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La pose de plâtre post-traumatique

La pose d'un plâtre

Le plâtre est encore une technique de traitement très utilisée en milieu sportif même si la chirurgie ambulatoire ou les soins dynamiques ont un peu limité la pose de plâtre post-traumatique.

Les différents types de plâtres

  1. En plâtre : il s’agit en réalité de bandes imprégnées de plâtre avec un tissu de coton et de mousse qui en séchant durcit. Ce type de plâtre est assez lourd et peut mettre 48 heures pour sécher.
  2. En synthétiques : bandes en résine ou fibre de verre qui se durcit au contact de l’eau, sèchent en quelques minutes et deviennent dur en quelques heures.
  3. Matériaux thermo-malléables et préformés à basse température.
  4. Orthèses en plâtre synthétique ou en plastique : fabriquées à partir de bandes ou préfabriquées, ces orthèses sont fixées avec des bandes en velcros afin de faciliter leur amovibilité.
  5. Les attelles fabriquées sur mesure ou préfabriquées : elles immobilisent le membre grâce à un bandage complémentaire.
  6. Minerves ou corsets.

Les indications

  • Fractures non-chirurgicales
  • Post-traumatique et après chirurgie
  • Entorses graves
  • Luxation et arrachement osseux
  • Technopathies sportives chroniques
  • Fracture cartilagineuse de l’enfant
  • Immobilisation post prothèse de cheville
  • Autres…

La pose d’un plâtre

La pose est un acte médical car un plâtre bien posé permet d’éviter la survenue des complications. Il doit être adapté, non compressif, indolore et confortable.

La pose :

  • Après un contrôle radiologique et confirmation du diagnostic, le membre sera préparé.
  • Une chaussette en jersey est d’abord posée sur la peau afin de la protéger.
  • Puis le médecin enroule alors autour du membre ou de l’articulation une bande en coton (ou synthétique) qui va protéger la peau du contact direct du plâtre et il va renforcer les zones sensibles afin que les extrémités du plâtre ne puissent pas irriter la peau.
  • Puis on pose le plâtre ou la résine synthétique avec des bandes trempées dans de l’eau ou moulées, pour les ramollir puis les modeler afin de remplir son rôle protecteur et immobilisant.
  • Lissage et modelage final afin de donner un aspect agréable et retour de plâtre sous le coton pour éviter les irritations.
  • Pose éventuelle d’un talon de marche.
  • Pas d’appuis ni de mobilisation de suite car le plâtre traditionnel sèche en 24 à 48 heures alors que la résine peut mettre que 2 à 3 heures.

Après la pose :

  • Mettre une vessie de glace.
  • Surélévation sur un coussin du membre inférieur immobilisé pendant au moins 8 jours.
  • Si c’est le membre supérieur : maintien par une écharpe de façon à ce que le poignet soit plus haut que le coude par rapport à l’horizontale, main surélevée sur un coussin lors du décubitus.
  • Entretenir au quotidien sa musculature surtout au membre inférieur par la réalisation de contractions relâchées pour entretenir son tonus musculaire et des amplitudes articulaires des articulations sus et sous-jacentes laissées libres par l’immobilisation.
  • Ne pas mouiller le plâtre, même s’il s’agit d’une immobilisation en résine donc protéger le plâtre, pour se laver il faut utiliser un plastique protège plâtre.
  • Si démangeaison, il ne faut pas se gratter sous le plâtre.
  • Arrêt de travail selon les cas et conduite automobile interdite, évitez aussi les transports en commun.

Comment entretenir sa mobilité avec un plâtre ?

  • Avec un déambulateur.
  • Des béquilles ou cannes anglaises.
  • Un fauteuil roulant.
  • Une écharpe ou une canne de marche…

Ne soyez pas trop passif, réalisez des petites contractions musculaires sous plâtre et mobilisez les articulations laissées libre par le plâtre.

Surveillance médicale, risques médicaux

  • Mauvaise contention sous plâtre.
  • Compression des nerfs, artères ou veines.
  • Thromboses veineuses et embolies : Il faut savoir la prévenir par un traitement préventif systématique anti-thrombo-embolique par héparines de bas poids moléculaire (HBPM) dès la pose du plâtre et pendant 4/6 jours après l’ablation du plâtre. Une surveillance biologique bi-hebdomadaire des plaquettes sera effectuée la première quinzaine (thrombopénie), puis hebdomadaire ensuite.
  • Infection sous plâtre, gangrène.
  • Escarres.
  • Syndrome douloureux régional complexe de type I ou algodystrophie.
  • Fontes musculaires.
  • Ostéoporose.
  • Mauvaise consolidation.

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Signes d’alerte lors d’une immobilisation plâtrée

  • Douleur
  • Odeur anormale et nauséabonde
  • Œdème important des extrémités
  • Fièvre
  • Troubles sensitivo-moteurs : paresthésies
  • Signes de phlébite et d’embolie pulmonaire : douleur mollet, douleur thoracique, dyspnée, augmentation de la fréquence cardiaque.

Comment on enlève le plâtre ?

Avec une scie à plâtre qui est oscillante et spéciale pour ne pas vous blesser ou vous couper. Attention elle est assez bruyante !!

Conduite à tenir par la suite

  • Nettoyer la peau avec un savon neutre ou un savon chirurgical spécial.
  • Hydratez la peau qui est devenue sèche.
  • Prenez un bon bain ou une douche.
  • Une douleur ou un œdème peut survenir continuer de maintenir le membre en hauteur et de mettre de la glace quelques jours, massez.
  • Commencez une tonification musculaire et une récupération des amplitudes articulaires : la balnéothérapie facilite la récupération.
  • Respectez les conseils et consignes de votre médecin, respectez les temps de récupération et la réalisation éventuelle de contrôles médicaux.
  • Réathlétisation obligatoire avant de reprendre le sport.

 

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