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Il
s’agit le plus souvent d’entorses
de l’articulation de la cheville,
dites entorses
tibio-tarsiennes, ou d’entorses
du genou souvent associées
à une lésion du ligament
croisé antérieur, ou
du ménisque
survenant seul ou lors d’un
choc.
Ces entorses sont provoquées
par une mise en tension anormale de
l’articulation.
La douleur est souvent très
violente, l’articulation peut
immédiatement gonfler et présenter
une ecchymose ou un hématome.
Mais ces entorses sont souvent bénignes
même si l’accident est
spectaculaire.
En aucun cas, il ne faut forcer sur
une douleur. La sagesse nécessite
toujours l’arrêt de la
pratique et une prise en charge immédiate
(GREC).
Il faut savoir rester très
prudent et savoir dépister
une fracture associée…
Le traitement de ces entorses a beaucoup
évolué. En effet,
rares sont celles qui sont plâtrées
ou opérées (à
l’exception du ligament croisé
du genou). Dans la plupart des cas,
après avoir fait un bilan initial
lésionnel, le médecin
conseillera le port d’une attelle
rigide pour une durée déterminée
en fonction de la lésion.
Puis après ce temps de repos
des séances de kinésithérapie
seront prescrites avec une rééducation
spécifique, dite proprioceptive,
sur plateau instable.
Pour le genou en cas de lésions
associées comme une rupture
du ligament croisé ou du ménisque
le traitement sera chirurgical avec
la nécessité de réaliser
une rééducation et une
réadaptation à l’effort
préalable à la reprise
du sport.
C’est donc pour éviter
ces accidents qu’il est constamment
rappelé de respecter
les consignes données par les
arbitres ou, s’il n’y
en a pas, d’appliquer les règles
élémentaires de fair-play.
Une bonne condition physique, le port
de chaussures adaptées au terrain,
la réalisation du geste technique
limiteront le nombre d’accidents.
Comment prendre
en charge
un accident sur le terrain
Le maître mot est GREC,
ce qui signifie :
G comme Glace
R comme Repos
E comme Élévation du
membre
C comme Compression des lésions
En effet, l’application de froid
(G) est la seule
prise en charge qui ne peut en aucun
cas aggraver la lésion. Celle-ci
ne doit jamais se faire par contact
direct avec la peau afin d’éviter
les brûlures. Toute forme de
froid est bienvenue, tout dépendra
du lieu de l’accident. Après
l’application de froid, d’une
durée de 15 minutes environ,
le membre sera mis au repos (R)
en ayant pris soin de l’élever
(E) légèrement
sur un coussin et l’on appliquera
un pansement compressif (C)
ou une petite attelle pour rigidifier
l’articulation. Il est inutile
de masser, dangereux de mobiliser
ou de tester sans avis médical.
Pour soulager le membre atteint et
le mettre au repos, utilisez des cannes,
des bâtons ou mieux des béquilles,
et aidez-vous de votre entourage.
Consultez votre médecin
dès votre retour chez vous.
Les accidents
musculaires
On en rencontre beaucoup lors de
la pratique des sports collectifs,
et en particulier au football.
Allant de la simple élongation
se guérissant en quelques jours,
à la rupture musculaire mettant
de nombreuses semaines à guérir
et pouvant entraîner des séquelles.
Les contusions
: béquille
ou traumatisme direct
Il s’agit de chocs lors de la
pratique du sport entre deux partenaires
ou deux adversaires, ou de contusions
lors d’une chute. La plupart
du temps, il s’agit de ce que
l’on appelle une «
béquille »,
avec une forte douleur musculaire
: le muscle a réagi en se contractant
et saigne, provoquant ainsi une dureté
et un hématome.
Les pansements alcoolisés peuvent
être utiles pour soulager cette
contusion. Les massages restent toujours
contre-indiqués, puisqu’il
peut y avoir une lésion en
dessous de cette contusion. En cas
de doute, appliquer la consigne «
GREC ».
+
Lire : Traitement des accidents musculaires.
Les accidents cardiaques
Même s’ils ne sont pas
plus nombreux qu’il y a quelques
années, les accidents cardiaques
ont été fortement médiatisés
avec la mort malheureuse de plusieurs
footballeurs professionnels.
