L’examen
sera codifié selon la fiche de
Constant pour un total de 100 points,
15 points pour la douleur, 20 points
pour l’activité, 40 points
pour la mobilité et 25 points
pour la force.
La radiographie (face, rotation interne,
rotation externe, sous-acromiale de
Lamy et acromio-claviculaire) recherchera
des signes acromio claviculaires, une
condensation du trochiter, de la face
inférieure de l’acromion,
un bec acromial (classification de Bigliani
: stade 1 plat, stade 2 courbe, stade
3 en crochet), à la recherche
d’une fracture non déplacée
du trochiter, une incidence plus spécifique
de Lamy en profil sous-acromial enfilant
l’omoplate à la recherche
de calcifications et en profil de Bernageau
à la recherche de lésions
osseuses du bord antérieur de
la glène quand celui-ci n’est
pas trop douloureux. Une déminéralisation
diffuse évoquera une algoneurodystrophie.
Enfin, une échographie peut donner
une première idée de la
coiffe des rotateurs.
Au décours de cet examen on
pourra placer le patient dans une
des 5 catégories suivantes
:
- traumatismes récents
- traumatismes anciens
- micro traumatismes
- dégénératif
(souvent chez un sportif plus âgé)
- capsulite rétractile
1°) Traumatismes récents.
L’impotence fonctionnelle est
notable et les douleurs sont majeures
(épaule pseudo paralytique).
L’examen clinique et la radiographie
sont évocateurs d’une
lésion isolée de la
coiffe des rotateurs, l’impotence
fonctionnelle est notable et les douleurs
sont importantes. Une immobilisation
simple est mise en place par manchon
de Dujarrier qui sera enlevé
très régulièrement
pour des mouvements symétriques
et pendulaires, également des
mouvements actifs aidés, allongé
sur le dos, d’élèvation
antérieure et de rotation externe
ou de rotation interne. Ces mouvements
doivent être symétriques
afin d’éviter la latéralisation
du rachis cervical. Ils doivent éviter
la survenue d’une raideur articulaire
et l’amyotrophie. A ce stade,
les traitements médicaux prennent
toute leur importance, antalgiques,
anti inflammatoires, décontracturants
musculaires. En cas de persistance
de douleurs aigües, 1 ou 2 infiltrations
sous-acromiales de corticoïdes
sont autorisées.
La période aigüe étant
passée, l’épaule
étant redevenue assez souple,
un arthroscanner peut être demandé.
Il confirmera ou infirmera la rupture.
Une I.R.M.N. peut remplacer l’arthroscanner
en se méfiant toutefois des
images trompeuses d’œdème
de la coiffe qui peuvent être
prises pour une rupture transfixiante.
Des lésions associées
peuvent être mises en évidence
par ces examens :
- Slap Lésion (Supérior
en Labrum antéro Postérieur)
correspondant à une désinsertion
partielle du bourrelet supérieur
incluant l’insertion du tendon
du long biceps.
- Lésion du bourrelet antérieur
ou postérieur mise en évidence
par les manœuvres de recherche
de laxité
- Décollement de la capsule
antérieure en cas de luxation
récidivante : l’instabilité
est souvent au 1er plan mais la pathologie
de la coiffe associée est à
(étudier) par l’examen
clinique et la radiographie. Une encoche
de Hill Sachs profonde ou superficielle
sera très évocatrice.
2°) Traumatismes anciens
auxquels peut s’apparenter un
traumatisme minime récent sur
un traumatisme ancien. Si l’impotence
fonctionnelle est majeure avec inefficacité
des gestes actifs, limitation de l’élèvation
antérieure mais rotation externe
diminuée mais possible, il
s’agit d’une épaule
enraidie simple. On recherchera l’atrophie
musculaire du dentelé, le décollement
de l’omoplate et le relief du
deltoïde qui souvent est compensateur.
On analysera la faiblesse du geste
sportif et sa compensation par les
rotations du rachis cervical dorso-lombaire.
S’y associe souvent une dégradation
de l’état du rachis cervical
et des douleurs angulaires de l’omoplate.
Ce tableau fera rechercher sur l’arthroscanner
non seulement le calibre de la rupture,
mais surtout la qualité du
muscle par la recherche du grade d’atrophie
graisseuse bien visible et répertoriée
selon la classification de Goutalier.
