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Maladie de Parkinson et activité physique adaptée

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La maladie de Parkinson

L’activité physique est différente de la rééducation. Elle s’inscrit dans un programme en lien avec un traitement adapté et efficace.

La maladie de Parkinson occasionne une déficience motrice avec rigidité, trouble de la posture , tremblements, bradykinésie. Ceci entrainant un handicap progressif par la dégradation de la qualité de vie et de la mobilité active.

La maladie de Parkinson affecte 2% de la population après 65 ans et 4% après 80 ans. C’est une maladie dégénérative qui résulte de la mort lente et progressive de neurones du cerveau. Comme la zone du cerveau atteinte par la maladie joue un rôle important dans le contrôle de nos mouvements, les personnes atteintes font peu à peu des gestes rigides, saccadés et incontrôlables.

L’année 1960 marque un tournant dans la prise en charge médicale avec la découverte de la Lévodopa qui a amélioré le pronostic évolutif mais de façon incomplète. Depuis d’autres traitements sont proposés dont la chirurgie.

Mais la révolution a été la prise en compte de la perte d’autonomie par la prescription de l’activité physique adaptée et de l’ETP (Éducation Thérapeutique du Patient).

Il s’agit de redonner des repères pour gagner en mobilité. Seul un éducateur averti pourra intervenir avec la proposition de mono tâche, car toute dispersion d’attention aggravera le déficit moteur.

On peut sans fatiguer le malade proposer quelques exercices d’endurance sans apprentissage gestuel.

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson sont plus sujettes à l’ostéoporose.

Il est conseillé de pratiquer des exercices des articulations portantes pour fortifier le squelette (levée de poids, marche, jogging, sauts sur place, etc.).

Etude 2017

Prise en charge spécifique 150 minutes/semaine

Une étude suggère que les patients atteints par la maladie de Parkinson faisant de l’exercice physique pendant au moins 150 minutes chaque semaine pouvaient voir ralentir l’évolution de leur maladie.

Cette étude, conduite par Miriam Rafferty, de l’université Northwestern de Chicago, et son équipe, consistait à examiner les données recueillies chez 3.408 participants pendant deux ans au cours d’au moins trois visites cliniques. Lors de chaque visite, l’équipe de chercheurs notait le niveau d’activité physique des patients en fonction de leurs propres déclarations au sujet du nombre d’heures hebdomadaires d’exercice qu’ils disaient pratiquer.

Les résultats ont montré que ceux qui faisaient 150 minutes d’exercice chaque semaine voyaient leur qualité de vie et leur mobilité décliner moins significativement au cours des deux ans de l’étude que les patients ne pratiquant aucune activité, ou moins d’activité.

En outre, ce déclin était beaucoup plus lent non seulement pour ceux qui faisaient déjà de l’exercice au début de l’étude, mais aussi pour ceux qui avaient débuté après la première visite clinique. « Le résultat le plus important de cette étude suggère que des personnes n’atteignant pas les niveaux recommandés d’exercice physique peuvent s’y mettre dès aujourd’hui pour réduire tout de même le déclin de leur qualité de vie et de leur mobilité« , explique Miriam Rafferty.

Qualité de vie

L’équipe a aussi constaté qu’une augmentation de 30 minutes par semaine de l’activité physique était associée à un déclin encore plus lent de la qualité de vie chez les patients atteints de la maladie de Parkinson au stade avancé. Les chercheurs pensent que ces résultats sont très importants. Ils permettront de rendre l’exercice physique plus accessible aux personnes sévèrement atteintes par la maladie, que leur handicap empêche de participer à certaines activités courantes.

L’étude ne s’est pas penchée sur les différents types d’activité physique à considérer. Mais elle suggère que toute forme d’exercice pendant au moins 150 minutes par semaine a des résultats positifs.

Source : Les résultats de l’étude sont publiés sur le site du Journal of Parkinson’s Disease.

Parkinson : maladie débutant entre 50 et 70 ans

Parkinson : déficience motrice

 

 

Parkinson avec mobilité autonome diminuée mais possible

Il faut prévenir les pertes d’équilibre donc les chutes et renforcer les réflexes myotatiques.

Un test pour encourager et suivre l’évolution

On proposera la marche sans bâton avec amélioration du pas puis travail sur tapis roulant. On peut vérifier l’amélioration en réalisant un test 6 minutes marche (6MWT).

Un renforcement musculaire avec un travail contre résistance sera proposé en fin de séance. On proposera un circuit training avec travail de l’équilibre et exercice de lancer sur cible.

Les activités ludiques potentielles

  • Danse
  • Tai-chi
  • Natation
  • Balnéothérapie

Parkinson avec des troubles cognitifs

Il s’agit de redonner des repères pour gagner en mobilité. Seul un éducateur spécialisé pourra intervenir avec la proposition de mono tache car toute dispersion d’attention aggravera  le déficit moteur. On peut sans fatiguer le malade proposer quelques exercices d’endurance.

Maître-mot : Éviter la double tache

L’activité physique est différente de la rééducation. Elle s’inscrit dans un programme en lien avec un traitement adapté et efficace. Vivre avec un Parkinson : voir ALD N°16 HAS.

Étude 2012

Le Tai-chi pour améliorer le Parkinson

Art martial chinois qui peut améliorer la posture et les troubles de l’équilibre tout en douceur.

Auteurs : Fuzhong Li, Ph.D., Peter Harmer, Ph.D., MPH, Kathleen Fitzgerald, MD, Elizabeth Eckstrom, MD, MPH, Ronald Stock, MD, Johnny Galver, PT, Gianni Maddalozzo, Ph.D., et Sara S. Batya, MD. Référence : N Engl J Med 2012; 366:511-519 Février 9, 2012 DOI: 10.1056/NEJMoa1107911.

Méthode

Etude pour déterminer si un programme de Tai-chi sur mesure pouvait améliorer le contrôle postural chez les patients atteints de la maladie de Parkinson idiopathique.

Nous avons assigné au hasard 195 patients de stade maladie 1 à 4 à l’échelle de la mise en scène de Hoehn et Yahr (qui varie de 1 à 5, avec des étapes plus élevées indiquant une maladie plus sévère) à l’un des trois groupes: Tai-chi, de la formation de résistance, ou d’étirement.

Les patients ont participé à des séances d’exercices de 60 minutes deux fois par semaine pendant 24 semaines. Les principaux résultats sont les changements de base dans le test des limites de stabilité (excursion maximale et contrôle directionnel; gamme de 0 à 100%).

Les critères secondaires comprenaient des mesures de la marche et de la force. Les scores sur fonctionnelle portée et Timed Up-and-go tests, les scores moteurs sur la maladie échelle d’évaluation unifiée de Parkinson, et le nombre de chutes.

Source : The New England Journal of Medicine.

 

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