Mais il faut se rassurer : le sport
ne représente pas par lui-même
un facteur de risque supplémentaire
pour les accidents cardiaques. Bien
au contraire, la sédentarité
tue plus que le sport.
Toutefois, il est nécessaire
d’effectuer systématiquement
et annuellement un examen médico-sportif
approfondi, lors de la demande de
rédaction du certificat
médical de non contre-indication
à la pratique du sport
obligatoire pour obtenir toute licence.
Par ailleurs, de plus en plus d’enceintes
sportives sont équipées
de défibrillateurs automatiques
externes (DAE), dont leur utilisation
pourra sauver des vies.
La connaissance du geste qui
sauve, avec la pratique du massage
cardiaque externe fait partie également
de cette prévention.
+
Lire : Le geste qui sauve et l’utilisation
d’un défibrillateur
Le football
féminin
Si quelques adaptations par les règlements
sont liées au sport féminin,
il reste que la globalité du
jeu est à l’identique
du sport masculin.
La femme, lors de la pratique du football,
peut être confrontée
à des traumatismes mammaires
et gynécologiques.
Nous conseillons le port d’un
soutien-gorge adapté à
la taille des seins, les enveloppant
et sans baleine rigide qui risquerait
de provoquer une blessure.
La période des règles
n’est pas une contre-indication
à la pratique du sport, sauf
si celle-ci entraîne des douleurs
ou un saignement trop important.
Dans ce cas, la sportive doit être
surveillée par la réalisation
d’un bilan sanguin pour rechercher
d’éventuelles
anémies qui sont beaucoup
plus fréquentes chez la femme
que chez l’homme.
La grossesse est généralement
une contre-indication à la
pratique du football. Les rencontres
mixtes hommes contre femmes, ou avec
effectifs mélangés,
sont bien codifiés dans le
sport en compétition et concernent
le plus souvent des tranches d’âge
jeunes avant la période pubertaire.
Dans le cadre d’un sport loisir
en famille, nous déconseillons
fortement ce type de pratique, car
même si la femme peut apporter
une souplesse, une originalité,
une intelligence dans le jeu, la force
physique de l’homme peut le
conduire, bien malgré lui,
à provoquer choc, traumatisme
ou accident malencontreux.
Football chez
l’enfant
Respecter les catégories d’âge
avant tout. Le bon sens doit l’emporter
afin d’éviter les blessures
pendant la période de croissance.
La principale maladie de croissance
est la
maladie d’Osgood aux genoux
pouvant nécessiter l’arrêt
du football pendant quelques mois.
Un bilan médical et
morphologique est conseillé
au moindre doute.
Conclusion
Le football est le sport le plus populaire
au monde mais il apporte lors de sa
pratique un certain nombre de blessures
qu’il faut traiter précocement
afin d’éviter les séquelles
et permettre une reprise rapide et
adaptée de son sport favori.
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Nutrition
du footballeur |
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Sans être trop rigoureux,
la gestion du poids de corps doit
permettre
d’être agile, précis
et véloce sur le terrain.
La possibilité d’ingérer
une ration d’effort ou des
boissons, dépend
directement des règles
du jeu, et n’est envisageable
qu’à la mi-temps
ou tiers temps. Le risque de déshydratation
est donc important si le sportif
n’a pas anticipé
la prise de boisson avant le match.
Le temps disponible pour se restaurer
est également très
court, ce qui justifie l’utilisation
de denrées d’assimilation
rapide.
Les chocs entre coéquipiers
nécessitent des apports
soutenus en antioxydants,
dans un but de cicatrisation cellulaire
BOIRE AVANT D’AVOIR
SOIF PERMET DONC… D’ÉVITER
LES
BLESSURES ET DE RETARDER L’APPARITION
DE LA FATIGUE
La déshydratation
est la principale source de blessure
et de baisse
des performances. Cela est perceptible
à partir d’une perte
minimale, estimée à
1 % de poids de corps (soit 700
ml pour un homme de 70 kg ! ).
La sensation de soif commence
alors à se faire sentir
mais, malheureusement, la déshydratation
s’installe déjà.
Rappelons que la déshydratation,
même légère,
est presque
constamment retrouvée dans
les circonstances de survenue
de nombreuses lésions,
comme les tendinites, élongations
et claquages.
On peut presque dire qu’il
n’y a pas de blessure sportive
sans déshydratation !
