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Conduite à
tenir |
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Le médecin retrouvera
:
- une douleur exquise sur la face externe
de la cheville
- un oedème péri-malléolaire
- une ecchymose (hématome) le
long de la face externe de la cheville
- des mouvements très douloureux
en flexion extension varus valgus
Le diagnostic sera clinique et radiologique
selon des critères simples :
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Les
critères d’Ottawa
Il existe • une douleur
à la palpation de la partie
postérieure de la malléolaire
externe, • une impossibilité
de marcher immédiatement
après l'accident •
une douleur en dehors du trajet
du ligament latéral externe
dans ce cas, on peut suspecter
une entorse et une déchirure
et un arrachement osseux.
Un bilan radiologique doit être
fait : face, profil, face en rotation
externe du pied avec
des clichés complémentaires
selon l'habitude ¾ externe
ou forcé.
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L'application en France des critères
d'Ottawa pose un problème médico-légal,
car il est difficile en cas de doute
de pouvoir, sans bilan radiologique,
d'affirmer ou non de la présence
d'une petite fracture de la malléolaire
externe.
Dans ce cas, que l'on soit footballeur
professionnel ou simple sportif passionné,
il est difficile de ne pas conseiller
la réalisation d'une radiographie
qui peut être complétée
dans un second temps par une échographie
tendino-articulaire.
Prise en charge
Sur le terrain : un seul mot : GREC
: Glaçage
Repos Elévation Contention
Secondairement, en fonction
de la gravité de l'entorse,
on pourra conseiller la simple immobilisation
par strapping souple jusque la pose
d'une orthèse avec interdiction
de marche pendant une durée pouvant
aller jusque trois semaines.
Indications
chirurgicales
Peu d’indications chirurgicales
restent posées actuellement…
Tout dépendra de l’intensité
de la laxité. En cas d’entorses
répétitives,
avec varus supérieur à
15° ou si l'on constate une lésion
osseuse ou ostéochondrale associée,
le chirurgien pourra s’aider d’imageries
complémentaires pour gérer
secondairement.
La rééducation
Elle est essentielle pour limiter les
récidives et redonner une sensation
de stabilité au footballeur.
Le kinésithérapeute
joue un rôle capital dans la prévention
secondaire des entorses tibio-tarsiennes
et dans la réhabilitation à
l'effort.
Conclusion
Les entorses du ligament latéral
externe type tibio-tarsiennes sont fréquentes
chez les footballeurs. Une bonne prise
en charge associée à
une rééducation
proprioceptive va limiter les
récidives.
Bien se chausser en fonction du terrain,
jouer en respectant l'autre et en pratiquant
des tacles «propres» reste
une bonne prévention afin d’éviter
cet accident fréquent du footballeur.
A lire également
: Entorse
du ligament croisé du genou
;
Lésions méniscales du
genou ;
Autres
blessures.
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