| A partir de
cette définition des propres
symptômes de la maladie, on
établira une liste des symptômes
propres au malade. C’est cette
analyse clinique qui s’attache
à découvrir les différentes
réactions de l’ensemble
des fonctions du corps, qui permet
une approche de type Hahnemann, fondateur
de l’homéopathie.
Les différentes formes proposées
sont selon le principe des décimales
hahnemanniennes (Dh) ou des centésimales
hahnemanniennes (Ch). Ainsi, un Ch
est une partie de substance active
dans 99 parties de solvant…
Généralement, les dilutions
les plus fréquemment utilisées
vont de 5 Ch à 30 Ch. D’une
façon générale,
on peut utiliser soit des dilutions
en échelle, soit au contraire
une haute dilution pour une symptomatologie
chronique et une basse ou moyenne
dilution pour une symptomatologie
aiguë.
Place de
l’homéopathie en médecine
du sport
Il serait facile d’englober
l’homéopathie au titre
des médecines douces dans le
cadre du suivi global du sportif quel
que soit son niveau.
Dans ce cas, l’homéopathie
est placée en complément
des autres interventions médicales
type acupuncture, ostéopathie
réalisée par un médecin,
physioélectrothérapie,
psychothérapie, préparation
mentale et autre forme de relaxation,
diététique et nutrition
du sportif.
Ces différentes méthodes
sont mises en opposition avec l’allopathie,
qui garde toute son importance mais
pose des problèmes particuliers
concernant les effets secondaires,
les interactions médicamenteuses,
voir la législation concernant
les produits dopants (www.irbms.com
rubrique dopage)
Il serait abusif, voire inadapté
de considérer l’homéopathie
avant tout comme un effet placebo.
Il reste néanmoins que, en
terme de stratégie thérapeutique
en milieu sportif, ce sont les anti-inflammatoires
non stéroïdiens qui sont
le plus utilisés. Ces médicaments
ont des effets iatrogènes ou
toxiques, en particulier sur le tube
digestif.
Il est donc séduisant de proposer
d’autres approches, type cryothérapie,
acupuncture, homéopathie et
phytothérapie..
Nous allons entrevoir quelques matières
médicales adaptées à
quelques pathologies sportives les
plus fréquentes. Toutefois,
pour plus d’information, on
peut conseiller entre autres la lecture
du livre intitulé « Médecine
du Sport, précaution, traitement,
homéopathie et nutrition »,
écrit par le Docteur Jean-Marcel
Ferret, ancien Médecin de l’Equipe
de France de Football, et le Docteur
Henri Koleckar, Médecin Fédéral
de la F.F.E.S.S.M. (éditions
Boiron). D’autres ouvrages sont
bien entendu consultables.
Les matières
médicales
Nous ne pouvons, dans le cadre de
cet article, aborder l’ensemble
des matières médicales
existantes dans le cadre des traitements
homéopathiques. Pour plus de
renseignements, consultez les différents
catalogues des laboratoires spécialisés
en homéopathie.
• Arnica Montana
Il s’agit certainement du traitement
de choix dans le cadre des différents
traumatismes ou micro-traumatismes
du sportif. L’Arnica possède
une grande affinité pour les
capillaires sanguins, et les fibres
musculaires. Il est donc indiqué
pour tous les phénomènes
hémorragiques sous toutes ses
formes, rentrant dans le cadre d’un
choc direct, d’une élongation,
d’un claquage, ou même
d’une simple fatigue musculaire.
• China Rubra
Indiquée dans les symptômes
ou symptômes hémorragiques
de faible importance, les états
d’épuisement et les fatigues
importantes.
Action possible sur les symptômes
avec diarrhée.
• Croton Tiglium
Action sur les muqueuses intestinales
et respiratoires. Action complémentaire
sur la peau lors d’éruption
dont herpès.
• Cuprum Metallicum
Il s’agit du cuivre métallique
ayant une action anti-douleur sur
les manifestations spasmodiques type
crampe.
Peut agir également sur les
spasmes intestinaux et les tous spasmodiques.
• Ferrum Metallicum
Le fer garde toute son importance
chez les sportifs et les sportives.
• Gelsemium Sempevirens
Utilisé essentiellement chez
le sportif contre le trac en terme
de prévention. Il peut être
utilisé dans des syndrômes
fébriles, avec contractures.
Utilisé également en
traitement de l’anxiété
avec excitation, insomnie.
• Hamamelis Virginiana
Chez le sportif, on peut l’utiliser
dans les sensations de jambes lourdes,
puisqu’il agit sur le système
veineux, utile dans les varices sous
toutes ses formes.
• Ignatia Amara
Utilisé chez le sportif en
prévention de l’anxiété.
Utilisé en général
dans toutes les symptomatologies hyperactives,
avec hypersensibilité émotionnelle.
• Magnesia phosphorica
Utilisé pour des douleurs spasmodiques,
névralgies, et les crampes
chez le sportif.
• Millefolium
L’indication privilégiée
est celle de l’épistaxis
et dans toute hémorragie non
durable.
• Nux Vomica
Dans le cas des douleurs gastriques,
de la diarrhée saisonnière
ou du voyageur. Utilisé également
dans les symptômes de type crampe.