Quelquefois, l’impotence fonctionnelle
est plus modérée, le
patient a continué son activité
sportive mais l’atrophie d’une
fosse sus-épineuse ou un décollement
de l’omoplate ne trompent pas
et le diagnostic sera confirmé
par l’arthroscanner.
3°) Micro traumatismes
dus à une répétition
de gestes et aux chocs répétitifs
Il faut en premier lieu éliminer
une pathologie neuro musculaire par
la réalisation d’un électromyogramme,
si une atteinte du nerf sus-scapulaire
est suspectée.
Il s’agit souvent de patients
présentant une hyperlaxité
primitive ou qui est secondaire à
un geste de « l’armer
» répétitif et
permet ainsi un conflit postérieur
et supérieur de Walch qui est
le contact entre la partie profonde
du sus-épineux et le rebord
postérieur de la glène.
Ceci est mis en évidence lors
d’un examen clinique souvent
peu spécifique dans le cas
d’une épaule douloureuse
qui peut être instable, ou par
des signes plus spécifiques
au testing du Relocation Test associés
à une manœuvre de Jobe
positive.
Les calcifications des tendons
de la coiffe des rotateurs ou tendinite
calcifiante peuvent se présenter
sous 2 formes :
a) bursite aigüe calcifiante
avec douleur insomniaque souvent en
rapport avec une calcification molle
bien visible sur les incidences standards
et à l’arthroscanner,
entraîne souvent une épaule
pseudo-paralytique de quelques jours
et évoluent souvent spontanément.
b) calcifications ou macro calcifications
ou micro calcifications intratendineuses
plus diffuses qui relèvent
plus d’une transformation calcique
du tendon lui-même avec signes
cliniques évocateurs d’une
pathologie de la coiffe des rotateurs
sans rupture. Il s’agit de calcifications
dures et crayeuses également
bien visibles à la radio qui
évoluent moins facilement vers
la guérison spontanée.
4°) L’épaule
dégénérative
ancienne chez un sportif
plus âgé, due aux mouvements
répétitifs, à
des anomalies morphologiques osseuses
(acromion agressif) ou bien séquelles
de traumatisme avec arthrose acromio
claviculaire et ostéophytes
secondaires, enfin os acromial.
- Tableau à part : la rupture
du long biceps donnant une impression
de biceps à la « Popeye
» témoin d’une
lésion ancienne et d’une
rupture spontanée de la longue
portion du biceps souvent associée
à une diminution très
nette des douleurs.
Il peut s’agir également
de patients n’ayant jamais eu
de traumatisme mais ayant eu plusieurs
épisodes douloureux et d’impotence
fonctionnelle ayant parfaitement réagi
au traitement médical et local
infiltratif. Tous les tableaux sont
possibles, de la tendinite sans rupture
à la rupture transfixiante
ou à la très large rupture
avec compensation efficace du deltoïde
et du sous-scapulaire. Dans ces cas,
la fosse sus et sous-épineuse
sont atrophiées, le deltoïde
a un relief musculaire très
important et l’élèvation
antérieure active n’est
possible que par recentrage de la
tête dans le fond de la glène.
5°) Capsulite rétractile
: pathologie très invalidante,
douleurs diurnes majeures, insomnies
et épaule pseudo paralytique
qui évoluera spontanément
sur un délai très long,
entre 8 à 24 mois. S’y
associe souvent une déminéralisation
osseuse et un contexte psychologique
favorisant. Cette raideur inclut non
seulement la limitation de l’élèvation
antérieure mais surtout un
défaut majeur de rotation externe
témoin de la rétraction
capsulaire antérieure de l’épaule.
Chaque tableau
clinique apporte sa conduite à
tenir (C.A.T.)
Quel que soit le tableau, le patient
doit bénéficier d’une
rééducation avec le
masseur kinésithérapeute
et d’une auto rééducation
qu’il fera de manière
très régulière
à domicile en se prenant en
charge lui-même. Celle-ci a
pour but d’assouplir l’épaule
au maximum et d’éviter
l’atrophie musculaire. Cette
rééducation est un préalable
obligatoire à toute intervention
chirurgicale car toute intervention
sur une épaule raide risque
d’aboutir malheureusement à
une algoneurodystrophie et à
une rééducation fastidieuse,
douloureuse et très longue.
