| C'est souvent
le soir ou le lendemain quand
l'articulation est froide que les douleurs
apparaissent. Un bilan est
toujours nécessaire, la mise
en décharge et souvent conseillée.
Les lésions
des membres supérieurs
Lésion
de l’épaule
Toute chute sur l'épaule peut
provoquer une lésion, fracture
ou déchirure dont le diagnostic
immédiat n'est pas toujours
évident. Le skieur étant
encore chaud sur les pentes, il ressentira
une douleur de plus en plus forte
en rentrant au chalet ou à
la station. Il verra apparaître
une impotence fonctionnelle, qui l'empêchera
de bouger l'épaule,
et le conduira à consulter
un médecin pour la réalisation
d'un diagnostic.
Luxation
acromio-claviculaire
Il s'agit d'une désunion entre
l’acromion et la clavicule par
lésion des ligaments acromio-claviculaires
ou coraco-claviculaires. Selon l'intensité
de la mobilité post-traumatique
appelée également «
touche de piano »,
le médecin autorisera ou interdira
de continuer la pratique du ski. Un
traitement spécifique sera
établi, avec le plus souvent
un strapping d’immobilisation.
Un bilan radiologique est toujours
souhaitable.
Fracture
du trochiter
Cette fracture se retrouve plus souvent
lorsque le skieur est tombé
directement sur le moignon de l'épaule.
Un bilan radiologique confirmera le
trait de fracture et conduira le plus
souvent à une prise en charge
par immobilisation. Quelquefois, ces
fractures peuvent cacher d'autres
lésions profondes qui seront
retrouvées par la réalisation
d'une I.R.M. qui pourrait conduire
à une prise en charge chirurgicale.
Entorse
du pouce
Les entorses du pouce sont
fréquentes, souvent mal identifiées
lors de l'accident initial.
Il s'agit d'une chute à ski,
avec la dragonne qui emmène
le pouce avec elle. Il s'ensuit une
douleur très vive, sous le
versant cubital de la main, avec quelquefois
un gonflement et l'apparition d'un
hématome, mais souvent le skieur
ne s'affole pas car il s'agit fréquemment
d'une petite douleur au niveau du
pouce. Malheureusement, après
plusieurs jours de ski et le retour
souvent à domicile, cette douleur
et cette gêne s’amplifient.
Le médecin du sport consulté
alors est obligé de constater
la gravité de la lésion
et de proposer une intervention chirurgicale.
Attention, les entorses du pouce sont
très graves : une prise en
charge immédiate permet de
limiter les complications futures.
Fracture
du scaphoïde
Ce petit os appelé scaphoïde,
qui est placé dans la main,
peut se fracturer lors d'une chute
sur la paume des mains avec la main
en hyperextension. Les chutes
courantes dans la pratique du ski
sont finalement anodines, et c'est
finalement quelques jours voire quelques
semaines après cette fameuse
chute que le skieur consultera en
raison d'une gêne douloureuse
au niveau de la main. Le médecin
pour évoquer une fracture du
scaphoïde lorsqu’à
la palpation de la tabatière
atomique, il retrouvera une douleur.
C'est alors le bilan radiologique
qui permettra de constater le trait
de fracture. Le délai entre
la chute et le diagnostic conditionnera
le traitement qui finalement être
chirurgical tant ce petit os est difficile
à consolider.
Ces lésions sont fréquentes
lors d’une chute sur la glace.
Les
autres traumatismes
Un choc direct ou indirect sur une
piste verglacée ou sur un obstacle
fixe ou en déplacement peut
conduire à toute forme de traumatismes.
On rappellera les fractures de côtes,
mais également les fractures
de vertèbres, et bien entendu
les fractures du crâne, qui
risque de mettre en cause le pronostic
vital.
La prévention de ces accidents
passe par une bonne connaissance de
ses propres limites, le respect des
conseils de prudence, l'utilisation
d'un matériel adapté,
et le port d'un casque surtout chez
l'enfant.
Conclusion
Un retour de séjour à
ski peut être douloureux et
occasionner une longue période
de récupération, en
raison de la gravité des lésions
potentielles visibles ou invisibles
lors d'un accident de ski.
Être conscient de la pratique
d'un sport quel qu'il soit est déjà
la base de la mise en place d'une
stratégie préventive.
N'oubliez pas que la pratique du ski
doit rester un plaisir mais qu'il
s'agit certainement du loisir provoquant
le plus de traumatismes et d'accidents
graves.
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