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Tension artérielle : l’activité physique pour réduire la pression !

Tension artérielle et sport

Condition de réussite pour réduire sa tension artérielle : un traitement bien suivi par un patient informé et impliqué.

La pratique d’une activité physique adaptée entraîne une diminution des chiffres de tension artérielle à condition toutefois que cette activité soit d’intensité modérée, d’une durée suffisamment longue, et régulière.

L’exercice physique ou sportif s’accompagne toujours d’une élévation de la pression artérielle, ce qui peut permettre à certains de ne pas vouloir bouger pour la santé dans la mesure où ils ont peur d’accentuer anormalement pendant l’effort leur tension artérielle.

La pression artérielle, paramètre que le médecin surveille très souvent, se définit par une valeur au repos, maximale (systolique de 140) et minimale (diastolique de 90), soit 14/9.

Pourquoi faire baisser la tension artérielle ?

Car elle est l’un des principaux facteurs de risque vasculaire. Les bénéfices de la baisse de la pression artérielle (PA) chez un patient hypertendu sont démontrés. Elle réduit le risque d’accidents vasculaires cérébraux, de démence, d’insuffisance cardiaque, d’infarctus du myocarde et de décès d’origine cardiovasculaire. Cette baisse retarde aussi l’insuffisance rénale chronique terminale.

La place des mesures hygiéno-diététiques

Les mesures hygiéno-diététiques contribuent à la réduction des chiffres tensionnels et font partie intégrante de la prise en charge du patient.

Elles comprennent :

Hypertension artérielle de l’adulte : dépister tôt, traiter mieux

L’hypertension artérielle (HTA) touche près d’un adulte sur trois en France.


Sans traitement adapté, elle peut provoquer des maladies cardio-vasculaires graves pouvant aller jusqu’au décès. Aujourd’hui, l’hypertension reste trop souvent sous-diagnostiquée et, pour beaucoup de patients pris en charge, la pression artérielle reste mal contrôlée. C’est pourquoi la Haute Autorité de Santé (HAS) et la Société Française d’HTA (SFHTA) publient une fiche mémo destinée aux professionnels de santé (PDF) en vue de favoriser le diagnostic précoce et une prise en charge adaptée et efficace des patients hypertendus.

En France, environ 14 millions de personnes ont une hypertension artérielle. Cette affection peut avoir des conséquences graves, notamment cardio-vasculaires : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, anévrisme, insuffisance cardiaque, insuffisance rénale et démence. Si un traitement adapté peut permettre de réduire significativement ces risques, des progrès doivent encore être réalisés aussi bien concernant le dépistage précoce que le suivi.

En effet, un hypertendu adulte sur deux ignore souffrir de cette maladie et 50% des hypertendus traités ont toujours une pression artérielle mal contrôlée (traitement mal suivi, trop intense ou mal adapté).

Favoriser le dépistage précoce

Mesurer la pression artérielle régulièrement en consultation.

L’hypertension artérielle est une maladie silencieuse qui ne présente généralement pas de symptômes. Pour la dépister le plus précocement possible, et éviter ainsi l’apparition de conséquences souvent irréversibles, le médecin traitant est en première ligne. En contact régulier avec ses patients, il doit régulièrement mesurer leur pression artérielle quel que soit le motif de la consultation.

Les autres professionnels de santé en contact fréquent avec une population adulte (autres spécialistes, médecins de santé au travail, pharmaciens, infirmiers) doivent aussi être encouragés à adopter ce réflexe. Après la découverte d’une pression artérielle élevée et persistante dans le temps, le diagnostic est à confirmer par une mesure en dehors du cabinet médical, au domicile, par le patient lui-même grâce à un dispositif d’auto-mesure ou avec l’aide de professionnels en ambulatoire (MAPA, Mesure ambulatoire de la pression artérielle, communiqué de presse HAS 27/10/2016).

Une prise en charge

Elle comprend dès le début des mesures hygiéno-diététiques…

L’objectif de la prise en charge de l’hypertension est de réduire le risque cardiovasculaire ce qui passe pour la plupart des patients par une réduction de pression artérielle à moins de 140/90 mmHg (<150 mmHg chez la personne de plus de 80 ans) dans un délai de 6 mois.