En général, pour tout
ce qui est spasmodique ou lié
à des excès ou des erreurs
alimentaires.
• Rhus toxicodendron
Largement utilisé chez le sportif
dans les problèmes des tissus
conjonctifs, et des tendons et muscles
: entorses, luxation, raideur articulaire,
contracture, etc…
C’est un très grand médicament
en médecine du sport.
Utilisé également dans
les technopathies du sport.
• Ruta Graveolens
Largement utilisé dans les
indications de médecine du
sport, technopathies du sport, traumatismes
dus à un choc direct, périostite,
entorse, douleur rachidienne, voire
simple courbature ou crampe.
• Silicea
Très largement utilisé
en prévention et en curatif
en pathologie sportive, pour prévenir
et consolider fracture, entorse, déchirure
musculaire.
Utilisé également dans
les phénomènes de surentraînement.
• Urtica Urens
Peut être utile chez les sportifs
allergiques. Utilisé dans les
symptômes avec urticaire ou
allergies, quelles que soient leurs
origines.
Peut être utilisé lors
de voyages à l’étranger,
pour combattre une turista dont l’origine
iatrogène ne serait pas définie.
Cette liste, non limitative, n’a
pas la prétention de remplacer
un véritable cours d’homéopathie,
mais de montrer l’utilité
de certaines substances dans les pathologies
sportives au quotidien.
Pratique
sportive et homéopathie
Tous les sports sont concernés
par ce type de traitement qui n'est
pas inscrit sur les listes des produits
interdits.
Le football, le rugby, le handball,
le volley-ball, et bien d'autres sports
d'équipe provoquent des contusions
pouvant être contrôlées
par l'homéopathie.
Le judo, la boxe, la lutte, le taekwondo,
sont également pourvoyeurs
de chocs et de plaies. N'oublions
pas l'escrime, la voile, le roller,
le ski, l'équitation, la gymnastique,
la GRS et bien d'autres également
qui, par le type même de leur
pratique, peuvent occasionner des
contusions traitées par homéopathie.
Traumatologie et
homéopathie
• Les lésions
tendineuses
Après un diagnostic, traitement
étiologique et traitement sportif,
on peut conseiller : arnica montana,
rhus Toxicodendron, apis mellefica
• Maladies de croissance
Après vérification des
facteurs de risque, et adaptation
du type et de la durée de l’effort,
on peut proposer une alimentation
riche en calcium. On complète
par une polyvitaminothérapie
si nécessaire, avec Arnica
Ruta, et China si fatigue associée.
• Plaintes musculaires
Après définition du
type de lésion, l’indication
d’un repos, avec ou non immobilisation,
on pourra en plus de la cryothérapie,
Arnica, Cuprum metallicum, Ruta Graveolens,
Magnesia phosphorica …
• Rachialgies
Après diagnostic établi,
les mesures hygiéno-diététiques
étant faites, les conseils
de renforcement musculaire avec ou
sans kinésithérapie
étant mis en place, on peut
proposer : Arnica, Ruta, Rhus Toxicodendron,
avec en complément Gelsemium
et Ignatia
• Trac, anxiété,
troubles neurovégétatifs
Après une prise en charge psychologique
adaptée, et un suivi basé
essentiellement sur la prise de confiance
en soi, on peut proposer : Gelsemium,
Ignatia, Nux Vomica, avec en complément
Arnica et Rhus Toxicodendron
• Asthénie,
surentraînement, récupération
difficile
Une approche des facteurs de risque
sera effectuée, avec un suivi
médical, une diététique
adaptée, une hydratation correctement
suivie, des étirements réalisés
régulièrement avant
et après effort, le respect
d’un bon sommeil, le port éventuel
de chaussettes de récupération,
avec la réalisation de massages
despasmant sous chaleur. On proposera
: Arnica, Ruta, China, Serum Metallicum,
Silicea, etc…
• Pathologies infectieuses
Après évaluation étiologique,
et prise en charge spécifique,
on pourra proposer : Arnica, Ruta,
Oscillo-Coccinum, Cuprum, etc…
Conclusion
La prise en charge homéopathique
du sportif ne dispense pas le médecin
du sport à réaliser
un diagnostic après véritable
enquête sémiologique.
Le médecin de terrain, après
application du principe « GREC
» (Glace Repos Elevation Compression),
pourra utiliser au nom de son expérience
personnelle homéopathie ou
allopathie.
Dans ce cas, Arnica, Apis, Cuprum,
Ruta font partie de la trousse d’urgence.
Le médecin consulté
plus tardivement ou dans son cabinet,
dans le cadre d’une prise en
charge d’une pathologie médico-sportive,
pourra compléter l’enquête
sémiologique, avec la réalisation
de bilans complémentaires et
proposer un traitement adapté
dont l’homéopathie sera
l’une des composantes.
Quelle que soit sa conviction, son
expérience ou sa croyance,
le médecin est libre de son
choix. Toutefois, il pourra retenir
que l’homéopathie ne
figure en aucun cas sur les listes
des produits interdits, dans le cadre
de la loi anti-dopage concernant la
santé des sportifs.
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