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Il serait abusif,
voire inadapté de considérer
l’homéopathie avant tout
comme un effet placebo. Il reste néanmoins
que, en terme de stratégie
thérapeutique en milieu sportif,
ce sont les anti-inflammatoires non
stéroïdiens qui sont le
plus utilisés. Ces médicaments
ont des effets iatrogènes ou
toxiques, en particulier sur le tube
digestif.
Il est donc séduisant de proposer
d’autres approches, type cryothérapie,
acupuncture, homéopathie et phytothérapie..
Nous allons entrevoir quelques matières
médicales adaptées à
quelques pathologies sportives les plus
fréquentes. Toutefois, pour plus
d’information, on peut conseiller
entre autres la lecture du livre intitulé
« Médecine du Sport,
précaution, traitement, homéopathie
et nutrition », écrit
par le Docteur Jean-Marcel Ferret, ancien
Médecin de l’Equipe de
France de Football, et le Docteur Henri
Koleckar, Médecin Fédéral
de la F.F.E.S.S.M. (éditions
Boiron). D’autres ouvrages sont
bien entendu consultables.
Les matières
médicales
Nous ne pouvons, dans le cadre de cet
article, aborder l’ensemble des
matières médicales existantes
dans le cadre des traitements homéopathiques.
Pour plus de renseignements, consultez
les différents catalogues des
laboratoires spécialisés
en homéopathie.
•
Arnica Montana
Il s’agit certainement du traitement
de choix dans le cadre des différents
traumatismes ou micro-traumatismes
du sportif. L’Arnica possède
une grande affinité pour les
capillaires sanguins, et les fibres
musculaires. Il est donc indiqué
pour tous les phénomènes
hémorragiques sous
toutes ses formes, rentrant dans le
cadre d’un choc direct, d’une
élongation, d’un claquage,
ou même d’une simple fatigue
musculaire.
•
China Rubra
Indiquée dans les symptômes
ou symptômes hémorragiques
de faible importance, les états
d’épuisement et les
fatigues importantes. Action
possible sur les symptômes avec
diarrhée.
•
Croton Tiglium
Action sur les muqueuses intestinales
et respiratoires. Action
complémentaire sur la peau
lors d’éruption dont
herpès.
•
Cuprum Metallicum ( > Cuprum
Metallicum).
Il s’agit du cuivre métallique
ayant une action anti-douleur
sur les manifestations spasmodiques
type crampe. Peut agir également
sur les spasmes intestinaux et les
tous spasmodiques.
•
Ferrum Metallicum
Le fer garde toute son importance
chez les sportifs et les sportives.
•
Gelsemium Sempevirens ( >
Gelsemium
Sempevirens).
Utilisé essentiellement chez
le sportif contre le trac
en terme de prévention. Il
peut être utilisé dans
des syndrômes fébriles,
avec contractures. Utilisé
également en traitement de
l’anxiété avec
excitation, insomnie.
•
Hamamelis Virginiana
Chez le sportif, on peut l’utiliser
dans les sensations de jambes
lourdes, puisqu’il
agit sur le système veineux,
utile dans les varices sous toutes
ses formes.
•
Ignatia Amara
Utilisé chez le sportif en
prévention de l’anxiété.
Utilisé en général
dans toutes les symptomatologies hyperactives,
avec hypersensibilité émotionnelle.
•
Magnesia phosphorica
Utilisé pour des douleurs spasmodiques,
névralgies, et les crampes
chez le sportif.
•
Millefolium
L’indication privilégiée
est celle de l’épistaxis
et dans toute hémorragie non
durable.
•
Nux Vomica
Dans le cas des douleurs gastriques,
de la diarrhée saisonnière
ou du voyageur. Utilisé également
dans les symptômes de type crampe.
En général, pour tout
ce qui est spasmodique ou lié
à des excès ou des erreurs
alimentaires.
•
Rhus toxicodendron ( > Rhus
toxicodendron).
Largement utilisé chez le sportif
dans les problèmes des tissus
conjonctifs, et des tendons et muscles
: entorses, luxation, raideur articulaire,
contracture, etc… C’est
un très grand médicament
en médecine du sport. Utilisé
également dans les technopathies
du sport.
•
Ruta Graveolens ( > Ruta
Graveolens).
Largement utilisé dans les
indications de médecine du
sport, technopathies du sport, traumatismes
dus à un choc direct, périostite,
entorse, douleur rachidienne, voire
simple courbature ou crampe.
