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La préparation
mentale se fait essentiellement la veille
ou les jours précédents
la compétition. Chaque athlète
doit connaître son rôle
et ses tâches à effectuer.
Le coach peut ainsi questionner l’athlète
sur cela :
Comment peux-tu contribuer à
ta réussite ?
A quoi dois-tu prêter attention
?
Qu’est-ce qui est particulièrement
important de faire selon toi ?
Objectif : rentrer dans la compétition,
le responsabiliser.
Pour cela : définitions des buts
? présentation du contexte général
(adversaire, lieux..)
Le discours
d’avant match :
Les athlètes mettent en
place des routines qui leurs sont propres,
routines souvent travailler avec le
préparateur mental, le coach..Les
routines sont différentes selon
les joueurs.
Lizarazu : « Je me pose, j’essaie
de faire le vide dans ma tête
».
Dessailly : « J’essaie de
me détacher, de penser à
autre chose. Je bouge, je parle..J’adopte
toutes sortes de comportements qui me
permettent de relativiser. »
Djorkaeff : « Me poser le moins
de question possible et penser d’abord
à me faire plaisir, fermer les
yeux et visualiser de belles images
de buts que j’ai marqués
».
Trezeguet : « Prendre chaque match
comme une fête. Je pense tactique,
je me souviens de tous les conseils
techniques du coach. Je me visualise
sur le terrain dans les meilleures positions.
»
Les athlètes n’étant
pas réceptif à ce moment,
le discours du coach doit être
rapide, précis, rappelant les
points forts adverses, les points faibles
adverses, pour finir sur les points
forts de l’équipe (toujours
finir sur une note positive). Le coach
peut aussi inscrire quelques mots clé
sur une feuille : « engagement,
discipline, défense.. ».
Consignes
- positivité : « on a bien bossé
», « on va gagner »,
« on est les meilleurs ».
- Mots-clés : « fort
», « serein », «
combat ».
- Energie : le discours doit être
sanglant et énergique et la
conclusion forte.
- Rappeler les fondamentaux : «
hargne et volonté »,
« attention au premier quart
d’heure ».
- Responsabilité : «
tu sais ce que tu dois faire »,
« qu’est-ce qu’on
est venu faire ici ? »
Le discours à
la mi-temps.
Premier objectif de la mi-temps est
le repos. Le coach ne doit pas intervenir
dans un premier temps si ce n’est
pour dire de récupérer.
Avant le retour sur le terrain, il
doit a nouveau rappeler l’essentiel,
répéter les actions
principales à faire, recadrer,
replacer, et proposer des solutions
techniques et tactiques.
Le discours pendant
le match.
Il doit intervenir le moins possible.
Les gestes peuvent remplacer les mots
: poings fermés pour dire «
allez », signe de tête
pour dire de continuer..L’objectif
est de signifier au joueur qu’il
est bien là derrière
lui pour le soutenir.
Le joueur en match n’a pas les
ressources pour tout enregistrer et
modifier : les consignes doivent donc
être courtes et précises.
Il doit avant tout transmettre une
confiance dans les capacités
de l’athlètes à
vaincre.
L’attitude du coach : calme,
motivé, serein, volontaire,
digne. Le rôle du coach est
de maintenir l’équilibre
nerveux entre tension et tranquillité,
élevant l’une ou l’autre
selon les moments du match, le comportement
des joueurs.
Le discours d’après
match.
Intervention immédiate dans
les vestiaires. Une première
analyse de la performance doit être
effectuée.
En cas de défaite, le coach
ne doit pas laisser repartir chez
soi l’athlète avec le
sentiment de frustration ou de déception.
En s’associant aux joueurs et
en partageant la responsabilité
de la défaite (on a perdu),
le coach permet ainsi de tirer de
suite les conséquences et de
passer à autre chose. Il résume
alors ce qui a été négatif
puis positif, ce qui a manqué
à l’équipe puis
ce qu’à maîtriser
l’équipe pour toujours
finir sur un point positif.
En cas de victoire, il est important
de laisser exprimer sa joie. Il pourra
s’abstenir de discours mais
le réalisera alors le lendemain.
Si la vérité reste le
résultat, surtout à
haut niveau, le coach doit faire en
sorte de ne pas juger la partie par
rapport au résultat, mais d’évaluer
les différents aspects.
Le coach peut aussi questionner les
joueurs et demander leurs points de
vue respectifs. Cette perspective
permet à chaque athlète
de s’engager pour travailler
et s’améliorer.
Certains entraîneurs comme Raymond
Domenech instaurent un debriefing.
Chacun, individuellement, devant l’ensemble
du groupe exprime ses ressentis, sa
prestation, sa part de responsabilité
dans le résultat.
Les exemples de communication d’Aimé
Jacquet lors du mondial de football
en 1998 en sont de bons exemples.
Extrait de l’ouvrage «
PNL et performance sportive, un mental
pour gagner » de Antoni Girod,
Ed Amphora, 1999.
• Avant le match contre l’Italie
:
« Il faut être solide.
Il ne faut pas lâcher (..) Vieri,
il faut le fixer, ne jamais le laisser
dans l’intervalle. Ne soyez
pas tétanisés par l’évènement,
on est très serein. Mais là,
dans le match, il faudra tout mettre
».
On peut noter omniprésence
du « il faut », qui renvoie
à la mission supérieure
que s’est fixée Aimé
Jacquet pour l’équipe
de France et qu’il communique
avec un puissant enthousiasme aux
joueurs en alternant systématiquement
le registre de la recherche de l’objectif
: « être solide»,
« fixer », « tout
mettre, et le registre de ce qu’il
faut éviter, fuir comme comportement
: « ne pas lâcher »,
« ne jamais le laisser »,«
ne soyez pas tétanisés
».
• Extrait de la mi-temps France-
Croatie.
« Ou on monte tous d’un
bloc ou on recul d’un cran.
C’est comme vous voulez. Ou
on réagit et on y va parce
qu’il y a une finale au bout
ou vous laissez tomber, vous attendez
qu’on jette la pièce
en l’air. Vous avez peur ? De
quoi ? Vous avez peur d qui ? Vous
avez peur, et bien vous allez perdre
les gars, Vous allez perdre. »
Les propos sont durs, le ton tranchant,
la gestuelle autoritaire. Face à
l’attitude globalement passive
de l’équipe qui s’enferme
dans un jeu attentiste, la seule solution
pour Aimé Jacquet et de susciter
une réaction, de faire basculer
l’équipe vers une attitude
réactive. Le « c’est
comme vous voulez » est là
pour créer un engagement volontaire
de chaque joueur.
L’alternative « ou on
réagit, ou vous attendez »
met tout le monde au pied du mur.
La question « Vous avez peur
» vise à atteindre chacun
dans son amour- propre. Les mots d’Aimé
Jacquet agissent comme des ressorts
pour amener les joueurs à prendre
la décision intérieure
de réagir.
D’ailleurs la réaction
de Didier Deschamps ne se fait pas
attendre. Le capitaine Didier Deschamps
s’adresse presque aussitôt
à ses co-équipiers :
« Il faut y aller. Il faut qu’on
réagisse ! Il faut aller les
chercher ! C’est à la
baïonnette ! »
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