Publicité

Le Mal de Mer et des transports

Mal des transports

Voyager peut apporter certains désagréments.

Que l’on se déplace en avion, en bateau, en voiture ou en train, certains sportifs sont très sensibles à ces déplacements et leurs petits troubles sensoriels ou digestifs peuvent conduire à des vomissements, diarrhées ou même syncope.

Quelques inconvénients survenant lors des voyages :

Les causes en sont diverses mais on évoque essentiellement une mauvaise information liée à notre système vestibulaire situé dans l’oreille interne.

Des traitements existent, ils sont souvent efficaces mais peuvent induire chez le sportif des effets secondaires comme une diminution de la vigilance.

D’autre part, certains médicaments préconisés sont susceptibles d’entraîner des réactionspositives lors d’un contrôle antidopage. Soyez donc très vigilants.

Il était également évoqué que le mal des transports pouvait avoir un support psychologique. Préparez-vous, relâchez- vous, la sophrologie, l’hypnose, voire la pratique d’un sport tel que le trampoline qui stimule les canaux semi-circulaires pourrait être préventif au mal des transports.

Si toutefois vous ne pouvez pas y échapper, sachez qu’il faut augmenter d’autant plus votre temps de préparation du séjour sur place avant la pratique d’un stage ou d’une compétition.

Le mal de mer

Devant le mal de mer il n’y a pas de règle. Chaque sportif est différent  certains ne seront jamais malades alors que d’autres le resteront toute leur vie. Pour la majorité des personnes, le mal de mer est un phénomène passager et après une période d’adaptation plus ou moins longue le mal s’estompe ou disparaît.. Mais certainsprofessionnels de la mer sont malades toute leur vie.

Pour éviter le mal de mer, se souvenir de cette règle des « F ».

• Ne pas avoir faim avant de monter sur un bateau.

• Soyez en forme la fatigue augmente le mal.

• Ni chaud ni froid avec des vêtements confortables car en pleine mer il fait souvent froid

• Eliminez votre frayeur Ne pas y penser avant et ne pas oublier ce stress en buvant de l’alcool qui aggravera vitre angoisse.

 

Pourquoi sommes-nous sensibles ?

A cause du système vestibulaire et de nos systèmes de « régulation posturale » dont la vue, le toucher, l’ouïe et la mémoire qui renvoient des informations au cerveau.

Le système vestibulaire est un réseau canaux semi circulaires situés à l’intérieur de l’oreille interne qui permettent d’informer le cerveau sur le placement du corps.

La vue montre l’espace autour de nous mais également l’horizon lointain ; le toucher des pieds (proprioception) et aussi des mains permet de rester stable par rapport au sol, l’ouïe fixe nos repères et la mémoire intègre et modifie toutes ces informations.

Tous ces capteurs sont perturbés en mer ou en voiture et le cerveau n’arrive plus a garder un bon équilibre de nos systèmes. C’est le mal de mer ou le mal des transports plus ou moins intense en fonction des individus.

Les signes cliniques

  • Nausées
  • Pâleur
  • Transpiration
  • Bourdonnements d’oreilles
  • Hypersalivation
  • Vomissements
  • Malaise

Les facteurs aggravants

  • Les odeurs car certaines personnes sont très  sensibles au gasoil ou à la fumée du tabac  ou de la cheminée du bateau.
  • La chaleur et le manque d’air dans un endroit  enfermé. Favorisez le pont et l’air libre.
  • Le stress lié à une mer déchaînée et la vue  d’autres personnes malades.
  • Le bruit et le fait de devoir répondre à une conversation peu intéressante

Les astuces pour lutter contre le mal de mer

  • S’occuper l’esprit, ne pas y penser.
  • S’installer au centre du bateau dans le sens de la navigation en regardant l’horizon
  • Une cabine au centre du bateau est préférable ; essayez de vous coucher les yeux fermés en pensant à une chose agréable et positive !!!
  • Evitez une cabine trop petite, le pont à l’air libre  rassure et calme.
  • Ne pas monter à bord à jeun.

Les traitements

  • Avant le départ psychothérapie, rééducation vestibulaire, sophrologie, relaxation.
  • Homéopathie : Cocculine.
  • Les antinaupathiques une heure avant le départ : Les substances sont : diménhydrite ou diphénydramine, méclozine, buclizine.
  • Les produits non remboursés : Vogalib,  ScopodermTTS, Aphilan, Dramamine, Mercalm,  Nausicalm, etc..
  • Attention aux interdictions ou effets secondaires : glaucome, troubles prostatiques, allergie…et somnolence.
  • Molécule non commercialisée en France et interdite  à la vente à base de cinnarizine.
  • Les bracelets agissant par pression sur des points de circulation et d’acupuncture bien précis.
  • Le jus de citron dans un grand verre d’eau (attention aux acidités !)
  • Une tranche de pain rassis ou grillé tartiné de tomates, ail et huile d’olives
  • Un chewing-gum spécial mal de mer

Trucs et astuces

La banane : Les marins conseillent de manger des bananes. Ce fruit tapisse l’œsophage et permet de calmer les aigreurs tout en comblant rapidement l’estomac. De plus, la banane possède une propriété particulière :

  •  c’est le seul fruit qui garde le même goût quand on le mange ou lorsqu’on le rend !

…..et quand tout va mal si c’est possible « piquer une tête dans l’eau » ou regagner la terre ferme au plus vite

Le mal  des transports

Les sportifs se déplacent régulièrement, ces déplacements sont organisés pour limiter au maximum la fatigue du voyage.  C’est ainsi que les équipes professionnelles font appel à des sociétés privées pour limiter les temps d’attente.

Mais certains sportifs ont la phobie de l’avion ou le mal des transports ; pour ceux- la il est difficile de devenir sportif de haut niveau.

Selon le mode de transport :

  • Eviter de penser que l’on va être malade.
  • Ne pas y penser et réaliser une psychothérapie préventive.
  • Ne pas voyager à jeun.
  • Ne pas s’habiller trop chaudement.
  • S’installer dans le sens de la marche.
  • Eviter les petits espace qui manque d’air.
  • Privilégier les endroits calmes.
  • Boire une boisson sucrée et surtout pas d’alcool.
  • Se placer à l’avant de la voiture ou du bus.
  • Ne pas lire ni jouer à un jeu vidéo si possible regardez la TV du bus sans trop fixer votre attention.
  • En avion choisissez les sorties de secours ou les ailes.
  • En bateau regardez l’horizon dehors sur le pont.
  • En voiture ou bus regardez dehors sur autoroute.
  • Sur les routes de montagne placez vous au centre d’une banquette et ne regardez  pas le précipice.
  • Evitez boisson gazeuse, alcool,  plats trop riche ou les féculents.
  • Soyez libre de vos mouvements, peu serré à la taille et si possible essayez de dormir allongé avec des lunettes noires.

Le traitement :

Peu différent du mal  de mer, un sédatif avant le départ peut-être efficace. Pour dormir en fonction du décalage horaire un somnifère peut aussi être utile.

On dit souvent « que  les voyages forment la jeunesse » encore  faut-il qu’ils ne tournent pas au cauchemar !

Retrouvez les bienfaits des activités physiques, les bonnes pratiques pour votre santé, dans : « A  vos marques, prêts, Bougez ! Et Sportifiez vous ! »  et « la nutrition des sportifs » des dr Patrick Bacquaert et Frédéric MATON, Ed. Chiron

 

 

 

 

publicité

Fermer