
La santé mentale occupe aujourd’hui une place essentielle dans notre société.

Longtemps considérée comme un sujet secondaire ou tabou, elle est désormais reconnue comme un élément fondamental du bien-être humain. La santé mentale ne concerne pas uniquement les personnes souffrant de maladies psychiatriques : elle touche tout le monde actif ou sédentaire, jeune ou séniors et quel que soit le sexe.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la santé mentale correspond à « un état de bien-être dans lequel une personne peut se réaliser, surmonter les tensions normales de la vie, accomplir un travail productif et contribuer à la vie de sa communauté ».
Ainsi, être en bonne santé mentale ne signifie pas seulement l’absence de maladie. Cela implique également un équilibre émotionnel, psychologique et relationnel permettant de faire face aux difficultés du quotidien (à noter l’organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité).
Dans un contexte marqué par le stress, l’accélération des rythmes de vie, les crises économiques, les tensions sociales et l’hyper-connexion numérique, les troubles psychiques sont en augmentation dans de nombreux pays. Cette évolution fait de la santé mentale un enjeu majeur de santé publique, mais aussi un enjeu humain, social et économique.
L’IRBMS en complément de cet article argumenté propose un dossier thématique dédié à la santé mentale
Le constat depuis 2020
Lire le rapport de l’OMS
La dégradation de la santé mentale de la population représente un enjeu de santé publique majeur, et les pouvoirs publics ont fait de la santé mentale la Grande Cause Nationale 2026 en prolongeant cette cause pour 2026
Il est estimé que plus d’un Français sur cinq sera touché par un trouble psychique au cours de sa vie (selon l’Organisation Mondiale de la Santé). 16 % de la population en France est affectée par un état dépressif et 23 % par un trouble anxieux, selon Santé publique France.
Depuis le 16 mai 2025, les assurés peuvent bénéficier de 12 séances prises en charge par l’Assurance maladie, au lieu de 8 auparavant. Il n’est plus nécessaire d’être adressé par le médecin ou la sage-femme pour en bénéficier.
Comprendre la santé mentale
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Définition de la santé mentale
L’état de la santé mentale se mesure difficilement. Quand ils existent, les troubles sont d’une très forte hétérogénéité, entre les dépressions, les troubles anxieux, les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), la schizophrénie, les troubles bipolaires, les troubles du comportement alimentaire…. Certains sont passagers, d’autres peuvent devenir chroniques, et seuls certains sont très sévères : leur appréhension, leur mesure, leur signification quant à l’état de la santé de la personne, sont délicates. Surtout, la santé mentale ne se réduit pas aux troubles. Cela veut dire qu’il ne faut pas se contenter de mesurer la prévalence de certains symptômes, mais bien aussi s’interroger sur l’évolution du bien ou du mal-être, de l’état émotionnel…. Sur ce plan, l’offre statistique a évolué et des études, de nouveaux indicateurs cherchent désormais à mesurer le degré de « satisfaction dans sa vie actuelle » ou le bien-être mental. Les données disponibles confirment que les jeunes se disent en meilleure santé mentale que les adultes. Mais elles montrent une dégradation, qui doit alerter toute la société.
La santé mentale est un état d’équilibre entre différents aspects de la vie :
- Les émotions ;
- Les relations sociales ;
- La capacité à agir ;
- L’estime de soi ;
- La gestion du stress ;
- L’adaptation aux changements.
Elle varie au cours de la vie et peut être influencée par de nombreux facteurs : événements familiaux, travail, santé physique, pratique physique, environnement social, traumatismes ou difficultés économiques.
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Différence entre mal-être et maladie mentale
Le mal-être est une rupture avec du ressenti du bonheur sans lien direct avec la gravité des faits déclenchants. Il s’oppose au bien-être amélioré par « le bouger plus ».
Il est important de distinguer plusieurs situations :
Le mal-être passager
Il peut être lié à une difficulté temporaire : fatigue, blessures, douleurs, stress, deuil, séparation ou surcharge de travail, etc….
