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La performance aérobie et
anaérobie ainsi que la force
musculaire augmentent avec l’âge,
la croissance et la maturation. Le
développement de ces variables
est asynchrone. Durant la puberté,
les enfants connaissent un développement
plus marqué de la performance
anaérobie et de la force musculaire
que de la performance aérobie.
Par ailleurs, la performance aérobie
et anaérobie ainsi que la force
musculaire sont plus élevées
chez les garçons que chez les
filles à la fin de la prépuberté
et cette différence entre les
deux sexes s’accentuent encore
au fur et à mesure de la maturation.
Des expériences ont montré
que la performance aérobie
et anaérobie ainsi que la force
musculaire pouvaient être renforcées
par un entraînement approprié.
Quel que soit le niveau de maturité,
les réactions des garçons
et des filles sont similaires après
avoir ajusté les exercices
physiques.
Un programme d’entraînement
efficace et sans danger comprend des
exercices qui font
travailler les principaux groupes
musculaires en équilibrant
les muscles agonistes et
antagonistes. Sont prescrites au minimum
deux à trois séances
par semaine, comportant
trois séries, à une
intensité de 50 à 85%
de la répétition maximale
(1RM). Un programme d’entraînement
optimal de la performance aérobie
comprend des exercices
continus et intermittents qui font
travailler les grands groupes musculaires.
Sont recommandées trois à
quatre séances par semaine,
de 40 à 60 minutes chacune
et à une
intensité de 85 à 90%
de la fréquence cardiaque maximale
(FCM).
Un programme d’entraînement
approprié de la performance
anaérobie comprend des
exercices intermittents de forte intensité
et de courte durée. Est prescrite
une séance
d’une intensité supérieure
à 90% de la FCM et d’une
durée inférieure à
30 secondes, la
récupération de l’enfant
après un exercice d’une
forte intensité étant
relativement rapide.
Un programme psychologique complet
comprend le développement des
capacités
psychologiques telles que la motivation,
la confiance en soi, la maîtrise
des émotions et la concentration.
Sont proposées des stratégies
en matière de fixation d’objectifs,
de maîtrise des émotions,
des facultés cognitives et
du comportement, encourageant une
image de soi positive dans un climat
de motivation sain.
Un régime alimentaire équilibré,
varié et suivi fait une différence
positive chez les jeunes
athlètes d’élite
en ce qui concerne leurs capacités
d’entraînement et de compétition,
et
contribue à une santé
optimale tout au long de leur vie.
Une hydratation adéquate est
essentielle. Les besoins nutritionnels
varient en fonction de l’âge,
du sexe, de l’état
pubertaire, de l’épreuve
disputée, du régime
d’entraînement et de la
saison de
compétition. Sont prescrites
une hydratation adéquate ainsi
qu’une adaptation de l’énergie
totale et des besoins/de l’équilibre
en minéraux et oligoéléments.
Avec la progression des niveaux de
maturité et de compétition,
l’entraînement
physiologique et psychologique ainsi
que la nutrition devraient être
spécifiques au sport et aux
cycles de compétitions. Une
évaluation confidentielle,
périodique et sensible de
l’entraînement et du régime
alimentaire devrait comprendre des
mesures
anthropométriques, des analyses
spécifiques au sport et une
évaluation clinique.
Problèmes
spécifiques aux enfants pratiquant
un sport d’élite
La pratique d’une activité
physique, dont le sport représente
une composante importante,
est essentielle à une croissance
et à un développement
sains.
La disparité entre le taux
de croissance osseuse et celui des
tissus mous place l’enfant
athlète à un niveau
de risque accru de blessure par surmenage,
en particulier au niveau
des épiphyses, du cartilage
articulaire et des physes (cartilage
de croissance). Une douleur focale
prolongée peut être le
signe d’une lésion et
doit toujours être évaluée
chez un enfant.
Le surentraînement ou “syndrome
d’épuisement” est
le résultat d’une charge
d’entraînement excessive,
d’un stress psychologique, d’une
mauvaise périodisation ou
d’une récupération
insuffisante. Il peut survenir chez
l’enfant pratiquant un sport
d’élite
lorsque les limites de l’adaptation
et de la performance optimales sont
dépassées. En clair,
le régime d’entraînement
ne doit pas provoquer de douleur excessive.
Chez les filles, la pression visant
à atteindre un poids irréaliste
entraîne souvent des
dérèglements alimentaires,
dont l’anorexie et/ou la boulimie.
Ces dérèglements peuvent
affecter le processus de croissance,
influencer la fonction hormonale,
être à l’origine
d’une
aménorrhée, d’une
faible densité minérale
osseuse et d’autres affections
graves pouvant
mettre en danger la vie de l’athlète.
Il y existe des différences
de maturation chez les enfants pubères
du même âge
chronologique, différences
qui peuvent leur être nuisibles
sur le plan sportif.
Les enfants pratiquant un sport d’élite
sont en droit de s’entraîner
et de concourir dans un
environnement qui leur convienne,
avec des méthodes d’entraînement
technique et
tactique, des règles, des équipements,
des installations et des formats de
compétition
adaptés à leur âge.
Ils sont en droit de s’entraîner
et de concourir sans mésusage
de médicaments, dans un
environnement agréable, exempt
des influences négatives des
adultes, dont le
harcèlement et la pression
excessive des parents, des autres
athlètes, des prestataires
de soins de santé, des entraîneurs,
des médias, des agents et autres
parties concernées.
Recommandations
concernant l’entraînement
au sport d’élite chez
l’enfant
Les recommandations sont
les suivantes :
- la recherche scientifique devrait
être plus poussée pour
mieux identifier les critères
d’entraînement de l’enfant
pratiquant un sport d’élite,
critères qui doivent être
communiqués de manière
efficace à l’entraîneur,
à l’athlète, aux
parents, aux
instances sportives dirigeantes et
à la communauté scientifique.
- les Fédérations Internationales
et les instances sportives dirigeantes
nationales
devraient :
- mettre en place des programmes de
surveillance des maladies et des
blessures;
- contrôler le volume et l’intensité
des régimes d’entraînement
et de
compétition;
- veiller à la qualité
de l’entraînement et de
l’encadrement par les adultes;
- respecter le Code mondial antidopage.
- Les parents/tuteurs devraient mettre
en place un solide système
de soutien pour
assurer un style de vie équilibré
et notamment une alimentation adéquate,
un
sommeil approprié, un enseignement
scolaire et universitaire, un bien-être
psychologique ainsi que des occasions
de socialisation.
- Les entraîneurs, parents,
dirigeants sportifs, médias
et autres parties concernées
devraient limiter le stress dû
à l’entraînement
et à la compétition
chez l’enfant
pratiquant un sport d’élite.
- L’ensemble du programme sportif
de l’enfant qui pratique un
sport d’élite devrait
être agréable et épanouissant.
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