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Evaluation du niveau d’activité physique des lycéens en Nord-Pas de Calais

Evaluation du niveau d’activité physique des lycéens en Nord-Pas de Calais

Si la nécessité de faire bouger les enfants et les adolescents est désormais reconnue, les moyens d’y parvenir restent à développer.

Une enquête réalisée par l’IRBMS en 2013 sur un échantillon de plus de 1 200 lycéens, composé de 51,33% d’adolescentes, et de 48.67% d’adolescents ayant tous bénéficiés d’une information à l’issu de laquelle a été rempli ce questionnaire.

 

Nous publierons très prochainement les résultats de cette enquête. Si vous souhaitez en être informé par email, nous vous invitons à vous inscrire à notre lettre d’information.

 

Un objectif prioritaire du PNNS

L’incitation à la pratique d’une activité physique est un enjeu de santé publique. C’est l’un des 9 objectifs prioritaires du Programme National Nutrition Santé (PNNS).
En effet, l’activité physique régulière a un impact essentiel sur la santé et le bien-être à tout âge. Sa pratique s’accompagne d’une diminution de la mortalité globale. Dans le cas de maladies chroniques telles que l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’hypertension, le diabète, l’ostéoporose et même certains cancers (sein, colon), elle est associée à une amélioration de l’état de santé et peut même agir pour prévenir ces maladies.

Le questionnaire AQAP

AQAP (questionnaire et logiciel) a pour objectif : d’inciter un sujet à augmenter son activité physique en mesurant le niveau de son activité, en fixant avec lui un objectif accessible et enfin, en évaluant les changements de comportements apportés.

Cet outil destiné aux acteurs de prévention qui utilisent l’activité physique comme moyen d’action les aidera à conseiller chaque sujet en lui proposant les activités les plus adaptées à son niveau et à ses capacités.

L’outil AQAP participera à l’amélioration des actions de prévention et à l’évaluation des changements de comportements avant/après action.

Le questionnaire est issu du questionnaire de Baecke. Il est constitué de 22 questions fermées et se divise en quatre parties : les activités habituelles quotidiennes (8 questions), les déplacements quotidiens (1 question), l’activité sportive (7 questions), l’activité physique de loisirs (6 questions). Trois index (activité physique quotidienne, sportive, de loisirs) sont calculés. Leur somme évalue l’activité physique habituelle globale d’une personne.

Description de la population

L’échantillon de plus de 1 200 est composé de 51,33% d’adolescentes, et 48.67% d’adolescents ayant bénéficiés d’une information à l’issu de laquelle a été rempli ce questionnaire pouvant apporter un éclairage complémentaire sur les comportements de santé des jeunes au cœur des enjeux de santé publique et particulièrement en Nord-Pas de Calais qui est la région qui cumule les plus mauvais indicateurs de santé de France Métropolitaine. Même si la situation s’améliore mais l’écart demeure et s’accroît même dans certains domaines.

Prévalence du surpoids et de l’obésité, troubles du métabolisme énergétique

  • Le Nord – Pas de Calais est la région de France la plus touchée par la surcharge pondérale (le surpoids et l’obésité). 45,4% des personnes de plus de 18 ans sont en surcharge pondérale en 2009, dont près de 20,5 % d’obèses (contre 20% en 2003) ; environ 600 000 personnes sont obèses dans notre région. La prévalence de l’obésité grave dans la région Nord Pas-de-Calais est près de 40% plus élevée que celle de la France (1 pour 100, soit 40 000 personnes environ dans la région).La surcharge pondérale concerne 45% des femmes et 52% des hommes.
  • La prévalence de l’obésité a doublé chez les enfants de cinq ans scolarisés à Lille entre 1989 et 1999, passant de 5 à 12 %. Chez les jeunes de 12-25 ans, on constate un écart sensible entre filles et garçons au sein de la région. En 2005, 12,7% des filles ont un poids supérieur à la normale, chiffre supérieur à la proportion nationale, et 14,0% des garçons, chiffre en dessous de la moyenne nationale, avec une baisse significative depuis 2000 chez les garçons. Les causes premières sont des habitudes alimentaires peu adaptées et un mode de vie trop sédentaire.
  • 14,39% des élèves de 6éme de l’académie de LILLE présente une obésité.

(SOURCE : RELEVE INFIRMIER IMC 2007-2008-ACADEMIE DE LILLE)

Pourquoi et comment favoriser un mode de vie actif chez les jeunes ?

En association avec les habitudes alimentaires, la pratique d’une activité physique régulière est un déterminant essentiel de l’état de santé et de bien-être.

La généralisation d’un comportement sédentaire est associée à l’augmentation des maladies chroniques les plus fréquentes aujourd’hui. Si la nécessité de faire bouger les enfants et les adolescents est désormais reconnue, les moyens d’y parvenir restent à développer.

Activité physique et état de santé

Chez l’enfant comme chez l’adulte, la pratique régulière d’une activité physique favorise le maintien ou l’amélioration de la forme physique, procure des bénéfices sur le plan psychologique et social et a un effet favorable sur plusieurs aspects de la santé physique : composition corporelle et surpoids, profil métabolique, risque cardiovasculaire et densité osseuse.

 

Rappel

Une pratique régulière d’activité physique

  • participe au développement et à une croissance harmonieuse des jeunes
  • a des effets favorables sur la santé mentale (réduction du stress, de l’anxiété et de la dépression) ;
  • limite le risque de prise de poids excessive et participe au contrôle du poids ;
  • améliore le bien-être émotionnel perçu, l’estime de soi et de ses compétences ainsi que la qualité de vie ;
  • réduit le risque des principales pathologies : maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, hypertension artérielle… ;
  • prévient l’ostéoporose, notamment chez les femmes ;
  • limite la perte d’autonomie et le risque de chutes des personnes âgées ;
  • est associée à une diminution de la mortalité prématurée.

(Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM). Activité physique : contextes et effets sur la santé. Paris : Edition INSERM. Expertise collective, 2008)

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