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Maladie
de Lyme
et pratique sportive :
La chasse aux tiques |
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Il
s'agit d’une maladie due
à une piqûre de tique,
lors de la pratique d'un sport
ou d'une activité physique
en plein air. Très fréquemment
rencontrée aux USA, la
France n'est pas épargnée
;
il est donc nécessaire
de se protéger contre les
morsures de tiques lors de sport
en plein air. |
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La
randonnée en montagne,
la course d'orientation, le golf,
le cyclisme, le jogging, ou la
simple balade, peuvent être
concernés par les tiques.
Il existe des précautions
pour éviter la maladie
de Lyme transmise par cette piqûre.
Définition
Il s'agit d'une maladie, voire
d’une infection
due à une bactérie
appelée Borrelia,
transmise par la tique, qui entraîne
des signes dermatologiques, articulaires,
cardiaques, neurologiques et parfois
oculaires.
C'est à la suite de découverte
d'articulations enflammées
de type arthrite inflammatoire
près de la ville du Connecticut,
Lyme, que fut désignée
cette maladie. Elle est transmise
à l'homme par la tique
; seules les femelles se nourrissent
du sang de l'animal ou de l'homme.
Après morsures de la tique,
la bactérie se diffuse
dans la peau et dans le sang.
En France, l'incidence de cette
maladie n'est pas innocente.
Signes
cliniques
> Il existe une phase
initiale localisée.
Après une piqûre
de tiques, au bout de 2 à
32 jours apparaît un érythème
migrant chronique, centré
sur le point de morsure. Cet érythème
peut d'ailleurs guérir
spontanément et ne pas
éveiller de soupçons. |
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Quelques
signes généraux peuvent
être présents comme la
fièvre, une
fatigue anormale, un
état « de faiblesse ».
> La phase secondaire
et celles où apparaissent des
manifestations diverses. Elle est due
à l'invasion de la bactérie.
Une fièvre est alors constatée.
Quelles manisfestations
?
• cutanées
Il s'agit d'un érythème
migrant multiple qui siège sur
une grande partie du corps.
• cardiaques
Elles ont été décrites
aux USA mais il s'agit souvent de troubles
de la conduction cardiaque qui doivent
être dépistés par
la réalisation d'un électrocardiogramme.
• rhumatologiques
Il s’agit avant tout du signe
clinique d'appel amenant très
souvent le sportif vers le rhumatologue.
Il se plaint alors depuis quelque temps
d'une douleur articulaire isolée
ou de plusieurs douleurs articulaires
avec gonflement, chaleur… Le genou
et le plus souvent atteint mais l'on
rencontre également des douleurs
au niveau du coude, de l’épaule
et des tarses. • neurologiques
Elles doivent être également
celles qui révèlent la
maladie passée jusqu'alors inaperçue.
Il s'agit de paralysie, de déficit
neurologique, de myélite, d'atteintes
méningées, etc.
• oculaires
Elles ne sont pas les plus fréquentes
; il s'agit des manifestations diverses
qui nécessitent une consultation
en ophtalmologie. Le
diagnostic
Comme toujours chez le sportif devant
une pathologie anormale, l'interrogatoire
du type et du lieu de pratique
peut permettre de s'orienter vers le
diagnostic de maladie de Lyme.
Il faut éliminer bien souvent
beaucoup d'autres maladies avant d'y
penser ; le diagnostic est bien entendu
clinique devant l'érythème
migrant associé à une
arthralgie, le sérodiagnostic
de la maladie de Lyme doit être
demandé systématiquement.
La prise en
charge
Une fois le diagnostic établi,
le traitement consiste à préconiser
la prise d'un antibiotique
pendant une durée suffisamment
longue pour réduire les effets
de la bactérie, d’autant
que celle-ci a dû se diffuser
dans de nombreux tissus. Toutefois,
au-delà de cette prise en charge
thérapeutique, il est indispensable
de conseiller une prévention
adaptée. La
prévention de la maladie de Lyme
• prévention
lors de la pratique d'un sport
ou d'une activité physique
La première prévention
est d’essayer de ne pas se faire
piquer par une tique ! |
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QUESTIONS
COURANTES |
• une piqûre
de tiques
donne-t-elle systémati-quement
une maladie
de Lyme ?
