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| Intervenir |
La
Démarche
en Préparation mentale
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| Il
n’existe pas de consensus
sur la démarche en préparation
mentale. La multitude des intervenants
provenant d’horizons, de
formations et d’obédiences
différentes, auquel s’ajoute
la jeunesse de la discipline,
ne permettent pas d’ériger
un protocole et une démarche
consensuelle. |
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La
démarche
exposée par la suite n’est
qu’une démarche parmi
tant d’autres mais elle
est le fruit
de l’expérience
et de l’échange de
différents intervenants
dans le domaine, et la volonté
d’inscrire la préparation
psychologique dans un contexte
rigoureux et scientifique.
Cette démarche a pour objectif
d’optimiser la performance
tout en préservant la santé
et l’équilibre psychique
du sportif. Elle
prend donc en compte la dimension
sportive, mais aussi l’individu
dans sa globalité et son
ipséité.
Elle ne souffre donc d’aucune
« recette miracle »,
ni pratique stéréotypée
mais s’appuie sur l’individu
en ce qu’il a de singulier.
Enfin, elle ne peut se concevoir
que dans le
respect éthique
et déontologique, dès
lors que nous touchons à
un aspect si particulier : celui
du psychisme d’un individu.
La démarche en préparation
psychologique ou mentale est donc
structurée, organisée,
rigoureuse et planifiée.
Schématiquement,
cette démarche comprend
quatre phases :
> Une phase
de prise de contact
et d’élaboration
d’hypothèses.
> Une phase
de diagnostic.
> Une phase
de programmation des séances
d’entraînement mental.
> Une phase
d’évaluation après
la programmation,
avec réajustement.
Les
deux premières phases sont
des phases capitales dans ce protocole.
Elles sont la clé de la
pertinence et de l’efficacité
du travail mis en œuvre.
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Prenons l’exemple
d’une consultation chez votre
médecin |
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Vous allez lors
de la consultation exposer le motif
de votre prise de rendez-vous et vos
différents symptômes. Votre
médecin va alors vous poser différentes
questions ayant trait aux symptômes,
élargir le champ des questions
en fonction des hypothèses qu’il
élabore, mais aussi prendre en
compte la connaissance qu’il possède
de vous en tant qu’individu :
vos antécédents familiaux,
personnels, le contexte familial et
professionnel…Ce n’est qu’en
prenant en compte le contexte dans son
ensemble qu’il pourra poser un
diagnostic pertinent.
Et l’essentiel de son travail
est là. La prescription médicamenteuse
découle de cette démarche,
et n’en constitue pas l’essence.
Il en va de même en préparation
mentale. L’essentielle
et l’efficacité du travail
repose sur la pertinence du diagnostic.
Une grande majorité des demandes
de préparation mentale concerne
la gestion du stress. Reprenons l’exemple
de la consultation chez le médecin.
Une grande fatigue exprimée par
le patient ne permet pas de poser un
diagnostic tant les étiologies
sont diverses. Des difficultés
dans la gestion du stress ne constitue
pas un diagnostic en tant que tel, tant
les étiologies sont diverses
et les contextes (sportifs, professionnels,
familial et personnels) fort différents.
1. Première
étape: phase d’évaluation
préalable et d’analyse
de l’enjeu.
Pour mener à bien cette première
étape, un certain nombre de questions
doivent être posées.
> De qui émane la
demande ? Si la demande émane
du sportif, de l’entraîneur,
du médecin de la structure, ou
encore d’un dirigeant, la demande
ne revêt pas la même signification
et le même enjeu.
> La structure.
Est-ce un club, une ligue, une fédération,
une structure autre ?
> L’entraineur est-il
favorable à cette démarche
? S’il exprime son désaccord
dans une telle démarche, le travail
avec le sportif s’avère
d’autant plus complexe.
> La demande est-elle précise
ou large ? Un problème
de gestion du stress ou le développement
d’habiletés mentales ?
> Quelles sont les représentations
des instances dirigeantes sur
la préparation mentale ?
> L’âge des sportifs
?
> Les antécédents.
