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Les
Pathologies Chroniques
du Football |
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La
pratique sportive occasionne des
contraintes
de plus en plus fortes en raison
de l’augmentation nécessaire
du volume d’entraînement
et des modifications techniques
et tactiques de la pratique du
sport. |
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Le
football n’échappe
pas à cette règle,
demandant aux enfants, garçons
ou filles, de débuter une
pratique de plus en plus tôt
vers des filières d’exigence
de haut niveau par un
entraînement intensif spécialisé
précoce, nécessitant
des volumes d’entraînement
de plus en plus importants. Ces
conditions de réalisation
ne sont donc pas sans conséquence
sur les articulations.
Au-delà des accidents aigus,
on retrouvera des phénomènes
de surmenage articulaire dès
l’enfance, avec l’apparition
de maladies
de croissance ou d’arrachement
osseux, et de plus en plus tôt
on retrouvera chez l’adulte
des phénomènes de
décompensation de type
microtraumatismes pouvant ressembler
à l’arthrose de la
personne âgée.
Le football sollicite en dehors
du gardien de but essentiellement
les membres inférieurs
:
A/ LES PIEDS
B/ LES GENOUX
C/ LES HANCHES
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A/
LE PIED DU FOOTBALLEUR |
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L’accélération des
phases de jeu dans le football moderne
a fait du tacle bien
exécuté une phase de jeu
importante puisqu’elle permet
d’anéantir l’attaque,
de récupérer le ballon
et de mettre en place une relance.
C’est un geste technique magnifique
qui, mal exécuté, peut
conduire non seulement à des
traumatismes aigues avec des
fractures de jambe (réprimé
par carton rouge dans le cadre du jeu
dangereux manifeste), mais même
avec une bonne technique d’exécution,
le choc pied/pied ou
ballon/pied provoque
sur la cheville un microtraumatisme
non négligeable.
L’apparition du «
pied du footballeur »
est donc la conséquence de pratique
de tacles répétés,
avec la réalisation de microtraumatismes
par choc, compression, cisaillement,
torsion, avant-pied, arrière-pied.
Par ailleurs, la pratique de frappes
instantanée, des sauts et des
contre-pieds augmente les contraintes
mécaniques surtout si
le sportif amateur change souvent de
type de terrain.
Motifs de consultations
Il s’agit essentiellement de douleurs
chroniques et invalidantes au niveau
de la cheville lors
de la réalisation de gestes sportifs,
voire dans la vie courante.
Examen clinique
La cheville est gonflée, on retrouve
un petit œdème et un empâtement
au niveau des malléoles surtout
externes. La mobilité
de la cheville est limitée,
flexion, extension, varus, valgus.
On retrouve une douleur de type capsulo-synoviale,
c'est-à-dire une douleur particulière
lors de la pression de l’articulation.
Bilan para-clinique
La radiographie simple montrera ce que
l’on appelle « le
pied du footballeur »,
avec des images de restructuration et
d’usure de type arthrose
avec des petites épines, des
remaniements et des ostéophytes
pouvant siéger un peu partout
dans le pied, mais essentiellement à
la face supérieure de l’astragale.
On retrouve de véritables
becs osseux avec des arrachements
sous malléolaires externes et
internes, pouvant ressembler à
des séquelles d’entorse.
On peut s’aider d’imageries
plus spécifiques comme l’échographie,
qui pourra montrer la présence
d’une bursite,
du scanner IRM ou de l’arthroscanner,
qui pourra montrer des lésions
cartilagineuses plus profondes et plus
importantes que celles que l’on
peut voir sur les images radiologiques.
Le traitement
Il est simple et compliqué à
la fois car tout dépendra du
niveau du sportif, de son désir
de continuer le football et bien entendu
de son âge.
• les mesures simples
:
- repos cryothérapie, port de
semelles orthopédiques, modification
des chaussures, des crampons, kinésithérapie,
physioélectrothérapie,
travail proprioceptif adapté,
port d’une chevillère si
nécessaire
• les mesures plus sophistiquées
:
- il s’agit de tous les traitements
proposés chez le sportif, pouvant
aller de la mésothérapie
aux infiltrations, voir actuellement
la proposition de visco-supplémentation
(non remboursé par la Sécurité
Sociale)
• les traitements plus
compliqués :
- il s’agit de la chirurgie pouvant
aller du simple nettoyage articulaire
jusqu’à la greffe de cartilage.
Conclusion
Le pied du footballeur rentre dans le
cadre caractéristique de
lésion par microtraumatismes
répétés.
Seule la prévention pourrait
limiter cette pathologie avec une bonne
réalisation du geste technique,
mise en place de séances proprioceptives
préventives et réalisation
systématique de chaussures
et de semelles adaptées.
Le rôle du changement de terrain
n’est pas négligeable sur
les facteurs de risques.
B/
LE GENOU MENISCAL OU ARTHROSIQUE DU
FOOTBALLEUR
- [haut]
Parler du genou,
c’est également prendre
en compte l’âge du sportif.
On éliminera tout de suite les
entorses graves, avec rupture
du ligament croisé antérieur.
Le genou du
jeune footballeur
En début de carrière,
le sportif présentera des pathologies
de croissance avec surtout
des maladies de Sinding Larsen,
d’Osgood, voire
d’ostéochondrite disséquante
du genou. Puis, il peut présenter
des tendinites rotuliennes répétitives,
des tendinites de la patte d’oie,
voire des syndromes rotuliens avec douleurs
chroniques du genou.
Tout cela rentre dans le cadre d’une
expression chronique de pathologies
plutôt aigues.