La rééducation se fera
de manière passive après
des jets de douche chaude ou un échauffement
massage chez le kiné, mouvements
pendulaires (Aspirine de l’épaule)
si possible bilatéraux avec
un poids de 2 kgs, ensuite mobilisation
par le kiné qui maintiendra
l’omoplate sur le plan du lit
sur un plan allongé sur le
dos : mouvements actifs aidés
les 2 mains jointes pour mettre les
bras le plus loin possible au-dessus
de la tête ou par l’intermédiaire
d’un bâton qui servira
également pour la rotation
externe, coude collé au corps,
le bras sain poussant le bras lésé
en rotation externe. Enfin, la rotation
interne, en station debout, le bras
lésé sera tiré
par le bras sain vers le haut comme
pour se sécher le dos avec
une serviette.
Ces mouvements seront faits de manière
très régulière
et fractionnée dans la journée.
Ils pourront être réalisés
en position demi assise, puis assise,
toujours en actif aidé. Le
travail des abaisseurs (sous-scapulaire)
est primordial à ce niveau
afin d’éviter l’ascension
de la tête humérale sous
l’acromion ce qui entraînerait
l’élèvation antérieure
de toute l’omoplate et de l’épaule.
La rotation en position R.E. 2 et
les 2 mains derrière la nuque
sont des mouvements très simples
à effectuer au cabinet du kinésithérapeute
mais le patient peut les effectuer
lors de ses déplacements.
Cette phase de rééducation
initiale est une nécessité
préalable à toute réalisation
d’arthroscanner car les images
obtenues sur une épaule raide
ne sont pas interprétables,
ou faussement interprétables.
Il faut donc insister sur l’assouplissement
initial de l’épaule avant
tout acte, qu’il soit arthrographique
ou chirurgical. La règle de
la non douleur est à transgresser
partiellement car la récupération
des amplitudes passe par des phénomènes
douloureux en position d’étirement
maximum.
C.A.T. en
cas de rupture récente :
Après l’assouplissement,
la phase douloureuse aigüe étant
passée, l’arthroscanner
confirme la lésion de rupture
transfixiante. Une intervention chirurgicale
est donc prévue qui pourra
se faire soit arthroscopiquement,
soit aidée arthroscopiquement
(Mini Open) soit en chirurgie ouverte.
Ce type de réinsertion peut
se faire par des points transosseux
par des implants métalliques
plantés dans la partie haute
du trochiter, ou par un implant métallique
appuyé sur la corticale externe
plus solide. Les 3 semaines suivant
l’hospitalisation d’une
durée de 1 à 4 jours
seront suivies par une reprise de
la rééducation passive
et active aidée immédiate
que le patient connaît parfaitement.
L’écharpe à type
de manchon est portée pour
3 semaines, mais sera enlevée
très régulièrement
dans la journée pour son auto
rééducation et au rythme
de 3 fois par semaine chez le masseur
kinésithérapeute. Le
manchon sera enlevé définitivement
à la 3ème semaine pour
la poursuite de la rééducation
active aidée jusqu’à
la 4ème/6ème semaine.
La rééducation active
ne débutera que quand les amplitudes
auront été retrouvées
pratiquement complètement.
Dans cette phase initiale, le patient
doit assumer une rééducation
identique à celle qui a été
réalisée en pré
opératoire pour qu’à
la consultation de la 6ème
semaine, si l’évolution
est favorable, la rééducation
plus active et dynamique puisse être
autorisée. La mise en tension
de la suture ne peut pas être
réalisée avant le 2ème
mois ½ à 3 mois. On
autorisera successivement des mouvements
actifs simples concentriques et excentriques,
allongé sur le dos, avec un
poids de 1 kg. Le patient pourra exercer
une rééducation en station
debout lorsque cela ne sera pas douloureux
et en débutant par un travail
actif aidé. Un travail musculaire
peut être débuté
rapidement sur les stabilisateurs
de l’épaule (mouvements
de rameur en dessous de l’horizontale).
Des mouvements de haussement d’épaule
en avant et en arrière permettront
de solliciter les trapèzes
symétriquement. La rééducation
en piscine est souhaitable mais il
ne faut pas chercher à nager
avant le 2ème mois ; seuls
des mouvements de barbotage et de
circonvolution seront réalisés
dans l’eau, immergé jusqu’à
la région cervicale. Une musculation
spécifique du deltoïde
sera réalisée à
l’aide de poulie thérapie
et d’élastique et les
abaisseurs de l’épaule,
grand pectoral et grand dorsal, seront
réalisés par des mouvements
de surélèvation.
