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Adaptation à l’altitude

Sport en altitude

Sport en altitude, soyez prévoyants !

Pratiquer un effort ou même séjourner en altitude peuvent être facteur de stress pour l’organisme en raison du manque d’oxygène dans l’air que nous respirons.

 

Mieux connaitre les effets des altitudes

  • De 0 mètre (niveau de la mer) à 1 000 mètres > aucune réaction
  • De 1 000 mètres à 2 000 mètres > effets ressentis à l’effort pour des efforts intenses ou des personnes mal préparées physiquement
  • De 2 000 mètre à 5 500 mètres > effets ressentis au repos et à l’effort même mineur
  • + de 5500 mètres à 8 848 mètres effets ressentis en permanence vie très difficile sans acclimatement

 

NB : Pour les JO d’hiver 2014 Krasnaïa Poliana ville choisie pour les épreuves d’altitude est située à 600 mètres d’altitude, sur les bords de la rivière Mzymta. Elle est entourée au sud par le mont Aïbga qui culmine à2 380 mètres et au nord-est par les monts Tchougouch à 3 238 mètres et Pseachkho à 3 256 mètres.

 

Les méfaits de l’altitude sur l’organisme

La baisse des pressions atmosphériques en altitude a une répercussion directe sur la quantité d’oxygène disponible pour le corps humain obligeant celui-ci le de s’adapter avec une hyperventilation et la production de globules rouges créant une polyglobulie et une augmentation de la fréquence cardiaque de repos et d’effort.

La baisse d’oxygène est proportionnelle à l’altitude. Ainsi, votre taux de ventilation en oxygène au niveau de la mer est de « 100 ». Il ne sera plus que de 88% à 1.000 mètres, 78% à 2.000 mètres, 69% à 3.000 mètres, 60% à 4.000 mètres.

L’effet direct sur l’homme est donc une diminution relative de ce que l’on appelle la VO2max avec ses effets négatifs sur l’organisme.

La thermorégulation : l’organisme est fait pour vivre à 36°8 ainsi le froid devient notre ennemi surtout pour nos organes cutanés périphériques doigts de mains ou pieds, nez et oreilles. Le frisson thermique permet une production de chaleur et de lutter provisoirement contre le froid mais au-delà des vêtements chauds et des boissons chaudes sont aussi conseillés. Le froid peut nous endormir jusqu’à la mort.

L’air froid et sec en hiver provoque une bronchoconstriction induite par l’exercice même sans antécédents préalables. Il est important de dépister les facteurs de risque en réalisant une épreuve fonctionnelle respiratoire préalable. La prise de ventoline est possible en respectant la législation dopage

 

Mieux connaître les effets dus à l’altitude : le mal aigu des montagnes (MAM)

Au-dessus de 2 000 mètres mais possible en dessous selon les organismes

L’altitude entraîne une fatigue importante lors d’efforts en raison du manque d’oxygène. L’adaptation au-delà de 2 000 mètres peut demander quelques jours.

Il n’est pas rare de retrouver céphalées, migraines (90%) essoufflement, fatigabilité, perte de sommeil (70%), ou saignement de nez. Diminution de la diurèse .Œdèmes localisé de la face et des mains, le plus grave est l’œdème pulmonaire.

Le traitement du MAM : l’aspirine mais il faut redescendre au plus vite ou utilisation du caisson de recompression.

Les trois règles d’or pour prévenir le MAM

  • Ne pas monter trop vite
  • Préparer une altitude en montant en altitude moins haute ( exemple trois fois 4000 mètres avant l’ascension du Mont Blanc) cf Richalet Jean Paul
  • Ne pas rester haut trop longtemps

Attention la nature est merveilleuse mais silencieusement dangereuse soyez prudent pour revenir chez vous en forme

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