De nombreuses études scientifiques montrent que l’activité physique régulière joue un rôle essentiel dans la préservation de la santé mentale. Le sport agit à la fois sur le corps et sur le cerveau.
Lors d’un effort physique, l’organisme libère différentes substances chimiques, notamment les endorphines, souvent appelées « hormones du bien-être ». Celles-ci contribuent à améliorer l’humeur, diminuer le stress et favoriser une sensation d’apaisement.
La santé mentale est prise en compte dans l’ensemble de la Stratégie Nationale Sport-Santé. Parce que l’activité physique et sportive (APS) contribue très largement au mieux-être psychologique, cette préoccupation inspire toutes les actions de la SNSS, à tous les âges et à tous les moments de la vie (école, études, travail, territoires, soins, domicile), en cohérence avec la Grande Cause Nationale 2025 et 2026 dédiée à la santé mentale.
L’activité physique est une thérapie non médicamenteuse efficace .
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Rôle de l’activité physique et du sport
L’activité physique (AP) est un déterminant majeur de l’état de santé des enfants et des adolescents, selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), c’est-à-dire un état complet de bienêtre physique, mental et social. L’AP favorise une croissance harmonieuse et le bon développement psychomoteur du jeune enfant. Elle améliore la condition physique de l’enfant et de l’adolescent. Elle a des effets sur la santé du futur adulte et sur son niveau d’AP
Véritable outil de prévention le fait de bouger au quotidien favorise
- La socialisation ;
- L’apprentissage des règles collectives ;
- La gestion des émotions ;
- La confiance en soi.
- Le maintien des capacités cardio respiratoires
En France, deux jeunes sur trois (de 6 ans à 17 ans) présentent un risque sanitaire préoccupant caractérisé par le dépassement simultané des deux seuils sanitaires : moins de 60 minutes d’AP par jour (inactif) et plus de 2 heures de temps d’écran. Téléchargez le guide de la HAS «Activité physique à des fins de santé chez l’enfant et l’adolescent ».
Méthodologie recommandée
Rappel de l’organisation mondiale de la santé (OMS)
- Relier les temps d’activité (dont les 30 minutes d’APQ à l’école) à des objectifs de régulation émotionnelle et d’attention : jeux coopératifs, respiration, pauses actives, rituel de retour au calme. Proposer des formats inclusifs et non culpabilisants pour les jeunes éloignés de l’APS (activités non compétitives, groupes d’essai, créneaux adaptés), avec une attention particulière portée aux filles
- Viser à ancrer durablement les 30 minutes d’activité physique quotidienne à l’école primaire et dans les établissements médico-sociaux accueillant des enfants en situation de handicap. Elle s’appuie sur le renforcement de la formation des enseignants, le développement d’outils pédagogiques adaptés et des partenariats avec le mouvement sportif.
- Cibler les collégiens et lycéens les plus éloignés de la pratique, en renforçant les dispositifs de repérage (tests de condition physique), en développant des offres sport-santé accessibles, et en articulant les différents leviers existants (pass Sport, ICAPS, sections sportives…).*
Comment combattre le mal être ?
- Pratiquer de l’activité physique
- Dormir suffisamment et avec des horaires réguliers
- Prendre du temps pour des loisirs et/ou un hobby
- Aider les autres
- Pratiquer la gratitude
Santé mentale des jeunes : des conseils pour prendre soin de sa santé mentale
Les contre-indications absolues et définitives à la pratique du sport sont rares chez l’enfant et adolescent mais des restrictions de pratiques peuvent être temporaires.
L’exemple d’une pratique ludique dans le cadre du sport santé : le saut à la corde
Le saut à la corde est une activité qui permet un bon renforcement musculaire, le travail de l’équilibre et de la coordination et la stimulation de nos filières énergétiques.
Adolescente et sport : un vrai dérochage
« Aujourd’hui en France, 49 % des adolescentes abandonnent le sport avant leurs 15 ans (UNESCO – 2024), c’est 6 fois plus que chez les garçons.
Un phénomène massif mais inexpliqué, que nous voulons, chez MGEN, mettre en lumière. Parmi ces jeunes filles qui arrêtent, près d’une sur deux (45,2 %) abandonne le sport malgré elle.63% des adolescentes estiment que les changements physiques rendent le sport moins agréable. C’est le frein le plus fort. L’adolescence accentue les gênes corporelles (poids, poitrine, croissance), qui rendent le sport « moins agréable ».
Cela renvoie au rapport au corps, souvent fragilisé à cet âge. On voit clairement que le corps devient un obstacle à la pratique sportive (lire le rapport édité par la MGEN).»
Conclusion : « l’activité physique est la nourriture du cerveau »
Les compétences psychosociales sont la capacité d’une personne à répondre avec efficacité aux exigences et aux épreuves de la vie quotidienne, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). C’est l’aptitude d’une personne à maintenir un état de bien-être mental, en adoptant un comportement approprié et positif à l’occasion des relations entretenues avec les autres, sa propre culture et son environnement
Pour les enfants et adolescents les principales compétences sociales sont les suivantes
- Communication, notamment au niveau de l’expression et de l’écoute
- Apprivoiser les réseaux sociaux
- Gestion des conflits familiaux, scolaires et extra scolaires
- Empathie envers les autres
- Collaboration en groupe
L’aide potentielle est surtout intra familiale mais les copains, l’école, les professeurs jouent un rôle facilitateurs et ainsi la pratique d’un sport ou d’une activité physique en club ou association apporte un des éléments de la socialisation en éloignant l’isolement par les écrans et les réseaux sociaux. Le rôle des encadrants en activité physique et/ou des entraineurs de sport est ainsi une plus-value au maintien d’une bonne santé mentale
Premier traitement de la dépression légère à modérée, l’activité physique et sportive est aussi une alliée dans la prévention et la prise en charge de nombreuses maladies psychiatriques. Bouger au quotidien aide aussi à garder un meilleur moral. Selon le Professeur François Carré, cardiologue et médecin du sport lien vers son article