A ce stade la réversibilité est possible sans médicament mais avec une reprise en main de sa socialisation et une pratique ludique du bouger plus
La souffrance psychologique
Elle devient plus profonde et plus durable. La personne ressent une détresse qui perturbe sa vie quotidienne. La désocialisation est un facteur de risque aggravant, ainsi participer à des séances sport santé en groupe et en club libère cet isolement. Le médecin traitant ou le soignant doit à ce stade préconiser une rupture des habitudes de vie en préconisant la pratique groupée de l’activité physique comme thérapie non médicamenteuse
Le trouble psychiatrique
Il s’agit d’une maladie nécessitant un accompagnement médical ou psychologique.
Parmi les principaux troubles psychiques figurent :
- La dépression ;
- Les troubles anxieux ;
- Les addictions ;
- Les troubles bipolaires ;
- Les troubles alimentaires ;
- Certaines pathologies liées au vieillissement.
- Les pathologies induites par l’isolement sur les écrans
Les principaux troubles de santé mentale
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La dépression
La dépression est l’un des troubles psychiques les plus fréquents et souvent mal identifiée à ses débuts. Elle touche près de 20% de la population ce qui légitime le sport santé car associer l’activité physique (endurance) et les exercices de relaxation à des mesures du rééquilibrage de l’alimentation et de prise en charge du sommeil est un pilier de la réussite thérapeutique.
Elle se caractérise notamment par :
- Une tristesse profonde ;
- Une perte d’intérêt ;
- Une fatigue importante ;
- Des troubles du sommeil ;
- Une perte de confiance en soi ;
- Des troubles du comportement alimentaire
- Parfois des idées suicidaires.
La dépression peut toucher tout le monde, quels que soient l’âge ou la situation sociale. Les enfants peuvent présenter des signes de dépression que l’on peut repérer par des changements de comportements
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Les troubles anxieux
L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle est excessive, permanente et handicapante. Certaines personnes ont naturellement un caractère dit anxieux qui est en réalité une petite perte de confiance en soi pour bien faire il ne faut pas confondre ce trait de caractère avec les bouffées anxiogènes qui perturbent et qui apporte un mal-être
Elle peut provoquer :
- Des crises d’angoisse ;
- Des difficultés de concentration ;
- Des tensions physiques ;
- Des troubles du sommeil ;
- Une perte de confiance en soi
- Une peur permanente.
Les troubles anxieux comptent parmi les maladies psychiques les plus répandues dans notre société à tous les âges de la vie
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Les addictions
Les addictions concernent aussi bien :
- L’alcool ;
- Le tabac ;
- Les drogues ;
- Les conduites dopantes
- Les médicaments ;
- Les aliments
- Les écrans ;
- Les jeux d’argent.
- Les troubles de la sexualité
- Le sport dont l’addiction dans les sports d’endurance
L’addiction traduit souvent une souffrance psychologique ou une difficulté à gérer les émotions. L’addiction aux sports dont ceux d’endurance est moins connu et se manifeste par le besoin de courir ou de pratiquer. Lors d’une blessure qui provoque un arrêt sportif il y a un danger de décompensation forte
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Le burn-out
Le burn-out, ou syndrome d’épuisement professionnel ou sportif, résulte d’un stress chronique lié au surentrainement, la peur de perdre ou d’un échec au travail
Il se manifeste par :
- Un épuisement physique et émotionnel ;
- Une perte de motivation ;
- Un sentiment d’échec ;
- Une diminution des performances ;
- Une blessure inhabituelle ou des douleurs
- Parfois un isolement social et /ou sportif
Le burn-out touche aussi les enfants, scolaires et étudiants qui préparent des concours par l’isolement dans le travail et la répétition de l’apprentissage avec perte du sommeil et trouble des conduites alimentaires associé à la consommation de stimulants comme le café ou les boissons énergisantes
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Les troubles liés au vieillissement
Avec l’allongement de l’espérance de vie, les maladies neurodégénératives prennent une importance croissante en lien avec le vieillissement physiologique ou pathologique
Les troubles du sommeil, les troubles de l’alimentation, l’absence de sensation de soif, la sarcopénie, les pertes d’équilibre sont les facteurs de risque
Certaines pathologies « du vieillissement » ,comme la maladie d’Alzheimer ou celle du corps de Léwy ou encore le Parkinson, entraînent :
- Des troubles de la mémoire
- Une désorientation
- Des difficultés relationnelles
- Une perte progressive d’autonomie
- Des chutes
Pour les séniors quitter son habitat ou perdre un conjoint sont des éléments de la possibilité de l’installation d’un syndrome de glissement
Il est important que l’activité physique puis l’activité physique adaptée (APA) soit conseillée ou prescrite au plus tôt lors de la rupture entre le monde du travail et la retraite
Les enjeux de la santé mentale
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Un enjeu humain
Les troubles psychiques peuvent profondément altérer la qualité de vie.
