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L’Anémie de la Sportive


Il
est fréquent de rencontrer
lors d’un bilan biologique
systématique ou en raison
d’une fatigue anormale chez
une sportive, quel que soit son
niveau de pratique ou d’entraînement
un déficit en fer nécessitant
une supplémentation en
dehors d’une alimentation
normale.

 

Définition
de l’anémie

Il existe plusieurs types d’anémie.
Il s’agit d’une
maladie
par déficit
en globules rouges ou hémoglobine
dans le sang, provoquant un transport
d’oxygène vers les
muscles insuffisant.
L’anémie la plus
répandue est l’anémie
par manque de fer, appelée
« anémie ferriprive
»
.

Taux normaux
et anormaux

– Hématies < 4
ml/kg/mm3

– Baisse de l’hématocrite
? Hématocrite 37%

Hémoglobine bas 12g/100
ml

– Ferritine sérique
basse ( 0,10 rg/ml)

Les sports
concernés

La carence en fer
ou anémie de la sportive
est d’autant plus souvent
retrouvée que le sport
nécessite une dépense
énergétique importante

et que les disciplines se pratiquent
selon des filières
aérobie longue durée
,
longue distance.

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

Il
existe toutefois des déficits
en fer quel que soit le sport rencontré,
au-delà d’un volume d’entraînement
lié à des facteurs étiologiques
autres.

La fatigue et la pâleur
doivent alerter
aussi ; devant
une fatigue anormale, un déficit
de récupération,une
perte de rentabilité sportive
ou scolaire, un bilan biologique doit
être systématiquement
demandé.

Les causes
des anémies chez la sportive

Les règles
:

Le déficit en fer
est fréquent chez les jeunes
femmes, lié essentiellement
aux pertes de fer dues aux hémorragies
menstruelles. Il s’agit d’une
perte normale de 25 à 30 ml
de sang, ce qui équivaut à
des pertes en fer d’environ
15 mg/mois
pour des règles
normales.

Toute anomalie de la durée
et de l’intensité des
règles aggravera ce déficit.

A noter toutefois que le sport d’endurance
associé à des volumes
d’entraînement importants
à pour effet de provoquer des
aménorrhées en contradiction
totale avec ce qui vient d’être
écrit.

Hémorragie
digestive :

Les sports d’endurance
type course à pied, jogging
sur terrain dur, pratique de marathon
ou de raid-nature et les autres sports,
peuvent provoquer des hémorragies
digestives à bas bruits non
visibles par simple augmentation
du ballonnement abdomino-pelvien dû
aux gestes sportifs
. Cela
est dû au choc entre organes
et au ballottement des intestins,
provoquant également des petites
ischémies transitoires du tube
digestif.

D’autre part, l’utilisation
peut-être abusive d’anti-inflam-matoires
non stéroïdiens ou d’aspirine

chez les sportives augmente ces risques
d’hémorragies non visibles.

Il existe par contre des rectoragies
gênantes et visibles lors de
la pratique des sports d’endurance
,
qui occasionnent certes des gênes
importantes avec diminution des performances
mais également pertes de sang
supplémentaires.

La pratique d’un sport d’endurance
par chaleur et en état de déshydratation
augmente la probabilité de
l’apparition d’hémorragies
digestives.

Hémolyse
de l’exercice :

On peur
retenir lors d’efforts d’endurance
des hémoglobinuries et présence
d’hémoglobine sérique
libre provoquant une carence en fer.

La transpiration
et sudation :

Toute pratique
sportive augmente la température
du corps et par là même
provoque une augmentation de la transpiration.
La sueur contient du fer. Ces pertes
viennent s’ajouter aux autres
pertes en fer déjà décrites.


Conduites à tenir

Toute fatigue, toute
pâleur, tout état
physique ou psychique anormal

doit conduire à la réalisation
d’un bilan biologique.
S’il y a carence, celle-ci
doit être contrôlée
par une supplémentation
en fer associant éventuellement
une supplémentation alimentaire,
des oligoéléments
et des vitamines
type vitamine C
. Un schéma
de modification d’alimentation
doit être envisagé
avec une consommation des aliments
riches en fer,
type viande de bœuf.

Les facteurs de risques doivent
être contrôlés,
avec des examens gynécologiques,
digestifs
, pouvant conduire
à une adaptation thérapeutique,
en surveillant la législation
antidopage avec la demande éventuelle
d’une A.U.T.
Cette supplémentation médicamenteuse
en fer ne doit pas être
systématique et permanente.
Si nécessaire, il faut
consulter son médecin
qui pourra prescrire un traitement
adapté à base de
fer. Un nouveau bilan biologique
s’impose après prise
en charge de cette anémie
de la sportive.

 

 

 

 
 
 

 

Blessures
et plaies :

Dans certains sports
de combat ou sport-nature, la sportive
peut se blesser et saigner
abondamment. Ceci viendra augmenter
les pertes en fer.

La
mauvaise alimentation :

Les faibles
apports alimen- taires sont généralement
liés à un régime
mal-adapté ou à une alimentation
mal conduite.

Le fait de faire un régime «
Yo-Yo » aggrave ce déficit.
Certains sports « à poids
» imposent à la femme sportive
de faire un régime draconien
qui aura pour effet de diminuer fortement
les apports en fer alimentaires.

La plupart des sportives comme peut-être
beaucoup de pratiquantes ont une
consommation en viande inférieure
à la normale
, alors
que cet aliment est riche en fer. Par
ailleurs, la consommation de certains
aliments et boissons peuvent inhiber
la fixation de fer : il s’agit
du thé, du café, et du
pain complet.


Poussées de croissance :

Lors d’une croissance particu-lièrement
rapide sur un temps court avec difficulté
de l’organisme de maintenir le
taux de fer.

Conclusion

Un examen biologique systématique
pourrait révéler beaucoup
plus d’anémie ferritine
chez les sportives que l’on est
à même de prendre en charge.
Toutefois, une surveillance des facteurs
de risques associée à
une bonne alimentation reste la
meilleure prévention.

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