Il existe peu
de signes biologiques spécifiques.
Un examen biologique prendra en compte
l’ensemble des données
habituelles, qui seront confrontées
aux valeurs biologiques normales et
aux antécédents du sportif.
On peut toutefois conseiller une étude
avant et après entraînement,
afin de comparer ces différentes
données. Il faut par ailleurs
réaliser une exploration hormonale
chez l’homme.
Les perturbations dues à un
surentraînement
• cardiovasculaires
avec modification et élévation
de la fréquence cardiaque au
repos
• modification de la
tension artérielle
• il peut exister une baisse
du C.T. 170. Toutefois, cet examen
plus connu en médecine du travail,
est peu exploité chez le sportif.
• des modifications
respiratoires peuvent être
dépistées lors d’une
épreuve d’analyse de
gaz, avec une modification de la
VO2max et surtout un transfert
de seuil de transition aérobie/anaérobie.
• des modifications
thermiques peuvent avoir
lieu, avec une élévation
anormale de la température,
contrôlée au repos avant
et après effort.
• des troubles métaboliques
peuvent apparaître avec des
modifications de la glycémie,
une courbe de poids qui varie en «
yo-yo », et une modification
de la masse grasse
• une modification psychologique
du seuil d’adaptation qui est
saturé, voire débordé
Les différentes
méthodes de récupération
• le repos passif :
le repos récupérateur
doit être adapté à
la personnalité du sportif
• le repos actif :
au cours d’un entraînement,
charges faibles de 40 à 60%
de la puissance maximale. Le repos
doit permettre de « rembourser
la dette de l’effort »
• le sommeil :
un bon sommeil
est indispensable. Un inducteur de
sommeil peut être utilisé
exceptionnellement pour une durée
courte selon les cas. Le sportif peut
être un gros dormeur mais a
des difficultés de s’endormir
après effort. La bonne qualité
du sommeil conditionne la bonne récupération.
Toutefois, la compétition apporte
une désynchronisation des différentes
phases du sommeil. Il est important
de ne pas « refaire »
l’effort ou le match pendant
toute la nuit car la récupération
sera de bien faible qualité.
Il faut tout faire pour favoriser
l’endormissement ; le repas,
les conditions de
préparation au sommeil et la
température de la chambre et
de la qualité de la literie
vont favoriser l’endormissement
et la bonne récupération.
• la kinésithérapie
:
Il s’agit de toutes les possibilités
apportées dans ce domaine :
massages, stretching, hydrothérapie,
pressothérapie, électrostimulation,
sauna, cryothérapie et autres
méthodes.
• Récupération
psychologique :
La sophrologie,
le training autogène, les techniques
d’ostéopathie, l’hypnose,
le biofeedback, le training mental
adapté à la compétition,
etc…
• La nutrition et la
réhydratation :
Boire de l’eau
en quantité suffisante + eau
bicarbonatée et sucrée
Restauration des réserves du
glycogénique, des protides,
calcium, sels minéraux, oligo-éléments,
etc…
Comment mieux
récupérer ?
La qualité de l’alimentation
sportive joue un rôle important.
Les produits
de l’effort
Ils sont nombreux, souvent peu efficaces,
ayant une réalité plus
psychologique que scientifique. Ils
sont intéressants, pour le
goût agréable qu’ils
apportent.
Le médecin joue un grand rôle
dans le conseil et la prescription
comme alternative
au dopage, mais attention aux
produits « miracle » qui
rentrent dans une première
démarche de conduite addictive.
Par ailleurs, de nombreux
produits sont interdits de distribution
en France et se retrouvent
illégalement en vente sur des
sites Internet. Les produits améliorant
l’effort n’existent pas.
Une bonne nutrition adaptée
est toujours suffisante.
Conclusion
La récupération est
toujours pluri-disciplinaire, avec
une prise en charge adaptée
en fonction du sportif et de son type
de compétition. Ainsi, lors
d’un compétition par
équipe, on prendra en compte
également la psychologie du
groupe, qui peut par l’organisation
de ses 3èmes mi-temps, permettre
un début de récupération,
encore faut-il ne pas en abuser.
La récupération fait
partie de la vie du sportif. Le médecin
doit se sentir concerné. Le
dialogue avec l’entraîneur
est également important.
Chez les jeunes, les parents doivent
être intégrés
au dispositif de récupération.
Par ailleurs, le médecin doit
avoir un rôle dans l’adaptation
des règlements sportifs, afin
d’éviter des calendriers
sportifs trop chargés et la
répétition trop importante
et rapprochée de compétitions
ou de stages sportifs.
Reste le problème important
des compétitions à l’étranger
avec décalage
horaire.
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