Ils entraînent parfois :
- Isolement ;
- Souffrance familiale ;
- Perte d’estime de soi ;
- Difficultés relationnelles ;
- Désespoir ;
- Trouble des conduites alimentaires
- Risque suicidaire.
La souffrance psychique touche non seulement les personnes concernées, mais également leurs proches.
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Un enjeu de santé publique
La santé mentale représente aujourd’hui l’un des principaux défis des systèmes de santé.
Les besoins augmentent fortement tandis que l’accès aux soins reste parfois difficile mettant en avant des inégalités territoriales
Les conséquences des troubles psychiques peuvent également entraîner une augmentation des hospitalisations et de la consommation de médicaments. Ils peuvent aussi favoriser l’apparition de maladies chroniques ou de cancers
Téléchargez les documents à partir du site OMS
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Un enjeu économique et professionnel
Les troubles psychiques ont un impact considérable sur le monde du travail avec perte de compétitivité
Ils provoquent :
- Absentéisme
- Baisse de productivité
- Arrêts maladie
- Désinsertion professionnelle
- Difficultés de retour à l’emploi
Le stress chronique et la pression de performances fragilisent particulièrement certaines professions mais peuvent s’étendre aussi au télétravail
A savoir : Les symptômes associés comme les douleurs chroniques ou les syndromes d’épuisement éloignent aussi les personnes des clubs sportifs provoquant non seulement une désocialisation mais aussi une baisse notable de la forme et des adaptations cardio respiratoires
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Un enjeu sociétal
La santé mentale influence directement la cohésion sociale. Elle a un cout qui est supporter par la société. Elle entraine des inégalités territoriales
Une société marquée par l’isolement, les violences, les discriminations ou la précarité favorise les fragilités psychologiques.
La lutte contre les préjugés reste également essentielle.
De nombreuses personnes en situation de précarité hésitent encore à demander de l’aide par peur du regard des autres. Elles ne peuvent pas s’impliquer dans une pratique ludique en raison de cette peur du regard de l’autre et le cout engendré par cette pratique
Les facteurs favorisant les troubles psychiques
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Les facteurs biologiques
Certaines vulnérabilités peuvent être liées :
- À la génétique ;
- À certaines maladies physiques ;
- À la fatigue chronique.
- Aux troubles du sommeil
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Les facteurs psychologiques
Les traumatismes psychologiques peuvent entraîner des conséquences durables.
Parmi les facteurs les plus fréquents :
- Violences
- Harcèlement
- Séparation
- Manque d’estime de soi
- Anxiété chronique
- Auto-mutilation
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Les facteurs sociaux
Le contexte social influence fortement l’équilibre psychologique.
Les principaux facteurs de risque sont :
- Précarité
- Chômage
- Isolement
- Difficultés familiales
- Insécurité
- Sédentarité
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Les facteurs contemporains
Les évolutions récentes de la société jouent également un rôle important.
Parmi elles :
- Hyper connexion et la dépendance aux news ( vraies ou fausses)
- Dépendance aux réseaux sociaux
- Surcharge d’informations
- Pression de réussite même en activité physique pour un sport individuel;(exemple temps sur un 10 kms)
- Perte des liens sociaux traditionnels
- Isolement sportif par une pratique hors club
Les adolescents sont particulièrement exposés dès l’entrée au collège par « la dictature des réseaux sociaux » et de l’échappatoire de la pratique du sport est de plus en plus absente ayant pour conséquences la baisse des performances physiques et de la forme qui est en constante baisse.
Dès 2012, l’IRBMS a constaté ce phénomène de baisse de forme en lien avec l’évolution de la surcharge pondérale et de l’obésité
La prévention des troubles de santé mentale
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La prévention individuelle
Chacun peut agir pour préserver sa santé mentale mais le dénie peut entrainer un regard préjudiciable à la prise en charge
Avoir une bonne hygiène de vie
Il est recommandé de :
- Pratiquer une activité physique régulière et sécurisée en groupe et en club si possible
- Maintenir une alimentation équilibrée avec les produits de saison en circuit court
- Limiter l’alcool et les addictions ;
- Préserver des temps de repos.
