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Diagnostic
différentiel
Chez tout sportif, toute plainte peut
nous amener vers un diagnostic erroné
de pubalgie. Il s’agit : •
d’accident aigu musculo-tendineux
des adducteurs • de pathologie
de hanche • de fracture
de fatigue • de dérangement
intervertébral • arrachement
épiphysaire chez l’enfant
et l’adolescent • pathologie
rhumatismale inflammatoire chronique
type spondylarthrite ankylosante
• pathologie inflammatoire aigue
• pathologie neurologique
• pathologie inflammatoire avec
adénopathie Le
traitement
On se rappelle qu’il s’agit
d’une technopathie liée
à la pratique du football, de
temps à autre d’autres
sports ou de gestes professionnels peuvent
être mis en cause. Le
repos
Il est complet en terme de pratique
du football, d’une durée
minimum de 3 à 4 mois.
Les autres traitements
Sans repos, point de salut. Les autres
traitements dépendront des signes
fonctionnels : antalgiques, décontracturants,
anti-inflammatoires non stéroïdiens,
kinésithérapie, mésothérapie,
infiltrations, techniques de manipulation
vertébrale, etc
La rééducation est effectuée
en complément du repos, c’est
la prise en charge indispensable. Elle
doit permettre non seulement grâce
à l’électrophysiothérapie
une cessation des douleurs, mais également
prendre en compte une reprogrammation
de la paroi abdomino-pelvienne.
Il s’agit essentiellement de travailler
en harmonie l’ensemble de la sangle
abdominale, selon le protocole :
• renforcement des obliques, transverses
et abdominaux • verrouillage
lombaire actif • travail des
adducteurs et des psoas La
reprogrammation à l’effort
En complément de la rééducation
qui est de deux à trois mois,
le footballeur devra progressivement
reprendre le sport exclusivement dans
l’axe, en dehors de tout jeu avec
ballon selon le schéma suivant
: • 3ème semaine :
piscine, vélo, marche •
5ème semaine : petite course
en ligne sans accélération
• 8ème semaine : retour
sur le stade
La reprise du football n’interviendra
que si le résultat est satisfaisant
avec une réadaptation progressive
à l’effort et une récupération
de la condition physique, et seulement
par la suite le sport avec ballon, conduite
de balle et véritable jeu du
football. La reprise
progressive adaptée et bien conduite
évitera la récidive.
Le traitement
chirurgical
De nombreuses méthodes ont été
proposées mais c’est le
Docteur NESOVIC qui, dès les
années 80, a proposé une
intervention ayant comme base de rééquilibrer
ou de stabiliser la symphyse pubienne.
Cette prise en charge chirurgicale n’interviendra
que s’il y a eu échec
à un traitement médical
et kinésithérapique bien
conduit. [Lire aussi : Rééducation
post-opératoire des Pubalgies.]
Prévention
La survenue de pubalgie est due d’une
part aux gestes techniques de la pratique
du football, à une charge de
travail importante, s’accompagnant
d’ailleurs d’une spécialisation
précoce.
L’hyperlordose,
la raideur rachidienne et musculaire
favorise les tractions et par là
même des microtraumatismes au
niveau du bassin et de la symphyse pubienne.
La prévention passera sur le
dépistage des facteurs
de risques : mauvais geste
technique, mauvaise statique rachidienne,
raideur par déficit d’étirements.
Par ailleurs, comme il s’agit
d’une pathologie du carrefour
pubien, un renforcement constant statique
et dynamique des
obliques et des grands droits sera
conseillé.
Enfin, puisqu’un déficit
de condition physique amène à
une surcharge de travail, on conseillera
un entraînement physique généralisé
pour amener le sportif à posséder
un niveau d’endurance supérieur
à la moyenne.
Les conseils d’hygiène
de vie, d’étirements
et d’hydratation
seront également abordés.
Conclusion
Véritable épidémie
du footballeur en herbe des années
1980, bien heureusement les pubalgies
sont devenues plus exceptionnelles grâce
aux campagnes de prévention
menées par les médecins
du football, et aux professionnels éducateurs
et entraîneurs de clubs.
Toutefois, il faut rester vigilant car
le sport actuel, avec ses filières
d’accès au Haut Niveau
et les Centres de Formation des grands
clubs « Pro » ne peut permettre
à un jeune de rester éloigné
du terrain pendant 3 à 6 mois,
mettant fin très précocement
à une future carrière
de footballeur.
Le préparateur physique,
le kinésithérapeute,
le podologue, la diététicienne,
le médecin du sport,
jouent donc un grand rôle
dans la prévention de l’apparition
des pubalgies, qui touchent
en priorité les footballeurs,
mais également les escrimeurs,
les handballeurs, les tennismen, et
certains non-sportifs dans leur vie
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