Le travail dynamique sera au mieux
réalisé contre une résistance
élastique en rotation interne
et rotation externe. Une musculation
par des mouvements de « pompes
», sera suivie par une rééducation
proprioceptive contre la main du masseur
kinésithérapeute, puis
lancé de medicin ball ou d’appui
sur un ballon ou sur le mur et récupération
de chute contre un mur ou un trempoling.
Cette phase de renforcement musculaire
intensive et proprioceptive sera surtout
débloquée après
le 3ème mois pour permettre
une reprise d’activité
sportive à la fin du 4ème
mois.
En cas de rupture partielle de la
face superficielle ou profonde, en
fonction de l’épaisseur
atteinte, elle sera soit considérée
comme une rupture complète
si elle dépasse 50% de l’épaisseur,
soit fera bénéficier
en cas d’acromion agressif d’une
acromioplastie suivie d’une
rééducation passive
et active aidée pendant 4 à
6 semaines, rééducation
dynamique après le 2ème
mois.
Soit il n’existe aucune rupture
et il s’agit simplement d’une
hyper utilisation : le traitement
médical sera poursuivi ou une
acromioplastie sera réalisée
en cas d’échec du traitement
médical. Les lésions
associées seront traitées.
Les Slap Lésions justifieront
d’une réinsertion sous
arthroscopie, les pathologies du bourrelet
d’une résection arthroscopique
simple.
Les luxations récidivantes
associées à une coiffe
des rotateurs, fréquentes après
40 ans, justifieront d’un traitement
par butée osseuse ou intervention
de Bankart associée à
une réparation de la coiffe
des rotateurs. Les tendinites du biceps
justifieront soit d’une ténodèse
dans la gouttière si la lésion
est majeure, soit d’une régularisation
sous arthroscopie en cas d’anomalie
minime.
Dans les cas de lésion du sous-scapulaire,
la réinsertion de celui-ci
est primordiale par une exploration
antérieure de l’articulation.
Elle doit permettre de vérifier
également la bonne position
de la longue portion du biceps et
éventuellement sa ténodèse
à l’entrée de
la gouttière chez un sportif.
C.A.T. en
cas de traumatismes anciens :
L’auto rééducation
et la rééducation chez
le masseur kinésithérapeute
sont bien sûr effectuées
en même temps que le traitement
médical, éventuellement
associées à une infiltration
en cas de période très
douloureuse. Ce n’est que devant
la non récupération
de l’état antérieur
ou l’aggravation de cet état
qu’une intervention chirurgicale
peut être envisagée avec
les mêmes principes que précédemment.
Toutefois la qualité musculaire
des tendons réinsérés
(sus-épineux, sous-scapulaire)
est primordiale pour le pronostic
de cette épaule. En cas de
dégénérescence
grade 2, les risques de rupture itérative
sont beaucoup plus importants. L’activité
sportive sera peut-être donc
modifiée chez ces patients,
passage d’un sport de main à
un sport de membre inférieur
par exemple et la reprise de la rééducation
active et dynamique sera un peu retardée.
C.A.T. devant
une épaule micro-traumatique
:
1°) dans le cas de conflit postérieur
et supérieur de Walch en cas
de rupture de la face profonde du
sus-épineux par conflit postérieur
et supérieur, si la lésion
est peu importante (moins de 50% de
l’épaisseur), il faut
régulariser la coiffe des rotateurs
et électro-coaguler le tissu
inflammatoire, ne pas réaliser
d’acromioplastie et préserver
le ligament coraco-acromial qui est
un élément stabilisateur
antérieur de l’épaule.
En cas de rupture de plus de 50% de
l’épaisseur, il faut
considérer cette rupture comme
complète et la réinsérer
selon le principe de la chirurgie
de la coiffe des rotateurs. Y sera
associée une plicature capsulaire
antérieure selon la technique
de Bankart afin d’éviter
l’hyperlaxité antérieure
à l’origine du conflit
postérieur. Des ostéotomies
de dérotation ont été
réalisées mais avec
des résultats qui ne sont pas
toujours probants.
2°) Calcifications : le traitement
médical n’ayant pas abouti,
ni les infiltrations, une ponction
trituration est possible sous ampli
de brillance et en cas d’échec,
une acromioplastie sous arthroscopie
est réalisée en fonction
de la forme de l’acromion. La
résection sera importante ou
beaucoup moins importante et le ligament
coraco-acromial peut être laissé
en place. En cas de micro calcification,
une acromioplastie simple peut être
réalisée en cas d’échec
du traitement médical. Un pourcentage
d’algoneurodystrophie n’est
pas négligeable dans ce cas.