> Organigramme de la structure.
> L’historique du club.
> Les résultats.
Fait-on appel à la préparation
mentale pour remédier à
une situation de crise ?
Bien d’autres questions viennent
alimenter l’analyse du contexte
et de/des enjeux pour pouvoir poser
les premières hypothèses.
2. Deuxième
étape : la phase de prise de
contact
et élaboration d’hypothèses.
L’entretien avec le sportif, avec
l’entraîneur, le staff viennent
poser les jalons des hypothèses
concernant le diagnostic.
L’observation active sur le terrain
enrichit les hypothèses et offre
un éclairage différent
du contexte environnemental et sportif.
Mais la passation d’un test de
personnalité et un test de stratégies
de performances sont des outils déterminants
dans l’élaboration du diagnostic.
C’est un ensemble de moyens, de
critères, qui permettent d’apprécier
les composantes d’un individu,
dans son aspect sportif et humain, mais
aussi de rationnaliser les hypothèses
issues des entretiens et des analyses.
Ces tests permettent un cadre scientifique
et rigoureux. Des tests plus spécifiques
selon les hypothèses élaborées
viennent étayer la démarche
de diagnostic.
3. Troisième
étape : La programmation des
séances de préparation
mentale.
Elle découle directement du diagnostic
et de l’analyse de la spécificité
de chaque individu. Les outils et méthodes
utilisés dans la programmation
ne peuvent être standardisés
pour un même diagnostic (par exemple,
la gestion des émotions) parce
qu’ils répondent à
la singularité de chacun.
4. Quatrième
étape : La réévaluation.
C’est une étape qui permet
d’affiner la démarche,
mais aussi qui permet pour le sportif,
comme pour le préparateur mental
de mesurer et d’estimer l’efficacité
du travail entrepris. La réévaluation
est aussi une étape de projection
vers d’autres objectifs et trace
ainsi le chemin vers la performance.
Voici schématiquement
la démarche proposée
dans un travail de préparation
mentale : Télécharger
le document : Pdf, 1 page, 120 Ko.
La démarche dans les sports
collectifs
est-elle la même que dans les
sports individuels ?
Sportifs et entraîneurs lient
fréquemment les succès
et les échecs à la cohésion
du groupe, de l’équipe.
Un principe bien connu en sport :
un groupe soudé est bien plus
efficace que des joueurs œuvrant
chacun de leur côté.
Les exemples de cette nature foisonnent
dans les journaux. La
dynamique d’un groupe est un
moteur puissant. Cette dynamique
n’est pas le fruit du hasard.
Elle se construit et se forge en fonction
de certains facteurs et paramètres.
Et la démarche en préparation
mentale vise à répondre
à ces interrogations.
Comment développer et améliorer
la cohésion de groupe pour
accroître l’efficacité
collective et individuelle ?
Comment un groupe se transforme en
équipe ?
Quelle est la place du leader dans
ce processus
de cohésion et de dynamique
de groupe ?
Comment accroître le leadership
d’un capitaine, des piliers
de l’équipe, d’un
entraîneur?
Comment augmenter les interactions
et favoriser la communication au sein
de l’équipe, du club
?
La démarche se porte alors
sur un collectif et un travail en
groupe. Les outils utilisés
sont fort différent du travail
en individuel. Les techniques sont
souvent issues du monde des entreprises
ou encore de la psychologie sociale
avec des jeux de rôle, des jeux
de mises en situations, des techniques
pour communiquer, le développement
du leadership...
De plus en plus de sports individuels
sont sensibles à cette dimension
de cohésion, parce que
de plus en plus de sports individuels
favorisent les entraînements
collectifs en ce qu’ils sont
de puissants moteurs vers le dépassement
de soi, vers une émulation
collective.
Si cette démarche exposée
n’est qu’un exemple, la
volonté des différents
professionnels dans le domaine est
d’harmoniser cette pratique
toute en préservant la spécificité
et l’obédience de chacun
afin de concilier à la fois
rigueur et qualité, mais aussi
richesse par la multiplicité
des compétences de chacun.
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