atteintes de la maladie
et que l'on porte ensuite les
mains au visage ou à la bouche
et que l’on boit dans un récipient
commun sans s'être bien lavé
les mains.
Une personne est contagieuse à
partir du moment où les symptômes
débutent (quelque fois avant
les premiers symptômes), et ce,
jusqu’à au moins 24 heures
après leur guérison.
La
prévention de la transmission
de la gastro passe par le lavage régulier
et fréquent des mains : après
chaque selle ou chaque miction, après
l’entraînement ou la douche,
avant la collation, avant et après
chaque repas et après chaque
contact avec un malade. Surtout on ne
partage pas la même eau, les mêmes
couverts, ni le même bidon d’entraînement.
• Se laver les mains à
l'eau et au savon. • Laver
les vêtements souillés
par la diarrhée
ou les vomissements avec un javellisant
au chlore. • Nettoyer régulièrement
avec un produit
désinfectant ou lingettes lavabo,
toilettes. • Nettoyer tout
objet souillé par
la diarrhée ou les vomissements
avec un javellisant. • Ne
pas partager couverts, verre ou nourriture
avec une personne qui est malade.
• Ne pas partager de serviettes
ou vêtements. • Ranger
les brosses à dents séparément.
• Éviter tout contact
avec une personne
qui a la gastro-entérite.
Traitements
de la gastro-entérite
La plupart des sportifs se rétablissent
en l’espace d’un à
trois jours. L’objectif du traitement
est de se réhydrater et de prévenir
les vomissements. L'isolement
du sportif malade est souhaitable.
1/ Médicaments
Le traitement médical
de la gastro-entérite consiste
à rétablir un transit
normal avec soit des :
• argiles : qui
vont améliorer la consistance
des selles et piéger les virus
(exemple : Smecta ou Actapulgite).
• ralentisseurs du transit
: ils stoppent le péristaltisme
intestinal (attention ils peuvent générer
une constipation s'ils sont mal employés).
Le chef de file le plus connu est le
lopéramide vendu avec
ou sans ordonnance selon le nombre de
gélules contenues dans la boîte
sous le nom d'Imodium...( attention
au constipations secondaires ). On favorise
alors le Racécadotril sous
le nom de Tiorfan.
• reconstituants de la
flore intestinale : ils stimulent
et reconstruisent la flore de défense
présente dans les intestins à
l'état normal. Ces produits sont
tous accessibles sans ordonnance (Ultralevure,
Lactéol, etc.)
• Autres antipéritique,
antiéméitiques ou antispasmodiques
: Paracétamol, Vogalène,
spasfon, etc., par voie orale ou injectable…
2/ Règles
hygiéno-diététiques
Dans un premier temps…
Ayez à l’esprit qu’un
appareil digestif malade a besoin avant
tout d’être au repos, d’où
l’effet bénéfique
du jeun. Habituellement, les douleurs
abdominales et les nausées sont
là pour raisonner le malade et
l’inciter à restreindre
son alimentation.
Il est par contre indispensable de boire.
La réhydratation est une priorité
absolue !
Quelque soit la gravité
de la gastro, le premier traitement
est donc de réhydrater :
• Pour bien s’hydrater,
consommer un à deux litres d’eau
ou d’autres boissons par jour
par petites gorgées.
Privilégiez les eaux
riches en minéraux mais pauvres
en sulfates, et non gazeuses, telles
que Rozana, César, Wattviller…
• A l’étranger,
prenez un litre d’eau encapsulée
ou stérile avec quatre à
six cuillères à café
de sucre en poudre et un peu de sel.
Il existe également des comprimés
à diluer dans l’eau pour
la rendre potable.
Les boissons
à éviter :
• L’alcool
déshydrate et ne restaure pas
le capital hydrique.
• Les jus de
fruits frais sont de digestion difficiles
en cas de diarrhée.
• Le café,
les boissons épicées,
sont irritantes
pour les muqueuses digestives.
• Les sodas et
boissons gazeuses, dont le contenu
élevé en sucre et la présence
de gaz peuvent entretenir
la diarrhée et les ballonnements
abdominaux.
Seules certaines boissons au
cola ont des propriétés
anti-diarrhéiques.
Pour
en savoir plus :
Les solutés de réhydratation
La meilleure prévention des
complications de la diarrhée
aiguë est la réhydratation
précoce à l'aide des solutés
de réhydratation orale (SRO).
les SRO ne sont pas remboursés
par la sécurité sociale
sauf
pour les enfants de moins de 5 ans
Puis privilégiez…
• Les potages de légumes
• Les féculents comme le
riz blanc, gâteau
de riz ou de semoule
• Les
carottes
• Les céréales sans
sucre
• Le pain blanc
• Les yaourts ou fromages blancs
• La banane ou les fruits cuits
en compote
Prenez garde d’éviter
:
• Les plats épicés
• Le lait
• Les viennoiseries, brioches
et autres panifications
• Les pains élaborés
riches en fibres : pain de son,
seigle, complet.