Non, car toutes les tiques qui
piquent l'homme sont pas des vecteurs
de la maladie de Lyme. Toutefois,
l'on peut conserver la tique pour
la faire analyser. •
y a-t-il un enjeu particulier
chez les femmes enceintes ?
Le seul danger est celui de développer
une maladie de Lyme. Dans le cas,
le médecin mettra en place
un traitement. Pas de danger particulier
pour le bébé ni
en cas d'allaitement.
• faut-il faire
réaliser un
séro-diagnostic après
chaque piqûre ?
Non, il n'est pas utile de réaliser
un sérodiagnostic. Tout
dépendra de l'apparition
ou non d’un érythème
migrant ou d'une fatigue anormale
avec température inexpliquée.
• l'usage d'un
répulsif protège-t-il
de la maladie de Lyme ?
Non, l'usage d'un répulsif
type D.E.E.T. protège contre
la piqûre de la tique mais
pas de la diffusion de la bactérie
en cas de piqûre.
• faut-il avoir
un flacon d'éther sur soi
lorsque l'on pratique
un sport de plein air ?
Non, l’éther serait
même d’un emploi dangereux. |
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Il convient donc
:
- de porter des vêtements
couvrants et ajustés
au niveau des jambes et des bras mais
aussi du cou. Les vêtements de
couleur claire permettent de mieux repérer
les tiques sur ceux-ci.
- d'utiliser un répulsif
de synthèse (D.E.E.T.)
sur les parties découvertes.
Ces répulsifs sont ceux que l'on
utilise contre les moustiques. On peut
également imprégner les
vêtements avec des produits spéciaux
utilisés lors des lavages (attention
aux contre-indications enfants
et femmes enceintes).
- de s’observer et de se faire
observer minutieusement et
régulièrement lorsque
l'on pratique un sport-nature et à
la fin de la pratique de ce sport. Les
tiques peuvent se loger dans tout le
corps et surtout au niveau du cuir
chevelu. Plus la tique est
fixée sur le corps, plus la contamination
peut être importante.
Les petits conseils lors de la pratique
d'un sport restent évidents :
il ne faut pas trop se promener dans
les herbes hautes, il faut se méfier
des animaux en sachant que les animaux
familiers (chiens, chats, chevaux…)
peuvent présenter une infection.
• la
vaccination
Il n'est pas nécessaire pour
le sportif de prévoir une vaccination
systématique contre la maladie
de Lyme. Toutefois, il faut savoir que
pour ceux qui vont pratiquer un sport
aux Etats-Unis, il
existe un vaccin présent
sur ce pays dont l'efficacité
est acquise après trois injections.
Les professionnels sportifs éducateurs
ou professionnels travaillant sur la
mise en place de balisage de terrains
dans les hautes herbes, peuvent avoir
un intérêt à se
faire vacciner dans le but d'éviter
la complication gravissime de la méningo-encéphalite
à tiques.
• prévention
secondaire : comment enlever une tique
?
- il faut retirer la tique le plus vite
possible à l’aide d’une
pince à épiler
ou d’une pince spécifique,
vendue en pharmacie.
- la tirer au plus près de la
peau ; utiliser éventuellement
à cet effet une loupe.
- ne jamais retirer la tique directement
avec ses doigts.
- après le retrait, appliquer
un antiseptique sur
la zone (type alcool ou autre).
- surveiller pendant un mois l’apparition
d’un érythème migrant.
- à ne pas faire :
application d’éther pour
endormir la tique qui aurait l’effet
inverse à celui attendu par une
libération brutale de bactéries.
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| Du 15.09.08 au 15.10.08 |
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