Les
techniques cognitivo - comportementales
D'origine anglo-saxone, elles sont
apparues dans les années 50.
Elles ont pour objectif de modifier
un comportement inadapté et
non de rechercher les causes ou l'origine.
Elles
vont privilégier l' "ici
et maintenant" et modifier les
idées, les pensées et
les sentiments négatifs qui
perturbent le sportif.
a) Le biofeedback ou rétro
- action biologique :
C’est une technique qui est
apparu dans les années 1960.
Il s'agit d'objectiver au moyen d'appareillages
des fonctions physiologiques dont
l'individu n'a pas toujours conscience
et d'accroître ainsi son contrôle.
« Le biofeedback constitue une
technique qui tromperont dans un miroir
intérieur particulièrement
objectif, puisqu'il s'agit d'un appareil
se reflétera des informations
particulièrement significatives,
en temps réel d'activité
musculaire, cérébrale,
intestinale, cutanées, respiratoires
etc, revêtant diverses formes
d'énergie thermique mécanique.
Ainsi l'instrument confère
au sujet une plus grande capacité
intéroceptive et proprioceptive
en lui restituant des signaux biologiques
habituellement inaccessible par la
seule détection somesthésiques
ou sensoriels. Enrichi de nouvelles
informations venant renforcer les
informations nerveuses naturelles,
le sportif prend conscience de façon
plus précise du fonctionnement
de ses muscles, de son cerveau, de
son coeur, de ses vaisseaux, etc..
» (Bourgeois, 1986).
C’est une technique qui connait
un essor important aux Etat-Unis,
notamment dans la gestion du stress
et la concentration.
b) Le Stress Inoculation
Training :
Mis au point par D. Meinchenbaum à
la fin des années 70. Ce dernier
s'appuie sur le principe de la vaccination
: " inoculer une substance atténuée
à un individu pour lui conférer
l'immunité ". Pour changer
la perception de la situation stressante,
on apprend au sujet comment gérer
stress. L'athlète est exposé
au stress et apprend à faire
face à des stimuli de force
croissante. Un travail de relaxation
complète cette technique.
c) L'arrêt de la pensée
:
Il s'agit pour le sportif d'élaborer
un " stop verbal " pour
mettre fin aux pensées négatives
perturbatrices et donc de les chasser.
Elle permet au sportif de contrôler
ses pensées.
d) La désensibilisation
systématique :
Elle combine la relaxation et l'imagerie
mentale. Le sportif va dresser la
liste des situations anxiogènes
et noter leurs intensités.
Puis par la relaxation il va reprendre
à son rythme la liste de ces
situations et revivre ces situations
mais de façon plaisante..
e) Le renforcement positif
imagé :
Mis au point par Cautela, elle consiste
pour le sportif après une séance
de relaxation, à visualiser
l'objectif qu'il veut atteindre et
ainsi l’ancrer mentalement Elle
s’appuie sur les méthodes
de conditionnement.
f) La pensée rationnelle
émotive :
Mise au point par A. Ellis, il s'agit
pour le psychologue de permettre au
sportif de transformer ses croyances
négatives en idées positives,
remplacer le " j'essaye "
par " je fais ".
La Programmation
Neuro - Linguistique
Cette technique américaine
inventée par R. Bandler et
J. Grinder dans les années
70 se fonde sur l'analogie entre le
fonctionnement du cerveau et celui
des ordinateurs. Elle s'intéresse
principalement au "comment".
Avec la notion de système,
l’aspect relationnel du sportif
est prépondérant. Son
objectif principal est d'obtenir des
changements de comportement et d'améliorer
les possibilités du sujet en
lui faisant adopter des attitudes
et des pensées positives. Pour
cela, il est important d’identifier
le canal privilégié
(visuel, auditif, olfactif et kinesthésique)
pour établir une bonne communication.
Cette technique trouve un écho
favorable chez les entraîneurs
qui y voit un outil de communication
efficace.
Les techniques
d'imagerie mentale
L'imagerie et la répétition
mentale se caractérisent par
la répétition symbolique
d'une action ou d'un mouvement. «
La répétition mentale
est généralement définie
comme la répétition
intériorisée d'un patron
moteur, sur la production concomitante
de l'activité musculaire normalement
requis pour l'exécution de
ces patrons moteur. La répétition
mentale est à l'oeuvre, par
exemple, lorsqu'un individu visualise
les étapes d'un mouvement complexe
d'une action à exécuter.
» (Denis, 1987).
Nous avons des images visuelles, auditives,
olfactives et kinesthésiques.
La visualisation mentale permet de
changer de temps et d'espace (retour
sur le passé ou projection
dans l'avenir). L'imagerie mentale
peut se réaliser :
- dans une perspective interne (emploi
du "je") : l'athlète
est impliqué dans l'action.
Il s'imagine dans son corps en train
d'exécuter le geste, il ressent
toutes les sensations que cela peut
lui procurer (visuelles et kinesthésiques).
On parle alors d’imagerie mentale
associée.
- dans une perspective externe (emploi
du "il") : le sportif est
spectateur de son action, il la
visualise. On parle alors d’imagerie
mentale dissociée.
Cette technique peut être associée
à d’autres comme la relaxation.
Elle est actuellement fort prisée
et semble montrer toute sa pertinence
dans l’optimisation de la performance.
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