| |
|
|
| |
Asthme
et sport
Avertissement : seule une forme
particulière d’asthme induit
par l’exercice appelé "bronchospasme
de l’effort" contre-indique
temporairement ou définitivement
la pratique du sport, surtout en ambiance
froide et sèche.
En revanche, l’asthme induit par
l’effort physique est très
fréquent et amène à
tort l’abandon du sportif.
Dans ce cas, l’asthme se traite
par la prise de broncho-dilatateurs,
par une rééducation appropriée,
et bien souvent par la prise de corticoïdes
inhalés associés à
des anti-inflammatoires, à un
traitement de fond de la maladie et
à une désensibilisation.
Il s’agit d’une maladie
réelle dont la prise en charge
est sérieuse. L’adaptation
à l’effort sera totalement
encadrée.
|
|
Recommandations
de la Haute
Autorité de Santé
(H.A.S.) :
- La pratique de l’exercice
physique n’est pas contre-indiquée
chez le patient asthmatique,
à l’exception de
la plongée sous-marine
en scaphandre autonome (nage avec
tuba autorisée).
- L’exercice physique, pratiqué
régulièrement semble
même améliorer l’estime
de soi et augmenter
la confiance en soi, notamment
chez l’adolescent.
- En cas de limitation de la tolérance
à l’effort, la kinésithérapie
peut aider le patient à
reprendre
une activité physique (grade
B) (…/…)
- Adapter ses activités
quotidiennes et de loisirs en
fonction de la pollution
et des conditions atmosphériques.. |
|
Asthme et activités
physiques
De nombreux enfants peuvent pratiquer
le sport sans aucune réserve
lorsqu’il ne s’agit pas
d’asthme d’effort et que
cette pratique se fait hors de la pollution
et hors de conditions atmosphériques
extrêmes.
A noter que la pratique d’un sport
en salle peut occasionner une
crise d’asthme par l’auto-pollution
de cette salle (poussières provoquées
par chauffage soufflé). Attention
aussi aux allergènes de l’équitation
(cheval et paille).
Il faut encourager l’enfant à
pratiquer un sport qui diminue la fréquence
des crises et l’aide à
mieux respirer.
En dehors de la plongée
sous-marine, la plupart des autres sports
sont autorisés. Il faudra
peut-être prescrire à l’enfant
des médicaments (des Béta2-Agonistes)
qui nécessitent en cas de pratique
sportive avec délivrance d’une
licence la demande d’une autorisation
d’usage à des fins thérapeutiques
(A.U.T.).
Bronchopneumopathies
chroniques obstructives et asthme
Il ne faut pas confondre bronchopneumopathies
chroniques obstructives (BPCO) qui sont
des pathologies pulmonaires provoquant
une diminution des débits expiratoires,
et l’asthme qui est une infection
chronique respiratoire des voies aériennes.
Toutefois, le traitement reste basé
sur une prise en charge
par médicament
et une kinésithérapie
respiratoire et une pratique
d’activités physiques
adaptées.
La pratique d’un sport de compétition
est beaucoup plus difficile dans le
cadre de BPCO, l’essoufflement
peut donner une sensation de fatigue
; l’adaptation à l’effort
sera autorisée au coup par coup
en fonction de l’atteinte globale
de l’appareil respiratoire.
Conclusion
L’asthme est une maladie
fréquente, qui contre-indique
très rarement la pratique d’une
activité physique ou d’un
sport.
Toutefois, les médicaments
prescrits pour contrôler
l’asthme rentrent dans le cadre
de la demande d’une A.U.T.
On peut devenir Champion Olympique (Mark
Spitz et ses 7 médailles
d’Or), Champion du Monde en étant
asthmatique, mais on peut surtout pratiquer
une activité physique au quotidien
sans craindre d’aggraver un asthme,
bien au contraire.
Seul l’asthme d’effort nécessite
un contrôle médical strict.
Conseils de pratique chez l’asthmatique
• toujours adapter son sport à
son état respiratoire
• si nécessaire, utiliser
les bétamimétiques
10 à 15 minutes avant l’effort
(A.U.T. obligatoire). • choisir la
période « réfractaire
» pour pratiquer • réaliser
un bon échauffement préalable
et très progressif •
attention aux pics de pollution atmosphériques
• chaleur ou froid = danger
• toujours posséder sur
soi un bronchodilatateur
|
| |
|
|
| |
|
|
| |