On remarque
aussi dans tous les cas une augmentation
de surface de l'avant-pied (surface
podale se situant en avant du centre
de pression) de 8,1 cm2 en moyenne.
Pour l' arrière-pied (surface
podale comprise en arrière
du centre de pression), on note dans
6 cas sur 9 une augmentation moyenne
de +6,2 cm2 et dans 3 cas sur 9 une
diminution moyenne de -2,17 cm2.
Par conséquent la pratique
de la course à pied sur 10
Kilomètres à une vitesse
moyenne proche de 11,5 km/h occasionne
toujours une augmentation de surface
de l' avant pied, dans 1/3 des cas
une diminution de surface de l' arrière
pied, et dans 2/3 des cas une augmentation
de surface de l' arrière pied
(sur la population étudiée).
L' augmentation de surface
de la sole plantaire après
la course peut s' expliquer en plusieurs
points :
• La quantité de masse
"supportée" par le
pied en un temps très court
(quelques centaines de millisecondes
par foulées) et avec un nombre
de répétitions importants.
• Le nombre important d'articulations
au niveau du pied qui permettent l'
adaptation du pied au sol et qui s'effondrent
mécaniquement et successivement
pour jouer un rôle "d'absorbeur
d' ondes de chocs", avant de
devenir un bras de levier rigide pour
donner lieu à la propulsion.
• Fatigue musculaire engendrée
par la course entraînant un
effondrement des arches du pied.
• L' augmentation de surface
plus importante au niveau de l' avant
pied que de l' arrière pied
peut s' expliquer : Par le fait qu'
à la vitesse de 11,5 km/h l'
appui talonnier est minime en quantité
de temps.
Le nombre d’articulations au
niveau de l’avant-pied est nettement
plus important.
CONCLUSION :
Au niveau de cette étude,
la course à pied affaisse le
pied juste après la pratique
de celle-ci. On peut supposer que
l’entraînement, permet
de tonifier le pied dans le temps
sur le principe de la « sur-compensation
» .
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