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L'époque
de Griffith (1921 1938).
Psychologue, il met sur pied le premier
laboratoire de psychologie sportive.
Il participe également à
la création de l'une des premières
écoles d'entraîneur aux
États-Unis et écrits
deux ouvrages sur la psychologie du
sport.
Il décrit les profils psychologiques
de figures emblématiques de
l'équipe de base-ball. Il échange
également avec des entraîneurs
sur la préparation psychologique
d'une équipe. Il montre un
engagement un intérêt
particulier pour l'amélioration
des pratiques sportives.
Aux Etats-Unis, la psychologie du
sport fut principalement influencée
par la théorie de la personnalité
et le concept de trait.
Parallèlement, la psychologie
du sport se développe en Allemagne,
au Japon et en Russie, sans pour autant
qu’il y ait échange entre
eux.
Mise en place
d’un savoir scientifique sur
la psychologie du sport. (1939-1978).
Lors de cette période, la psychologie
du sport est influencé à
la fois par l'éducation physique
mais aussi par la psychologie. En
découle alors deux orientations
: la première se développe
dans une perspective appliquée
et répond ainsi aux besoins
précis du milieu sportif et
la deuxième orientation vers
le domaine théorique et conceptuel
développait dans les laboratoires.
Franklin Henry, de l’Université
de Berkeley, voue sa carrière
à l’étude des
facteurs psychologiques dans le domaine
sportif et l’acquisition des
habiletés motrices. Il forme
également de nombreux étudiants
qui eux même entreprennent de
former d’autres professionnels
et enrichissent les données
scientifiques sur le sport.
La période 1950 à 1965
est considérée comme
la période durant laquelle
la psychologie du sport s'est le plus
développé, période
qui correspond à l’essor
des fondements théoriques en
psychologie.
Les théories de la personnalité,
de la gestalt, de la motivation influencent
fortement le courant de la psychologie
du sport.
Vers le milieu des années 1960,
l’éducation physique
a déjà atteint le statut
de discipline universitaire et la
psychologie sportive en constitue
une base.
Le système sociopolitique des
pays précurseurs en psychologie
du sport marque profondément
l’orientation en psychologie
du sport.
En Union Soviétique par exemple,
la psychologie du sport est planifié
par le gouvernement dans une perspective
d'ensemble, contrôlée
et orientée vers l'atteinte
de performances maximales en compétitions
sportives internationales (Schneidman,
1979). Elle se développe donc
dans une perspective appliquée
plutôt que fondamentale, avec
le concept de préparation psychologique
à la compétition instaurée
au cours des années 1960.
En Europe et aux les États-Unis,
les sujets d'études sont principalement
axés sur l'étude du
stress et de ses effets sur la performance,
ainsi que l'étude des traits
de personnalité. L'évaluation
de la personnalité au moyen
de tests a constitué un des
sujets de recherche le plus souvent
investigué durant cette période.
Les ouvrages sur le thème de
la psychologie du sport prolifèrent.
En France, dès 1950, auprès
de l’équipe de France
de ski de piste, A.Bouvet met en place
une batterie de tests d’évaluation
et en vérifie sa validité.
Il initie le yoga comme moyen de préparation
psychologique. Mais sa démarche
novatrice ne reçoit que de
très rares échos.
A partir de 1965 la psychologie du
sport a été reconnue
comme discipline structurée,
autonome, scientifique et comme profession.
L évaluation des traits de
personnalité en milieu sportif,
principal sujet de recherche de la
période précédente,
est peu à peu abandonné.
Les recherches, principalement effectués
en laboratoire, s'orientent davantage
vers les théories de la facilitation
sociale ou celle du renforcement social.
Aux jeux olympiques de Mexico, en
1968, des psychologues du sport comme
M.Vanek (Tchèque) et B.J.Cratty
(Américain) interviennent régulièrement
auprès des équipes nationales.
Après de multiples échanges
sur leur pratique, ils écrivent
un ouvrage pionnier : « psychologie
sportive et compétition ».
Vers la fin des
années 1970
Martens a cependant provoqué
un autre changement majeur en remettant
en cause les résultats obtenus
en laboratoire. Les recherches s'orientent
alors dans une perspective appliquée,
avec pour objet principal le développement
des habiletés psychologiques
telles que la pratique mentale de
la gestion du stress (Landers,1983).
Cet intérêt pour la psychologie
appliquée n’a cessé
de croître jusqu'à nos
jours, parce qu'elle doit répondre
à la demande de plus en plus
importante du milieu sportif mais
aussi parce qu'elle est devant la
nécessité de démontrer
l'efficacité de ses méthodes.
Les champs d’intervention se
sont développés. Ainsi
pour Singer (1978), la psychologie
sportive s’adresse à
tout individu quelque soit son âge,
son sexe et son niveau de pratique.
Au contraire, pour d’autres
auteurs comme Thomas (1983), elle
s’adresse aux athlètes
de haut niveau dans une perspective
d’accroître sa performance.
La psychologie du sport contemporaine
est marquée par la création
du « Journal of sport psychology
» en 1979.
Mais il faut attendre 1988 pour voire
la participation de psychologues sportifs
comme accompagnateurs de l’équipe
olympique américaine.
Le XXIème
siècle : l’ère
de la performance sportive et de l’aide
à la performance.
Depuis 1988, son essor est spectaculaire.
Ce mouvement ne fait que s’accélérer
avec un intérêt croissant
du sport de haut niveau pour l’apport
des psychologues. Mais aussi parce
que ce sport de haut niveau connaît
de fortes transformations et une médiatisation
qui exacerbe ce phénomène
et renforce les enjeux autour du sport
de haut niveau. Un exemple de cette
reconnaissance: l'équipe d'athlétisme
des États-Unis, soit environ
180 athlètes, est encadré
pendant certains entraînements
et pour les compétitions principales
par quinze psychologues du sport,
selon une répartition très
fonctionnelle des tâches ; par
exemple, un psychologue qui s’occupe
des sauts horizontaux, un autre psychologue
traite des sauts verticaux...
Cette légitimité du
psychologue du sport contraste avec
une problématique majeure autour
de la profession, autour de la discipline
professionnelle. Cette problématique
est essentiellement centrée
sur les exigences de formation et
d’accréditation imposées.
La psychologie du sport est régie
dans la plupart des pays par une réglementation
rigoureuse spécifiant la nécessité
de l’obtention du titre de psychologue,
titre légalement protégé.
Or, une grande majorité des
intervenants en psychologie du sport
proviennent de formation des sciences
du sport. Voire Charte des psychologues
du sport.
Cette situation complexe constitue
l’une des principales entraves
au développement de cette profession.
« Un collectif de psychologues
s’était réuni
à Dijon sous l’égide
de la Société française
de psychologie du sport (Gillot et
Lévèque, 1989). Cette
commission a rappelé qu’une
relation clinique duelle constitue
la matrice et la position de référence
de toute intervention psychologique
: établir une relation intersubjective
avec l’athlète est la
nécessité première
pour écouter et analyser sa
demande » (extrait de l’ouvrage
Sport et psychologie. L’apport
du psychologue aux acteurs, Marc Lévèque,
les cahiers de l’INSEP, N°4-1993).
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