A cet effet, dès la confirmation du diagnostic, l’instauration de mesures hygiéno-diététiques est essentielle. Elles sont un moyen efficace pour agir sur la pression artérielle car certains facteurs de risque d’hypertension sont liés au mode de vie.

L’activité physique pour combattre l’HTA

Le patient doit être incité à l’arrêt du tabac qui réduit directement le risque cardiovasculaire, à la perte de poids en cas de surpoids, à la diminution de la consommation de sel et d’alcool et à la pratique d’un exercice physique. Ces mesures sont à rappeler régulièrement tout au long du suivi. Complétée par un traitement médicamenteux le moins contraignant possible.

Après l’instauration des mesures hygiéno-diététiques, le recours à un (ou plusieurs) médicament sera évalué en fonction du profil de patient et de la sévérité de son hypertension. Le cas échéant, le traitement médicamenteux prescrit devra être le moins contraignant possible pour favoriser l’adhésion du patient : proposer une seule prise par jour, privilégier des comprimés associant plusieurs molécules (associations fixes) lorsqu’une bithérapie est nécessaire et s’assurer que le traitement est bien toléré.

Condition de réussite

Un traitement bien suivi par un patient informé et impliqué.

Le traitement de l’hypertension est le plus souvent à suivre au quotidien et à vie. Souvent vécu comme contraignant, il est parfois mal suivi par les patients. C’est pourquoi, lors du démarrage de la prise en charge, un temps doit être dédié par le médecin traitant à l’explication des risques de l’HTA et des objectifs du traitement. Il s’agit de favoriser l’implication du patient. Lors du suivi, outre la mesure de la tension artérielle, il conviendra d’aménager avec lui un temps de discussion et d’échange.

A cette occasion, le médecin pourra s’assurer du bon suivi du traitement, aussi bien médicamenteux que hygiéno-diététique. Son objectif sera de rechercher d’éventuels facteurs de résistance et d’identifier les difficultés rencontrées par le patient pour lui proposer des solutions adaptées. Sources : HAS

Les mesures

On trouve dans le commerce de plus en plus d’appareils d’auto-mesure de la tension artérielle (bénéficiez de 5% de réduction cumulable chez notre partenaire Girodmédical avec le code promo : IRBMS5). Il est conseillé d’utiliser des appareils avec brassard au bras, plutôt que d’autres qui se fixent au poignet.

Les conditions de mesure sont importantes, il faut :

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Activité physique et hypertension artérielle

L’exercice physique fait partie de la prise en charge d’une hypertension artérielle. Il sera associé à la fois si nécessaire à un traitement, et à des recommandations hygiéno-diététiques.
Par ailleurs, on conseillera l’arrêt de la consommation d’alcool et de tabac.

Au contraire, l’absence d’activité physique régulière chez les sédentaires est un facteur de risques important cardiovasculaire qui vient s’additionner au risque chez tout malade hypertendu.

La pratique d’une activité physique adaptée entraîne une diminution des chiffres de tension artérielle à condition toutefois que cette activité soit d’intensité modérée, d’une durée suffisamment longue, et régulière.

On retrouve des résultats significatifs après 3 semaines d’entraînement à l’exercice physique. Toutefois, il faut continuer l’effort car le résultat ne se fait sentir qu’après 6 mois.

Recommandations essentielles

Favoriser l’endurance (aérobie) en proposant des valeurs cibles de fréquence cardiaque (Fc).

Proposer une tonification dynamique à faibles charges et progressivement

Vérifier la tolérance aux traitements

Quel exercice physique et quelle fréquence cardiaque ?

Une activité physique de faible intensité, de longue durée, régule mieux la tension artérielle qu’une activité courte et intense.

Le programme de reprise de l’entraînement doit être progressif, adapté à ses propres capacités physiques en prenant en compte différentes contraintes, comme l’essoufflement, le poids ou l’arthrose.

Le médecin traitant est le meilleur conseil pour délivrer un certificat dans le cadre de la prescription du sport santé sur ordonnance.

L’activité physique n’est pas forcément la pratique d’un sport. On peut réaliser une activité physique au quotidien, dans les gestes courants de la vie.

