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Pratique
sportive et troubles
du comportement alimentaire |
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Dans
notre société moderne
où l’apparence physique
et le culte de la minceur tiennent
un
rôle de plus en plus important,
les troubles
des conduites alimentaires ne
cessent de se développer.
Ces derniers font référence
à l’ensemble des
attitudes, comportements
et stratégies complexes
associés à une préoccupation
permanente du poids et
de l’esthétisme corporel. |
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Ce
« fléau »
des temps modernes qui
touche majoritairement les adolescents
et jeunes adultes, se retrouve
également chez les sportifs.
Ainsi, quand le poids
devient un facteur de
performance, la relation
entre pratique sportive
et trouble du comportement alimentaire
se complexifie.
De plus, dans certains sports,
le risque de développer
des troubles du comportement alimentaire
serait plus important ; il s’agirait
:
• des sports où
les critères de réussite
sont liés à l’esthétisme
corporel, nécessitant une
apparence particulière,
tel la gymnastique, le patinage
ou encore la danse.
• des sports
où le poids est
considéré comme
contre performant, tels
la course de fond, l’équitation,
le cyclisme.
• des sports à
catégorie de poids
laissant aussi place à
des stratégies
de restriction alimentaire
en utilisant des méthodes
excessives de perte de poids.
Une sportive de haut niveau
nous explique les différentes
relations existant entre son sport,
la lutte, et les troubles du comportement
alimentaire : lire
son témoignage. |
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Le Manuel
Diagnostique et Statistiques de Troubles
Mentaux, texte révisé
(DSM-IV-TR) définit les critères
des deux diagnostics spécifiques
des troubles alimentaires que sont l’anorexie
mentale et la boulimie. |
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| Les
critères diagnostiques
de l’anorexie mentale
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A. Refus de maintenir
le poids corporel au niveau ou
au-dessus d’un poids minimum
normal pour l’âge
et pour la taille (p. ex., perte
de poids conduisant au maintien
du poids à moins de 85%
du poids attendu, ou incapacité
à prendre du poids pendant
la période de croissance
conduisant à un poids inférieur
à 85% du poids attendu).
B. Peur intense
de prendre du poids ou de devenir
gros, alors que le poids est inférieur
à la normale.
C. Altération
de la perception du poids ou de
la forme de son propre corps,
influence excessive du poids ou
de la forme corporelle sur l’estime
de soi, ou déni de la gravité
de la maigreur actuelle.
D. Chez les femmes postpubères,
aménorrhée c’est-à-dire
absence d’au moins trois
cycles menstruels consécutifs.
Spécifier
le type :
-Type restrictif :
pendant l’épisode
actuel d’anorexie mentale,
le sujet n’a pas, de manière
régulière, présenté
de crises de boulimie ni recouru
aux vomissements provoqués
ou à la prises de purgatifs
(laxatifs, diurétiques,
lavements).
- Type avec crises de
boulimie/vomissements ou prise
de purgatifs : pendant
l’épisode actuel
d’anorexie mentale, le
sujet a, de manière régulière,
présenté des crises
de boulimie et/ou recouru aux
vomissements provoqués
ou à la prise de purgatifs.
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| Les
critères diagnostiques
de la boulimie : |
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A. Survenue récurrente
de crises de boulimie. Une crise
de boulimie répond aux
deux caractéristiques suivantes
:
(1) absorption, en une période
de temps limitée (par ex,
au moins deux heures), d’une
quantité de nourriture
largement supérieure à
ce que la plupart des gens absorberaient
en une période de temps
similaire et dans les mêmes
circonstances.
(2) sentiment d’une perte
de contrôle sur le comportement
alimentaire pendant la crise
(par ex., sentiment de ne pas
pouvoir s’arrêter
de manger ou de ne pas pouvoir
contrôler ce que l’on
mange ou la quantité
que l’on mange)
B. Comportements compensatoires
inappropriés et récurrents
visant à prévenir
la prise de poids, tels que :
vomissements provoqués
; emploi abusif de laxatifs, diurétiques,
lavements ou d’autres médicaments
; jeûne ; exercice physique
excessif.
C. Les crises de boulimie
et les comportements compensatoires
inappropriés surviennent
tous deux, en moyenne, au moins
deux fois par semaine pendant
trois mois.
D. L’estime de
soi est influencée de manière
excessive par le poids et la forme
corporelle.
E. Le trouble ne survient
pas exclusivement pendant des
épisodes d’anorexie
mentale.
Spécifier
le type :
- Type avec vomissements
ou prise de purgatifs :
pendant l’épisode
actuel de boulimie, le sujet
a eu régulièrement
recours aux vomissements provoqués
ou à l’emploi abusif
de laxatifs, diurétiques,
lavements.
- Type sans vomissements
ni prise de laxatifs :
pendant l’épisode
actuel de boulimie, le sujet
a présenté d’autres
comportements compensatoires
inappropriés, tels que
le jeûne et l’exercice
physique, mais n’a pas
eu régulièrement
recours aux vomissements provoqués
ou à l’emploi abusif
de laxatifs, diurétiques,
lavements.
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