Le genou du
footballeur chevronné
Il s’agit là véritablement
d’une pathologie chronique
du footballeur ayant commencé
tôt sa carrière et pratiquant
le football sans interruption, occasionnant
des lésions constantes passées
inaperçues de traumatismes par
choc, de traumatismes
sur chute, de traumatismes
par petites torsions,
avec mise en tension non seulement des
ménisques,
mais également des
ligaments.
Tout le système de jeu qui repose
sur la rapidité du pivot et l’instantanéité
de la frappe est générateur
de traumatismes répétitifs
au niveau du genou.
Type de consultations
Le sportif vient car il a mal ou au
contraire présente un déficit
de flexion ou extension du
genou, ou présente un gonflement
répétitif inexpliqué.
Examen clinique
L’examen clinique du genou doit
être minutieux, long et comparatif.
Le médecin éliminera une
lésion aigue, une instabilité
chronique, et s’aidera bien entendu
d’un certain nombre de manœuvres
pour réveiller les douleurs.
Imagerie médicale
Le bilan radiologique permettra de visionner
une décalcification
ou l’apparition précoce
d’une arthrose précoce
fémoro-tibiale, avec
pincement de l’interligne. Ce
pincement est plus visible au niveau
du compartiment interne, il sera d’autant
plus présent que le footballeur
aura eu précocement dans sa carrière
une opération sur un ménisque
(encore que les opérations actuelles
minimisent ces risques).
La radiographie permettra également
de voir des restructurations au niveau
des rotules ou des micro-calcifications
suites à des tendinites chroniques.
L’imagerie complémentaire
sera demandée avec la réalisation
d’une échographie, d’un
IRM, scanner, voire arthro-scanner pour
visualiser les lésions plus profondes
du cartilage.
On retrouvera en définitive quelquefois
des images de genou usé, dont
l’âge articulaire
est supérieur à l’âge
du sportif.
Le traitement
On préconisera un traitement
simple ou chirurgical selon les lésions
retrouvées, l’étendue
de la plainte, la gêne fonctionnelle.
Il dépendra également
de l’âge du sportif, et
de son désir ou non de continuer
la pratique du foot.
Comme pour la cheville, seront utilisés
les moyens les plus faciles, et dans
ce cas la visco-supplémentation
sera remboursée par la Sécurité
Sociale.
Le traitement
chirurgical
Il s’agit souvent d’une
indication obligatoire afin de prévenir
une évolution vers une arthrose
définitive pouvant être
plus ou moins importante pour préconiser
au sportif la mise en place d’une
prothèse totale de genou.
Le traitement
préventif
Il s’agit véritablement
de la meilleure façon d’aborder
les lésions dégénératives
du football, avec un véritable
travail physique, un travail
technique adapté à la
morphologie et enfin un rééquilibrage
des troubles de la posture et de la
statique par la prise en charge globale
de ces anomalies dans le cadre d’une
rééducation adaptée
ou d’un travail préventif
avec préparateur physique.
La prévention des agressions
par des gestes techniques mal exécutés
est également l’une des
clés de la prévention.
C/ LA HANCHE DU SPORTIF - [haut]
La hanche est
une grosse articulation très
bien protégée, les lésions
de microtraumatismes ou de surmenage
sont donc rares.
Par contre, on retrouvera au niveau
de la hanche une symptomatologie plutôt
de type tendinopathie chronique avec,
chez le footballeur, l’apparition
de pubalgie,
qui est en fait une pathologie pubienne
type ostéo-arthropathie
dont l’expression peut se faire
ressentir au niveau de la hanche par
une atteinte des adducteurs.
Le tableau clinique
chronique
La pratique du football donne deux pathologies
précoces, mais la coxarthrose
est dix fois plus fréquente chez
le sportif que chez le non-sportif.
Celle-ci peut s’exprimer chez
le footballeur à un âge
relativement tôt puisque l’on
peut retrouver des signes d’alerte
dès 40 ans.
L’examen
médical
Le sportif vient consulter pour une
douleur, une boiterie, une limitation
de la marche ou une douleur en montée/descente
de voiture. Le médecin retrouvera
une limitation des rotations
de la hanche. L’aspect
radiographique va montrer de façon
significative une limitation de l’interligne
articulaire avec une apparition d’un
pincement.
Ces radiographies seront nécessaires
pour suivre l’évolution
dans le temps.
La conduite à tenir est
simple : lorsque l’on
découvre chez un sportif jeune
une coxarthrose débutante, la
prise en charge est essentiellement
clinique et kinésithérapique,
avec des mesures d’hygiène
sportive conseillée.
Tout doit être fait pour retarder
la prise en charge chirurgicale
et la mise en place d’une prothèse
totale de hanche.
Comme pour les autres articulations,
la visco-supplémentation
peut être conseillée mais
elle n’est pas remboursée
par la Sécurité Sociale.
L’on demandera au sportif de limiter
les sports à risques pour cette
hanche et de surveiller son
poids.
CONCLUSION GENERALE
La description des lésions
aigues ou chroniques de la pratique
du football peut mener à s’interroger
sur la bonne prévalence d’une
pratique sportive pour la santé.
Nous conseillons, au-delà de
la prévention des traumatismes
l’association d’une bonne
alimentation, d’une bonne
hygiène de vie, de respect
de l’adversaire, sans
faire d’agression inutile qui
pourrait avoir de graves conséquences
sur la santé.
Ce type de pratique est forcément,
plus génératrice d’incident
ou d’accident à plus ou
moins longue échéance
qu’une pratique de loisir qui
ne génère que quelques
accidents aigus. |
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| + Diététique et Nutrition |
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| + Réglez vos commandes en ligne |
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