•
Silicea
Très largement utilisé
en prévention et en curatif
en pathologie sportive, pour prévenir
et consolider fracture, entorse, déchirure
musculaire. Utilisé également
dans les phénomènes
de surentraînement.
•
Urtica Urens
Peut être utile chez les sportifs
allergiques. Utilisé dans les
symptômes avec urticaire ou
allergies, quelles que soient leurs
origines. Peut être utilisé
lors de voyages
à l’étranger,
pour combattre une turista dont l’origine
iatrogène ne serait pas définie.
Cette liste, non limitative, n’a
pas la prétention de remplacer
un véritable cours d’homéopathie,
mais de montrer l’utilité
de certaines substances dans les pathologies
sportives au quotidien.
Pratique sportive
et homéopathie
Tous les sports sont concernés
par ce type de traitement qui n'est
pas inscrit sur les listes des produits
interdits.
Le football, le rugby, le handball,
le volley-ball, et bien d'autres sports
d'équipe provoquent des contusions
pouvant être contrôlées
par l'homéopathie.
Le judo, la boxe, la lutte, le taekwondo,
sont également pourvoyeurs
de chocs et de plaies. N'oublions
pas l'escrime, la voile, le roller,
le ski, l'équitation, la gymnastique,
la GRS et bien d'autres également
qui, par le type même de leur
pratique, peuvent occasionner des
contusions traitées par homéopathie.
Traumatologie
et homéopathie
• Les lésions
tendineuses
Après un diagnostic, traitement
étiologique et traitement sportif,
on peut conseiller : arnica montana,
rhus Toxicodendron, apis mellefica
• Maladies de croissance
Après vérification des
facteurs de risque, et adaptation
du type et de la durée de l’effort,
on peut proposer une alimentation
riche en calcium. On complète
par une polyvitaminothérapie
si nécessaire, avec Arnica
Ruta, et China si fatigue associée.
• Plaintes musculaires
Après définition du
type de lésion, l’indication
d’un repos, avec ou non immobilisation,
on pourra en plus de la cryothérapie,
Arnica, Cuprum metallicum, Ruta
Graveolens, Magnesia phosphorica
…
• Rachialgies
Après diagnostic établi,
les mesures hygiéno-diététiques
étant faites, les conseils
de renforcement musculaire avec ou
sans kinésithérapie
étant mis en place, on peut
proposer : Arnica, Ruta, Rhus Toxicodendron,
avec en complément Gelsemium
et Ignatia
• Trac, anxiété,
troubles neurovégétatifs
Après une
prise en charge psychologique adaptée,
et un suivi basé essentiellement
sur la prise de confiance en soi,
on peut proposer : Gelsemium, Ignatia,
Nux Vomica, avec en complément
Arnica et Rhus Toxicodendron
• Asthénie,
surentraînement, récupération
difficile
Une approche des facteurs de risque
sera effectuée, avec un suivi
médical, une diététique
adaptée, une hydratation correctement
suivie, des étirements réalisés
régulièrement avant
et après effort, le respect
d’un bon sommeil, le port éventuel
de chaussettes de récupération,
avec la réalisation de massages
despasmant sous chaleur. On proposera
: Arnica, Ruta, China, Serum Metallicum,
Silicea, etc…
• Pathologies infectieuses
Après évaluation étiologique,
et prise en charge spécifique,
on pourra proposer : Arnica, Ruta,
Oscillo-Coccinum, Cuprum, etc…
Conclusion
La prise en charge homéopathique
du sportif ne dispense pas le médecin
du sport à réaliser
un diagnostic après véritable
enquête sémiologique.
Le médecin de terrain, après
application du principe « GREC
» (Glace Repos Elevation Compression),
pourra utiliser au nom de son expérience
personnelle homéopathie ou
allopathie.
Dans ce cas, Arnica, Apis, Cuprum,
Ruta font partie de la trousse d’urgence.
Le médecin consulté
plus tardivement ou dans son cabinet,
dans le cadre d’une prise en
charge d’une pathologie médico-sportive,
pourra compléter l’enquête
sémiologique, avec
la réalisation de bilans complémentaires
et proposer un traitement adapté
dont l’homéopathie sera
l’une des composantes.
Quelle que soit sa conviction, son
expérience ou sa croyance,
le médecin est libre de son
choix. Toutefois, il pourra retenir
que l’homéopathie ne
figure en aucun cas sur les listes
des produits interdits, dans le
cadre de la loi anti-dopage concernant
la santé des sportifs.
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