Les exercices doivent être pratiqués régulièrement trois fois par semaine en alternant bien entendu des jours de repos. Un équilibre sur la semaine est donc conseillé, voire obligatoire.

Au bout d’un mois de reprise des activités physiques, il faut demander à son médecin une réévaluation clinique et para-clinique de son état de santé, à la recherche bien entendu de signes de fatigabilité.

Le malade hypertendu peut réaliser une activité physique sous condition que sa tension artérielle soit contrôlée et stabilisée sous traitement, et que celle-ci ne soit pas supérieure à 180/105.

Focus médecin : La prévention des MCV doit être un effort qui doit se poursuivre jusqu’à la fin de la vie (Société Européenne de Cardiologie) : Arrêt du tabac, activité physique et adaptation alimentaire.

Les risques d’une pratique d’activité physique

La mort subite, qui est rare, est une complication réelle et redoutée de toute personne cardiaque ou non qui pratique une activité physique.

En dehors des causes expliquées qui peuvent être traitées préventivement, il existe malheureusement un certain nombre de cas où l’accident est soudain, non prévisible et arrive chez les gens en pleine santé. Ce risque ne doit pas décourager les sédentaires de bouger plus. En effet, on peut mourir d’une mort subite d’origine cardiaque, chez soi en regardant la télévision au repos.

Toutefois, l’on peut conseiller sur chaque lieu de pratique de maintenir un réseau d’activation d’urgence directe :

Par ailleurs, la multiplication de formation en gestes qui sauvent pourrait être une solution à réduire les morts d’origine cardiaque.

Reste l’interrogation sur l’intérêt d’équiper de nombreux lieux de pratiques avec des défibrillateurs semi-automatiques mais surtout de mieux connaître les gestes qui sauvent.

Cas particuliers

Hypertension artérielle et dopage

Chez le sportif, le problème de dopage se pose lorsque celui-ci est traité pour hypertension artérielle. En effet, les bêta-bloquants et les diurétiques figurent sur la liste des produits interdits en compétition. Toutefois, le problème est relativement complexe dans la mesure où tous les sports n’appliquent pas la même législation vis à vis de ces produits donnés pour traiter l’hypertension artérielle.

Groupe P2 > BÊTA-BLOQUANT

Les bêta-bloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants et aussi interdits hors-compétition si indiqué :

*Aussi interdit hors-compétition

Il faut donc à la fois prévenir son médecin si l’on est pratiquant licencié en compétition, et par ailleurs vérifier la notice du médicament où figure souvent les avertissements par rapport à la lutte anti-dopage. Voir la liste des produits interdits et dopants.

On commence demain ?

 

Dès le feu vert de votre médecin, vous devez débuter l’effort à une fréquence cardiaque de 50% de celle qui pourrait théoriquement être la votre (220 – l’âge)/2.

Exemple :

Il s’agit soit de vérifier cette pulsation avec un appareil simple appelé cardiofréquencemètre, soit de respecter un effort confortable, on peut parler à son voisin sans être essoufflé. Utilisez aussi les applications de votre téléphone portable ou la santé connecté et les traqueurs d’activités.

Bien entendu, on continue à vérifier soi-même ou chez son médecin ou à la pharmacie sa tension artérielle.

On complète cet effort d’endurance, c’est à dire la marche, par deux séances de 30 minutes par semaine de gymnastique, souplesse et étirements.

Enfin, on n’oublie pas chaque jour de réaliser au quotidien une activité physique d’une trentaine de minutes. Ceci en suivant les conseils proposés sur notre site dans la rubrique « Bougez, c’est la Santé® » (promener son chien, jardiner, bricoler, prendre les escaliers,…).

N’oubliez pas de mettre des vêtements confortables ou sportifs et de vous équiper de bonnes chaussures, ou de chaussures adaptées à l’effort.
Lutter contre la sédentarité, c’est protéger son cœur, et profiter de son environnement en découvrant une nature souvent inexplorée jusqu’alors.

Bon courage, et n’oubliez pas le slogan « Bougez, c’est la Santé® » … une bonne raison de Dire oui à l’activité physique !