- De s’éloigner des écrans et de lire ,jouer aux jeux de société ou pratiquer un hobbie
- Dormir suffisamment ;
Maintenir des relations sociales
Le lien social joue un rôle protecteur essentiel.
Partager ses difficultés avec des proches permet souvent de prévenir l’isolement et la détresse psychologique.
Apprendre à gérer le stress
Certaines pratiques peuvent aider :
- Relaxation
- Respiration
- Méditation
- Sophrologie
- Activités artistiques
- Marche
- Vélo
- Loisirs culturels
- Yoga
- Taiji-Quan
- Qi Gong
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La prévention familiale et éducative
La famille et l’école jouent un rôle fondamental dans le développement psychologique.
Il est important :
- D’encourager la parole ;
- D’apprendre à exprimer ses émotions ;
- De lutter contre le harcèlement ;
- De développer l’écoute et la bienveillance.
Les enfants ayant un environnement sécurisant développent généralement une meilleure résilience face aux difficultés même s’ils ne sont pas exempts de sombrer dans des pathologies mentales comme l’anorexie
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La prévention en milieu professionnel
Les entreprises ont également un rôle majeur dans la protection de la santé mentale de leurs employés en proposant via les canaux légaux des propositions de prise en charge du bien-être
Elles peuvent agir grâce à :
- Une meilleure organisation du travail ;
- La prévention du stress et des troubles musculo squelettiques ;
- L’écoute des salariés ;
- La reconnaissance professionnelle ;
- La prévention du harcèlement ;
- Des actions de sensibilisation.
- Des challenges de forme autour d’un projet fédérateur
Le bien-être au travail améliore à la fois la santé des salariés et la performance collective en valorisant l’image de marque de l’entreprise
La difficulté est certaine pour tous les artisans, commerçants ou petites entreprise possédant peu d’employés et peu de temps ou de finances afin de mettre en place des actions facilitatrices du bien-être.
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Le dépistage précoce
Reconnaître rapidement les signes d’alerte permet souvent d’éviter l’aggravation des troubles.
Les principaux signes sont :
- Tristesse persistante ;
- Fatigue inhabituelle ;
- Isolement ;
- Irritabilité ;
- Troubles alimentaires
- Troubles du sommeil ;
- Perte d’intérêt ;
- Anxiété excessive.
Consulter un professionnel de santé dès les premiers symptômes constitue une démarche essentielle.
Le rôle des professionnels et de la société
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Les professionnels de santé
Les médecins, psychiatres, psychologues, infirmiers et travailleurs sociaux jouent un rôle central dans :
- Le diagnostic ;
- L’accompagnement ;
- Les propositions alternatives comme la pratique de l’activité physique
- Les traitements ;
- Le soutien des familles.
Le travail en équipe permet souvent une meilleure prise en charge en utilisant un langage commun facilitateur
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Le rôle des proches
L’écoute et le soutien des proches sont essentiels.
Une attitude bienveillante peut aider une personne en souffrance à accepter de demander de l’aide.
Il est important d’éviter :
- Les jugements ;
- La banalisation ;
- La culpabilisation.
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La lutte contre les préjugés
Les maladies psychiques restent encore entourées de nombreux préjugés surtout par ceux qui ignorent que cela peut arriver à tout le monde !
Certaines personnes craignent d’être considérées comme faibles ou instables.
La sensibilisation du public permet de mieux comprendre que les troubles psychiques sont de véritables maladies qui peuvent prises en charge et être soignées sans pour cela parler de psychiatrie sauf évolution de la pathologie.
Perspectives et défis pour l’avenir
Documents à consulter :
- Santé mentale et bien-être des enfants et des jeunes : un enjeu de société
- Le guide santé mentale et activités physiques
- Stratégie Nationale sport santé 2025-2030
- Programme santé mentale et psychiatrie 2025-2030
- Dossier thématique de l’OM2S sur la santé mentale
Sites conseillés :
Numéro utile :