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La course à pied modifie-t-elle la morphologie du pied ?

Morphologie du pied

Dans le cadre de l’exercice de la podologie, on retrouve fréquemment chez les joggers une empreinte podométrique de type pieds creux (pieds toniques).

Ci-dessous, la conclusion du mémoire réalisé en 2003 par M. Thierry FONTAINE (podologue) dans le cadre de la validation du diplôme universitaire de sport et santé PARIS XIII.

« J’ai étudié avec un podomètre électronique la variation de surface de la sole plantaire après un jogging de 10 kilomètres (réalisé à 11,5 km/h) chez 9 sujets pratiquant la course à pieds de manière régulière. » …

Résultats :

A propos de la surface de la sole plantaire :

Pour l’ensemble des joggers (9), il y a une augmentation significative de la surface de la sole plantaire après la course (+11,38 cm2 de moyenne, avec + 0,8 cm2 d’augmentation minimale jusqu’à 19,2 cm2 d’augmentation maximale).

Cela correspond à peu près à une augmentation moyenne de 7% par rapport à la surface de la sole plantaire initiale. Par conséquent la pratique de la course à pied sur 10 kilomètres à une vitesse moyenne proche de 11,5 Km/h engendre une augmentation de la surface de la sole plantaire dans les minutes qui suivent celle-ci (sur la population étudiée).

On remarque aussi dans tous les cas une augmentation de surface de l’avant-pied (surface podale se situant en avant du centre de pression) de 8,1 cm2 en moyenne. Pour l’arrière-pied (surface podale comprise en arrière du centre de pression), on note dans 6 cas sur 9 une augmentation moyenne de +6,2 cm2 et dans 3 cas sur 9 une diminution moyenne de -2,17 cm2.

Par conséquent la pratique de la course à pied sur 10 Kilomètres à une vitesse moyenne proche de 11,5 km/h occasionne toujours une augmentation de surface de l’avant pied, dans 1/3 des cas une diminution de surface de l’ arrière pied, et dans 2/3 des cas une augmentation de surface de l’ arrière pied (sur la population étudiée).

L’augmentation de surface de la sole plantaire après la course peut s’expliquer en plusieurs points :

La quantité de masse « supportée » par le pied en un temps très court (quelques centaines de millisecondes par foulées) et avec un nombre de répétitions importants.

Le nombre important d’articulations au niveau du pied qui permettent l’adaptation du pied au sol et qui s’effondrent mécaniquement et successivement pour jouer un rôle « d’absorbeur d’ondes de chocs« , avant de devenir un bras de levier rigide pour donner lieu à la propulsion.

Fatigue musculaire engendrée par la course entraînant un effondrement des arches du pied.

L’augmentation de surface plus importante au niveau de l’avant pied que de l’ arrière pied peut s’ expliquer par le fait qu’à la vitesse de 11,5 km/h l’ appui talonnier est minime en quantité de temps. Le nombre d’articulations au niveau de l’avant-pied est nettement plus important.

Conclusion

Au niveau de cette étude, la course à pied affaisse le pied juste après la pratique de celle-ci. On peut supposer que l’entraînement, permet de tonifier le pied dans le temps sur le principe de la sur-compensation.

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