Que boire et comment boire ?
L’EAU
SOUS TOUTES
SES FORMES
L’eau est un besoin vital.
En dehors de toute activité
physique, le
fonctionnement de l’organisme
nécessite un apport quotidien
d’environ 1,5 litre d’eau
de boisson. S’y ajoute l’eau
contenue dans les
aliments pour répondre
aux besoins physiologiques qui
dépassent
généralement les
2 litres par jour chez l’adulte.
Cet apport minimal sera complété
de boissons supplémentaires
en cas de pratique sportive. L’eau
est une priorité
absolue lors de la pratique du
football.
Ce ne sera jamais une erreur de
boire de l’eau pure, avant,
pendant, ou après un effort.
Bien au contraire, c’est
l’impératif majeur
de toute pratique sportive et
de toute activité physique.
La quantité est variable
en fonction de la discipline pratiquée,
de sa
durée, des conditions climatiques…
mais généralement,
il est
conseillé de boire environ
1 litre d’eau (de façon
fractionnée) pour
1 heure d’activité
physique, pour permettre une bonne
adaptation
de l’organisme à
l’effort.
LES
AUTRES BOISSONS
D’autres adaptations sont
envisagées dans un objectif
d’améliorer la performance.
C’est le cas des
boissons d’attente, boissons
d’effort et de récupération.
Chaque sportif doit apprendre
à concevoir lui-même
sa boisson.
La quantité de sucre et
le choix de l’aliment sucré
(miel, sucre, jus
de fruits) seront variables en
fonction de la discipline et de
ses exigences énergétiques,
en fonction également des
conditions climatiques, de la
tolérance interindividuelle,
et des goûts de chacun.
Certaines de
ces boissons dites «énergétiques»
sont commercialisées, et
peuvent éventuellement
être utilisées en
respectant certaines règles
d’usage.
Il est donc difficile de concevoir
une boisson d’attente, d’effort,
ou
de récupération
qui soit « standard »,
qui convienne à tous. Des
conseils diététiques
personnalisés peuvent vous
permettent d’adapter
spécifiquement vos boissons,
dans un objectif de bien-être,
comme de performance.
LE
REPAS D’AVANT MATCH
Le
repas précompétitif
influence peu les réserves
en énergie (glycogène).
En effet, ces réserves
énergétiques ne
se constituent pas sur ce dernier
repas, mais sur les repas de la
veille et des jours précédents.
Inutile de manger des pâtes
le jour J pour être plus
performant sur la ligne de départ
3 heures après!
Ce repas agit comme un relais
énergétique pour
éviter, tout simplement,
d’avoir faim et préserver
les stocks de glycogène
de l’effort qui va suivre.
Si ce dernier repas peut difficilement
améliorer les performances,
il
peut, par contre, les compromettre
si la digestion n’est pas
terminée
au départ de l’épreuve
sportive.
La priorité de ce repas
est d’être
« léger», rapidement
assimilé, pour faciliter
au maximum la digestion.
Il devra donc être de quantité
raisonnable et surtout pauvre
en
graisse. Il faut donc supprimer
les aliments gras tels que les
brioches,
viennoiseries, fritures, panures,
fromage et produits fromagers,
sauces, charcuterie…
Pour faciliter le confort digestif,
l’apport en fibres doit
être limité.
Il est donc préférable
d’éviter les féculents
complets, les produits
céréaliers complets,
les légumes riches en fibres,
les crudités, les
légumes secs. Les compotes
sont également plus appropriées
que les
fruits frais. Le mode
de préparation permet d’améliorer
la tolérance des aliments,
en épluchant et épépinant
les fruits et légumes.
Le repas précompétitif
peut contenir l’association
d’un peu de viande, de légumes
cuits, de féculents, mais
le tout en quantité modérée.
Ce repas doit être pris
2h30 à 3 heures avant l’échauffement
précompétitif, afin
que la digestion soit entièrement
terminée, et ne
nuise pas à l’effort.
Si ce délai est raccourci
(repas 2 heures avant),
un repas mixé sera encore
plus digeste (purée de
pommes de terre,
jambon ou poulet mixé ou
steak haché maigre).
+
Alimentation du footballeur.
+ Le tableau des vitamines.
+
Le tableau des minéraux.
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