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Le Sportif Voyageur

 

Voyager en zone tropicale

Partir en zone tropicale peut réserver quelques surprises ....

Le retour d’un voyage en zone tropicale après la réalisation d’un stage, d’une compétition ou d’un simple raid-nature peut réserver quelques surprises et en particulier le déclenchement d’une fièvre dite « tropicale ».

Consultez l’ensemble des dangers potentiels

Les principales causes de fièvre en retour de voyage

Le paludisme

Il s’agit d’une affection tropicale transmise par les moustiques. La fièvre peut se déclencher après une durée d’incubation de plus de 7 jours.

Y penser en premier lieu est toujours logique en fonction bien entendu de critères comme le pays visité, la durée de cette visite, la protection ou non contre le paludisme par une prophylaxie efficace en vérifiant si le traitement pris correspondait aux conseils actuels donnés en particulier par le Ministère des Affaires Etrangères, lieu de la visite (centre ville ou campagne).

Un site vigilance moustiques a d’ailleurs été spécialement mis en place.

 

Et les autres fièvres tropicales

La Dengue

Les symptômes sont le plus souvent de type grippal (fièvre, maux de tête, courbatures) se manifestent dans les 3 à 14 jours (4 à 7 jours en moyenne) qui suivent la piqure par le moustique. La dengue touche indifféremment les nourrissons, les jeunes enfants et les adultes. L’hospitalisation est parfois nécessaire. Dans les cas de formes hémorragiques, qui restent rares, la maladie peut être grave .

Attention :Lentement mais sûrement, l’épidémie de dengue semble gagner du terrain en Polynésie française. Au total, 79 cas ont été confirmés. Ceux-ci sont répartis sur deux îles, Tahiti et Moorea, Lire la suite…..

Afin de donner un diagnostic à votre fièvre Il convient de reprendre des informations précises pouvant guider votre médecin.

Il s’agit :

  • du pays visité.
  • du type de circuit effectué.
  • du type de logement.
  • de la durée du séjour.
  • de votre hygiène alimentaire sur place.
  • de la façon de vous hydrater : avez-vous ou non toujours bu des eaux bouchonnées ?
  • du contact avec la population : avez-vous séjourné dans un hôtel « aseptisé » ou au contraire logé chez l’habitant ou sous la tente ?
  • avez-vous eu des contacts avec des animaux domestiques, sauvages ou des rongeurs ?
  • êtes-vous baigné à la piscine de l’hôtel ou au contraire avez-vous fréquenté la mer, les étangs, les eaux des rivières ou des eaux douces stagnantes ?
  • avez-vous été (ou vous souvenez-vous avoir été) mordu par un animal ou un insecte, voire une araignée, un serpent ou un scorpion, … ?

Durée d’apparition de la fièvre

  • moins de 7 jours : il peut s’agir d’une gastroentérite aigue, de salmonelles, de dengue, tourista …
  • de 7 à 14 jours : il peut s’agir de paludisme, de fièvre typhoïde, de leptospirose rickettsioses, chikungunya, etc …

 

Le Chikungunya

Le chikungunya est un virus transmis par le moustique. Le meilleur moyen de lutter contre la transmission du chikungunya est de se protéger individuellement contre les piqûres de moustique et de ralentir leur reproduction en détruisant les gites larvaires les plus évidents.

  • largement plus de 7 jours : il peut s’agir de paludisme, de primo-infection VIH, de tuberculose, d’hépatites virales A, B ou C, de trypanosomiases, de dengue, lyme, etc.

La Maladie de Lyme

Les signes cliniques

En dehors de la fièvre, il faut prendre en compte les autres signes cliniques associés :

  • type de la fièvre : constante, avec ou non sudation nocturne…
  • association d’une diarrhée.
  • association d’un ictère (jaunisse).
  • association de selles claires ou d’urines foncées.
  • association de signes cutanés : pustules, érythèmes, etc.

Attention : il y a urgence d’hospitalisation si apparition d’un syndrome méningé avec raideur, céphalées et signes neurologiques

Les examens demandés

Le médecin pourra s’aider de toutes les méthodes possibles à sa disposition, dont une consultation spécifique des maladies parasitaires et tropicales.

On pourra demander :

  1. un bilan biologique et sérologie adaptée.
  2. un bilan de selles.
  3. un bilan urinaire.
  4. une radiographie thoracique.
  5. d’autres examens pourront être demandés selon le contexte clinique.
  6. une hospitalisation dans un service spécialisé est souvent nécessaire.
  • Rats, rongeurs (leptospiroses)
  • Tiques (Lyme)
  • Mouches (maladie du sommeil, maladie de Chagas)
  • Moustiques (paludisme, dengue)
  • Araignées (allergies, infections)
  • Scorpions (douleur, fièvre, collapsus)
  • Serpents (allergies, œdème, collapsus)
  • Poissons (morsures, infections, allergies)
  • Chiens, chats (Rage, mycoses, allergies)
  • Volailles, oiseaux (Grippe aviaire)
  • etc..