C.A.T. devant
une coiffe dégénérative
:
Si le patient garde une bonne fonction
et a une élèvation active
et peut réaliser son geste
sportif habituel, il ne faut surtout
pas l’immobiliser afin d’éviter
l’amyotrophie. Il ne faut surtout
pas réaliser d’intervention
chirurgicale pour ne pas décompenser
l’équilibre tendino-musculaire
qu’il a pu conserver.
En cas de douleur très spécifique,
il s’agit souvent d’une
lésion du tendon du biceps.
Dans ce cas, une section simple de
la longue portion du biceps, ou sa
ténodèse, peut être
réalisée sous arthroscopie.
La résection acromiale ou la
résection d’un ostéophyte
acromio-claviculaire est toujours
possible mais il peut être à
l’origine d’une perte
de capacité fonctionnelle.
Il faut donc être très
prudent sur l’indication opératoire
lorsque les patients ont une rupture
de longue date qu’ils ont parfaitement
compensée. En cas de rupture
importante sur une coiffe dégénérative,
les seules possibilités sont
les réinsertions de coiffe
massives par décollement de
la totalité de la coiffe des
rotateurs, avancement du sous-épineux
et surélèvation du sous-scapulaire.
Dans un cas où seul l’effet
antalgique est recherché, et
en cas de bon muscle deltoïde,
un lambeau deltoïdien est toujours
possible. Il est évident que
les capacités sportives du
patient seront largement diminuées.
C.A.T. devant
une capsulite rétractile :
La rééducation se fera
de manière très douce
et progressive sans être agressive.
La non douleur est de mise et les
adjuvants médicaux et infiltratifs
seront réalisés à
la demande. Il faut se garder d’envisager
une intervention chirurgicale trop
rapidement qui pourrait aggraver la
situation. Les risques d’algoneurodystrophie
sont majeurs à ce niveau. Ils
seront recherchés par les signes
habituels.
CONCLUSION
Il faut donc insister sur la parfaite
tolérance des lésions
de la coiffe des rotateurs qui ont
un effet bénéfique chez
certains, mais qui au contraire masquent
pendant de nombreuses années
une atrophie progressive et des lésions
qui seront très difficiles
à récupérer ultérieurement.
Chaque patient est particulier, pratiquant
un sport différent chez un
droitier et un gaucher, chez un sportif
individuel ou un sport d’équipe.
Il faut donc adapter à chacun
le meilleur traitement en insistant
beaucoup sur la phase de rééducation
pré opératoire et les
séquences de rééducation
post opératoire à respecter.
Le traitement médical sera
toujours préféré
initialement. Le traitement infiltratif
nous aidera souvent pour les périodes
hyperalgiques mais ne sera pas répété
trop souvent afin d’éviter
la dégradation tendineuse.
La conduite à tenir devant
une rupture de la coiffe des rotateurs
est un travail d’équipe.
Il se passe entre le patient qui doit
être coopérant, le médecin
sportif qui doit apprécier
la bonne évolution ou au contraire
l’aggravation d’un état
et en référer au kinésithérapeute
ou au chirurgien. Le kinésithérapeute
aura appris les techniques spécifiques
de rééducation pour
cette pathologie et le chirurgien
essaiera de n’opérer
que les patients qui en ont réellement
besoin pour des problèmes fonctionnels
ou douloureux, ou pour des problèmes
de prérogatives sportives.
La terminologie de PASH est à
éviter.
Il vaut mieux envisager des termes
plus précis pour avoir un traitement
plus précis : rutpure transfixiante,
tendinite calcifiante, conflit postérieur
et supérieur, Slap Lésion,
instabilité ou bien épaule
enraidissante ou capsulite rétractile.
La parfaite tolérance des lésions
de la coiffe des rotateurs nous interpelle
souvent car si l’on peut obtenir
de très bons résultats
chirurgicalement, on peut aussi quelquefois
obtenir des dégradations de
l’état antérieur.
Cette pathologie est donc complexe
et justifie d’y prêter
attention par une parfaite connaissance
mécanique et anatomique et
par une parfaite inter relation des
différents intervenants. |