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Sports d’hiver et mal des montagnes

Le mal des montagnesLe ski alpin est le plus populaire de tous les sports d’hiver. Il est pratiqué par de nombreux vacanciers, quel que soit leur âge. Le ski par ailleurs est un sport olympique dont les premiers Jeux d’hiver se déroulèrent à Chamonix en 1924.

Mieux connaître les effets dus à l’altitude : le mal aigu des montagnes (MAM)

L’altitude et l’effort physique entraînent une fatigue importante en raison du manque d’oxygène. L’adaptation au-delà de 2 000 mètres peut demander quelques jours. Il n’est pas rare de retrouver essoufflement, fatigabilité, perte de sommeil, migraine ou saignement de nez. Le plus grave est l’œdème pulmonaire.

Le traitement du MAM : l’aspirine mais il faut redescendre au plus vite.
Le Saviez-Vous ?

Le système national d’observation de la sécurité en montagne (SNOSM) recense près de 50.000 interventions sur les pistes. Les médecins de montagne dénombrent 140.000 personnes prises en charge pour traumatismes divers (2007) et on estime que le nombre de décès annuel sur les pistes pourrait s’élever à une vingtaine (hors avalanche, ski de piste, escalade en haute montagne).

 

Les contre-indications des séjours à plus de 2 000 Mètres

Cette liste est donnée à titre indicatif, prenez conseil auprès de votre médecin.

  • Grossesse.
  • Insuffisance respiratoire.
  • Insuffisance cardiaque.
  • Antécédent d’accident vasculaire cérébral.
  • Asthme au froid.
  • Épilepsie.
  • Enfant de moins de 18 mois.
  • Diabète non équilibré.
  • Antécédent d’œdème aigu des poumons.
  • Hypertension artérielle instable.
  • Migraine sévère, mal des montagnes
  • Trouble du sommeil, troubles psychiques
  • Allergie au froid, maladie de Raynaud, acrocyanose

Les différentes techniques de ski alpin

La plupart des pratiquants se contentent d’effectuer des descentes de pistes balisées, adaptées à leur niveau de performance. On peut débuter la pratique du ski alpin très jeune. Ainsi, dès l’âge de 3 ans, des écoles de ski proposent des jeux ; alors qu’à l’âge de 6 ans, les jeunes montagnards peuvent se préparer aux premières compétitions qui se déroulent souvent dès l’âge de 9 ans.

Il n’y a pas de limite d’âge dans la pratique du ski, mais il est indispensable de réduire progressivement ses ambitions car avec l’âge, nous perdons nos réflexes, notre équilibre et notre force musculaire. Par ailleurs, nos temps de réaction s’accentuent, limitant ainsi les possibilités de réactions permettant d’éviter les chutes. Avec l’âge, toute chute aura des conséquences plus graves, en particulier en raison de la diminution de la masse osseuse (ostéopénie ou ostéoporose), source de fracture plus fréquente.

Le ski hors piste peur être dangereux, renseignez –vous sur la météo et les conditions de stabilisation de la couche neigeuse.

Les accidents de ski

Les accidents traumatiques

Les accidents traumatiques sont de plus en plus nombreux en raison de l’encombrement des pistes et de leur amélioration qui permettent un gain de vitesse : chutes, chocs, provoquant des traumatismes crâniens et des lésions de la colonne vertébrale, fractures touchant membres supérieurs et membres inférieurs.

Les accidents isolés dus à des chutes

Ils touchent plus généralement les genoux, avec des lésions graves du ligament croisé antérieur (plus fréquent chez les femmes en raison de la morphologie de leurs membres inférieurs) ou plus complexe, associant ligament croisé postérieur, ménisque et fractures associées. Les fractures multiples ne sont pas rares, en raison de l’encombrement des pistes et l’augmentation de la vitesse, aux membres supérieurs et inférieurs, rachis et surtout touchant la face et le crâne avec perte de connaissance voire le décès de la personne.

Le froid et le soleil sont les principaux responsables d’un certain nombre de pathologies, comme un coup de soleil, une conjonctivite, un herpès, les lèvres gercées, des ampoules et gelures diverses.

Conclusion

La pratique de sports d’hiver doit permettre de se retrouver dans un environnement de détente où les bienfaits de l’altitude seront mis à profit pour travailler l’adaptation cardio-respiratoire, l’équilibre et la tonification musculaire.

Toutefois, les accidents ne sont pas rares et quelquefois malheureusement inévitables. Leur bonne gestion permet d’en limiter les conséquences. C’est pourquoi il ne faut pas se surestimer, ni pratiquer sans formation préalable, posséder un bon équipement, respecter météo et panneaux de signalisation de la station, ne jamais partir seul, prévenir son entourage des sorties envisagées, et avoir sur soi au minimum un téléphone portable ou une balise de survie, ainsi qu’une collation (eau, barres céréalières…).

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