• Les aliments riches en gras
(dont les fritures,
panures, charcuteries, sauces…)
• Les fruits (sauf la banane)
et jus de fruits frais
• Les légumes crus
|
|
| |
Les symptômes
de la gastro-entérite
|
• Selles fréquentes
et liquides, • Nausées,
vomissements, • Douleurs
abdominales, coliques •
Fièvre, frissons •
Asthénie, courbatures
• Céphalées
et fortes migraines Avec
la diarrhée le sportif
va perdre de l’eau, mais
aussi du sel, et un peu de potassium.
Il sera fatigué et devra
s’hydrater régulièrement.
Après
contamination,
les symptômes surviennent...
• De 12 heures à
24 heures plus tard, si c’est
un virus. • D’une
heure à 12 heures plus
tard, si c’est une bactérie.
• Environ 30 minutes plus
tard, si ce sont des toxines.
• durée de
deux à cinq jours avec
quelques fois
récidives par auto-contamination.
Cette classification n’est
que théorique, puisqu’il
s’agit parfois d’agents
pathogènes associés.
Quelques
exemples d'intoxication
alimentaire •
Du boeuf haché insuffisamment
cuit contaminé
par la bactérie Escherichia
coli.
(haut risque de complications
rénales). •
Des produits décongelés
et recongelés
en rupture avec la chaîne
du froid. • Des huîtres
contaminées par la bactérie
Vibrio vulnificus.
• Des légumes verts
contaminés
par la bactérie E.
coli. •
Des œufs ou mayonnaises contaminés
par la bactérie Salmonella.
• De l’eau ou de la
nourriture contaminée
par le virus de Norwalk.
• Des fruits contaminés
par la bactérie Escherichia
coli ou autre bactéries
entérotoxinogène
(ETEC) type Whipple.
• Des champignons vénéneux.
Complications possibles
La déshydratation
est la principale complication,
elle survient lorsque le corps
perd trop de liquide et de sels
minéraux essentiels au
bon fonctionnement de l’organisme.
Lors d’une gastro-entérite,
les pertes d’eau
sont importantes pour plusieurs
raisons : La régulation
de la température corporelle
pour lutter contre l’infection,
la transpiration, l’apparition
d’une fièvre, consomment
de l’eau. Les pertes d’eau
par les selles sont d’autant
plus importantes que la diarrhée
est profuse.
Ainsi l’organisme perd beaucoup
d’eau qu’il faudra
impérativement compenser
par des apports d’eau de
boisson, au risque de créer
une déshydratation.
Cette déshydratation ne
fait que fragiliser l’organisme
dans sa lutte contre l’infection,
et peut parfois mettre en jeu
le pronostic vital dans certaines
infections virulentes (Choléra,
Virus Ebola).
Atteint d’une gastroentérite,
le sportif déshydraté
diminue fortement sa condition
physique et risque contre performance
et blessures. L’arrêt
sportif et le repos strict s’imposent.
Dans certains cas les reins peuvent
être atteints avec quelques
décès possible.
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
| |
Le
saviez-vous ?
Produits laitiers et diarrhée
Les produits laitiers sont souvent décriés,
au point de les exclure de l’alimentation
en cas de diarrhée. Les produits
fermentés tels que les yaourts,
fromage blanc contiennent des ferments
lactiques qui favorisent « la
bonne santé » de la flore
bactérienne naturelle de l’intestin,
qui participe aux défenses anti-infectieuses.
Les produits laitiers fermentés
peuvent donc être consommés
en cas de diarrhées, mais sans
abus !
Réintroduisez progressivement…
Tous les autres aliments, et en particulier
: • Les légumes cuits.
• Les yogourts, fromages
blancs. • Les aliments protéinés
(la viande maigre,
le poisson, les œufs). •
Les fruits
• Les fromages • Les
fruits secs Pour
en savoir plus : Le
vaccin contre les infections à
rotavirus Depuis
2006, 2 vaccins ont obtenu une autorisation
de mise sur le marché, l’un
monovalent, l’autre pentavalent,
indiqués dans l’immunisation
active des nourrissons à partir
de l’âge de 6 semaines pour
la prévention des gastro-entérites
dues à une infection à
rotavirus.
Tout en prenant acte que ces 2 vaccins
ont démontré une bonne
efficacité à titre individuel,
le Conseil supérieur d’hygiène
publique de France, section des maladies
transmissibles, a recommandé
dans un avis rendu fin 2006, de différer
la recommandation de la vaccination
anti-rotavirus systématique pour
les nourrissons de moins de six mois
et de réévaluer cet avis
après 2 ans.
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
 |
| |
 |
| |
| |
|
| |
|
|
|
|
| |
| + Diététique et Nutrition |
|
|
| |
| |
| |
| |
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
| |
|
| |
|
| |
|
|
| |
| |
|
|
| |
| |
|
| |
| + Réglez vos commandes en ligne |
|
|
| |
|
| |
| |
| |
| |
|
|
|
| |
| |
| |
| |
| + Rechercher sur nos sites |
|
| |
|
| |
 |
| |
 |
| |
| |
 |
| |
| |
|
|