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Psychologie
du sport,
préparation mentale,
coaching :
Quelles différences ? |
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Il
y a, en France, un amalgame conceptuel
et méthodologique entre
la psychologie du sport
et la préparation mentale.
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Cette
opacité est surtout française.
Le terme de préparation
mentale est le plus fréquemment
employé, mais il varie
selon les pays. Dans la littérature
anglo-saxonne, le terme d’entraînement
mental, ou entraînement
des habiletés mentales,
prévaut sur celui de préparation
mentale. Les auteurs germaniques
parlent eux d’entraînement
psychologique.
Mais un autre terme vient envahir
la presse et les médias,
c’est le terme de coaching.
Ce terme « fourre
tout » revêt
une réalité tout
aussi nébuleuse que sa
terminologie.
Le coaching concerne l’accompagnement
et l’épanouissement
du client : on parle
de coaching d’entreprise,
de coaching de formation, de coaching
conseil, de coaching de vie, de
coaching de relookage…
Sa prolifération dans les
médias et son aspect éminemment
marketing favorisent les dérives
de cette profession non structurée,
tant sur les compétences
requises que sur une éthique
de la pratique. Et certains mouvements
sectaires se sont emparés
de ce marché porteur, où
tout un chacun, peut, demain,
exercer comme coach. |
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Un médiateur
de sens |
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Le psychologue du sport,
quant à lui, possède un
titre et un statut de psychologue protégé
et régis par un code de déontologie.
L’obtention de ce titre n’est
donc délivrée qu’après
un certain nombre d’années
d’étude par des compétences
certifiées dans le domaine. C’est
« Un médiateur de sens
entre la préparation mentale,
le sportif et son environnement
» Gilles LECOCQ.
La psychologie du sport « est
l’étude des facteurs psychologiques
et émotionnels sur les performances
et de l’influence de la pratique
sportive sur ces mêmes facteurs
» Richard COX (psychologie du
sport, Ed De boeck).
Son objectif est d’améliorer
les performances mais aussi
de prendre en compte la singularité
du sportif et de son environnement.
Elle vise à renforcer certaines
qualités inhérentes à
la performance, mais aussi à
harmoniser le contexte relationnel,
affectif et environnemental. Elle s’intéresse
donc au sportif dans sa globalité
et sa singularité. Le psychologue
du sport peut également proposer
un travail psychologique si nécessaire
ou si des troubles psychologiques se
manifestent.
Techniques de
contrôle de l’anxiété
Marc LEVEQUE psychologue du sport et
maître de conférence, propose
dans son ouvrage sport et psychologie,
un éclairage sur cette pratique
de la préparation mentale.
« La préparation mentale
recouvre l’utilisation par l’athlète,
à l’approche de la compétition,
de techniques de contrôle de l’anxiété
et de renforcement de l’efficience
motrice… La préparation
mentale propose un ensemble de techniques
que l’athlète apprend et
applique dans deux objectifs: maintenir
l’efficacité du geste dans
une situation de compétition
et se blinder contre les influences
génératrices de stress.»
Elle fait donc référence
à des habiletés, des
procédures et des stratégies
en vue d’améliorer les
apprentissages et d’optimiser
les performances.
• Des habiletés comme la
confiance en soi, la concentration…
• Des procédures comme
la relaxation, l’imagerie
mentale, la fixation
d’objectifs…
• Des stratégies comme
le renforcement de la cohésion
de groupe.
Elle utilise pour ce faire des techniques
et des outils, pour la plupart, importés
des pays anglo-saxon. Les techniques
et les outils les plus fréquemment
usités sont la relaxation, l’imagerie
mentale, les techniques cognitives de
contrôle de la pensée.
Dans le modèle nord-américain,
la différence des deux approches
est plus claire et elle est régit
par des sociétés scientifiques.
• Le fonctionnement nord-américain,
en psychologie du sport, différencie
le clinicien (le psychologue) du consultant
(le préparateur mental) (Weinberg
et Gould, 1995).
• Cette répartition des
compétences est contrôlée
par des sociétés scientifiques.
• Un psychologue du sport peut
former un ou plusieurs préparateurs
mentaux.
• Il assure le suivi et supervise
les préparateurs mentaux.
En France, cette distinction n’a
pas cours même si ces deux professions
connaissent de profondes mutations en
vue de se structurer. Les différents
acteurs du monde sportif se trouvent
encore confrontés à un
foisonnement d’intervenants dans
le domaine de la psychologie du sport
et de la préparation mentale,
d’horizons et de compétences
fort diverses.
Mais une volonté manifeste d’offrir
un éclairage sur ces pratiques
et ces intervenants est en train de
se développer en France, avec
la création de réseaux
nationaux d’experts dans le domaine,
sous l’impulsion de l’INSEP,
tête de réseau du sport
de haut niveau en France.
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