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| Hyperthermie
maligne d'effort |
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Lorsque
l’on est malade ou que l’on
a un de ses enfants malade, le
premier réflexe est souvent
de prendre et d’évaluer
sa température afin de
se faire une idée sur la
gravité du mal. Tout le
monde connaît bien cet indicateur
qui, au delà de 40°,
nous inquiète beaucoup
et nous incite à appeler
d’urgence son médecin.
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Par
contre, le coup de chaleur
à l’effort
(ou hyperthermie maligne d’effort)
est beaucoup moins connu du
pratiquant sportif.
Ses conséquences sont
sévères car cette
augmentation brutale de température
à l’effort peut
entraîner un décès
par arrêt cardiaque.
Son diagnostic doit donc être
évoqué lors de
la survenue d’un malaise
particulier pour une prise en
charge adaptée précoce
et salvatrice.
L’hyperthermie maligne
d’effort est une urgence
médicale qui
doit être connue de tous,
puisqu’elle met en jeu
la vie du sportif.
Les
conditions de survenue
Cette hyperthermie maligne d’effort
est heureusement rare,
même si dans certains
cas des décès
inexpliqués peuvent être
dus à ce grave dysfonctionnement.
Il s’agit en fait d’une
désadaptation
de l’organisme
qui n’arrive plus à
contrôler son accès
de fièvre.
La triste mémoire du
nombre de décès
enregistré lors de la
canicule de l’été
2003 nous permet de mieux comprendre
les conséquences dramatiques
pouvant survenir d’un
excès de température.
Toutefois, il s’agissait
plutôt de coup de chaleur
que de véritable hyperthermie
d’effort.
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Quels types
de sports sont concernés ?
Il s’agit le plus souvent d’effort
de longue durée : semi-marathon,
marathon, course d’endurance ou
d’orientation, raid.
Les sports nécessitant un équipement
particulier utilisant des combinaisons
de protection sont également
concernés : moto, rallye,
auto, etc…
Les sportifs imprudents pratiquant leurs
sports torse nu sont également
plus exposés aux hyperthermies
d’effort que ceux qui portent
un T-shirt en coton.
Tous ces sports bien entendu ne vont
pas provoquer une hyperthermie de l’effort,
les conditions météorologiques
jouent un rôle important.
Il s’agit de :
> une température anormale,
et surtout
une ambiance thermique anormale.
> un sport pratiqué pendant
les heures
les plus chaudes du soleil l’été.
> la présence d’un vent
chaud ou inversement
l’absence de vent permettant de
rafraîchir
l’organisme et l’atmosphère.
> l’absence des zones d’ombre
dans le parcours,
ou au contraire l’exposition constante
au soleil lors d’une longue pratique
sportive.
> enfin le degré d’hygrométrie
(taux d’humidité dans l’air)
joue en grand rôle
car plus il y a de chaleur humide,
moins l’organisme peut évacuer
sa transpiration.
Enfin, parallèlement à
la pratique sportive, des erreurs
d’alimentation et d’hydratation
conduisent à accentuer la survenue
d’hyperthermie maligne d’effort,
avec on le sait très bien, l’augmentation
nécessaire de la prise de quantité
d’eau en fonction de la température,
et surtout ne pas « sauter »
le ravitaillements. «
Il faut boire avant d’avoir soif
».
La condition physique du sportif, la
fatigue, le manque de sommeil, l’anxiété,
la présence ou non d’une
petite rhinopharyngite en complément,
occasionnent bien entendu une fatigabilité
qui peut provoquer un dysfonctionnement
d’adaptation de l’organisme.
Enfin, la prise de médicaments
peut masquer également nos bons
réflexes de survie.
Comment arrive
une hyperthermie
maligne d’effort ?
Il s’agit donc souvent d’un
sportif en plein effort,
dans des circonstances météorologiques
particulières, qui commence à
ne plus sentir la fatigue, il ne transpire
plus, n’a plus le réflexe
de boire, et commence à
s’essouffler anormalement.
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CONDUITES
A TENIR
EN CAS D'URGENCE
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- en l’absence
de la présence de médecins,
de secouristes ou de personnel
médical ou paramédical
compétent, il faut tout
de suite refroidir le
sportif. On l’asperge
avec de l’eau, on le met
à l’ombre, et on
essaie de le ventiler en lui provoquant
même un courant d’air.
- on alerte immédiatement
les secours qui sont, en France
le 15,
le 18
et par GSM
le 112, en précisant
bien le motif exact de l’appel,
afin que la prise en charge soit
plus facile et mieux adaptée
dès l’arrivée
des secours.
- pendant ce temps, on
continue à essayer de refroidir
le sportif selon toutes
les possibilités que l’on
possède sur le terrain
ou dans la nature.
- on parle à la
victime
- si celui-ci se met à
vomir, on le
met en position de sécurité
sur le côté,
on essaie de le faire boire, on
le calme, on le met à l’ombre
et on éloigne tous les
curieux qui vont aggraver la situation
déjà très
inquiétante.
- dans tous les cas, une hospitalisation
pour bilan et surveillance est
nécessaire.
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La coordination
motrice est de plus en plus difficile,
des troubles neurologiques peuvent s’installer.
Après quelques minutes de poursuite
de son sport dans ces conditions là,
il ressent un malaise brutal
ou non, l’amenant à s’effondrer
sur le terrain, dans un état
de choc évident. Il est alors
complètement désorienté.
Il serait grave de ne pas s’inquiéter
immédiatement de ce malaise,
d’attendre les secours patiemment
en laissant le sportif en plein soleil,
et de penser qu’il s’agit
d’un simple « petit malaise
» dû à une fatigabilité
anormale.
(Lire notre encadré).
Conclusion
L’hyperthermie maligne d’effort
arrive le plus souvent dans des sports
d’endurance ou des activités
physiques de longue durée,
avec des situations météorologiques
un peu exceptionnelles.
C’est pour cela que si vous envisagez
de participer cet été
à un raid nature, une randonnée
particulière, dans des conditions
climatiques qui seront difficiles (chaleur,
altitude, désert, pays à
fort degré d’hygrométrie),
consultez d’abord votre médecin
pour connaître vos possibilités
d’adaptation et préparez
vous en vous entraînant progressivement
à accepter ce type d’effort.
En tout état de cause, emmenez
toujours avec vous à la fois
des quantités d’eau nécessaires,
mais également des compresses
réfrigérantes de poche
de froid instantané, qui permettent
de lutter immédiatement contre
les effets d’un coup de chaleur,
ou d’une hyperthermie maligne
d’effort.
Surtout il faut que l’un des membres
du groupe, ou vous-même si vous
êtes seul, emporte un GSM en n’oubliant
pas que le numéro
d’urgence internationale
est le 112.
En France, on peut également
alerter le
15 ou le
18.
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