Comment reconnaître l’insecte piqueur ?

Toute piqûre inquiète par sa douleur et le gonflement mais au-delà il faut pouvoir identifier le responsable pour en prévoir les dangers.

  • Sillons, vésicules ou nodules on pense à la gale.
  • Piqûres multiples en ligne ou courbe sur les fesses on pense puce.
  • Piqûre unique avec un ou deux points on pense araignée.
  • Piqûre et démangeaisons dans les cheveux on pense poux.
  • Piqûre pubis, cils sourcils on pense morpion.
  • Piqûre au niveau des ceintures ou chaussettes on pense aoûtats.
  • Piqûres multiples parties découvertes on pense moustique.
  • Piqûres multiples après un voyage ou nuit d’hôtel on pense punaise.

Exemple de conduites à tenir :

  • Définir et clairement identifier les causes de la plainte (animal, traumatisme, allergie, etc.).
  • Reconnaître :- les dangers pour la personne et l’entourage dont les témoins. – les signes cliniques.
  • Evaluer :- les signes de gravité. – les facteurs de risques.
  • Faire les ou les gestes immédiats protecteurs
  • Faire appel aux autorités locales
  • Entretenir une vigilance jusqu’au retour en France

La meilleure prévention contre les diarrhées (tourista)

>>>>Boire de l’eau en bouteille ou traitée

  • eau non stockée à la chaleur et encapsulée (de préférence gazeuse)
  • ou traiter son eau :

– décantation, filtration
– ébullition + deux minutes à gros bouillons
– filtration spécialisée (Katadyn)
– désinfection (DCCNA, Micropur, hydroclonazone)

  • attention au brossage des dents (utilisez principalement de l’eau gazeuse)
  • se laver les mains (solution hydroalcoolique)

Revue des maladies Exotiques !!!!!

  • Paludisme > la fièvre du moustique.
  • Amibiase > diarrhée glaireuse (non fébrile).
  • Tourista > gastroentérite locale (salmonelles).
  • Fièvre jaune > par le moustique (vaccination obligatoire).
  • Hépatite virale > par aliments contaminés.
  • Mycoses > par contact direct.
  • MST > par rapports non protégés.
  • SRAS> par séjour en zone endémique
  • Viroses et bactéries > alimentation, boissons, contact direct.
  • Déshydratation > soleil, chaleur, inconscience.
  • Allergie > poissons, méduses, nourriture locale, ingrédients.
  • Grippe aviaire > animaux.

Sites recommandés

+ Société de Médecine des Voyages.
+ Ministère des Affaires Etrangères.
+ Institut Pasteur.
+ Organisme Mondial de la Santé.

Lire aussi notre dossier : La pratique du sport l’été, en voyage, en vacances.

Avant de partir dans des zones tropicales, il est nécessaire de se renseigner sur :

  • la juste prophylaxie à prendre contre le paludisme.
  • les mesures d’hygiène.
  • les infections intercurrentes émergentes (chikungunya, dengue).
  • Les CHU possèdent une consultation spécifique des maladies parasitaires et tropicales. N’hésitez pas à aller les consulter.

Les voyages, le sport à l’étranger dans les zones tropicales représentent un risque non négligeable qu’il est nécessaire d’appréhender avec sérieux et professionnalisme. Nous vous recommandons non seulement de prendre toutes les précautions en France avant et à votre retour, mais de souscrire systématiquement une très bonne assurance rapatriement qui couvre les soins médicaux sur place, car certains pays facturent très cher les soins et les hospitalisations.

Soyez vigilants, respectez les consignes de sécurité et ne vous laissez pas trop émerveiller par l’exotisme.

Focus : Protection contre le paludisme en plus de la prise d’un traitement préventif

  • Importance des répulsifs anti-moustiques
  • vêtements couvrants imprégnés (Moustifluid tissus, écran, voilages, etc.)

AFSSAPS recommande :

– citopiodol adulte.

– IR3535 (recommandé pour les femmes enceintes).

– Deet chez l’enfant selon les cas et les concentrations.

– KBR adulte.

  • Moustiquaires
  • Diffuseurs et sprays
  • Pas d’ultrasons car utilité non scientifiquement validée
  • Attention aux zones avec eaux stagnantes

Les informations données sur ce site ne peuvent en aucun cas servir de prescription médicale.
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Retrouvez les bienfaits des activités physiques, les bonnes pratiques pour votre santé, dans : « A vos marques, prêts, Bougez ! Et Sportifiez vous ! » Des Dr Patrick Bacquaert et Frédéric MATON, Ed. Chiron

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