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Adrien Van Beveren, le rôle de la préparation diététique

Adrien Van Beveren à l'Enduropale

La fatigue, la tolérance des entraînements dépend en partie des apports énergétiques, et sont à ce titre conditionnés par l’alimentation.

Je pensais qu’avoir une alimentation de sportif voulait dire se priver ou avoir des contraintes. Mais en fait pas du tout. Cela m’a aidé à mieux manger.

L’IRBMS soutient les sportifs de la région, en proposant notamment des suivis diététiques adaptés à leur préparation physique. C’est le cas d’Adrien Van Beveren, pratiquant le moto-cross, dans le cadre de sa préparation à l’Enduropale.

Depuis ces propos recueillis en février 2010, par le Docteur Frédéric Maton, le nordiste a remporté cette course trois années consécutives (2014, 2015 et 2016) et a participé aux Dakar 2016 (6ème au classement général) et 2017.

Adrien, en quoi consiste ton suivi diététique ?

« On est parti sur un suivi à long terme, et pas seulement d’une saison. Cette année, on a corrigé mon alimentation d’effort et de récupération, qui ne me convenait pas. On a donc commencé à améliorer mon équilibre alimentaire dans la vie de tous les jours pour l’adapter à ma pratique sportive.»

Notre avis : On ne remet pas en cause en quelques semaines les habitudes alimentaires d’un sportif acquises depuis longtemps, et ancrées dans un mode de vie. Le suivi diététique se programme en plusieurs étapes. Pour cette 1ére saison 2009/2010, l’essentiel était de réguler l’alimentation de l’effort. En cause la mauvaise tolérance observée jusqu’alors, et le niveau élevé des dépenses énergétiques et hydriques de la discipline.

D’ici l’an prochain, il faudra optimiser les apports en oligo-éléments, les réserves énergétiques, l’affûtage… On rentre plus dans un objectif de recherche de performance.

Quels bénéfices tires-tu de cette première expérience ?

« Je me suis senti nettement moins fatigué, alors que la saison précédente, j’avais eu plusieurs coups de fatigue importants. Bien sûr j’étais fatigué en fin de course, mais pas épuisé comme j’aurai pu l’être… Je me suis également senti nettement mieux sur la moto, aux entraînements mais surtout à l’enduro. Je n’ai plus les inconvénients d’avant, la sensation de ventre ballonné. Surtout que je suis sujet à avoir mal au ventre, avoir un transit perturbé, en partie dû au stress de la compétition.

Le choix de la boisson d’effort est important pour prévenir ces ennuis. Le choix des gels énergétiques aussi… J’ai appris à mieux gérer la compétition, avec des boissons d’attente et d’effort adaptées.»

Notre avis : Améliorer la récupération et personnaliser les rations d’effort est une optimisation importante des performances. Parmi les nombreuses possibilités qu’offre les produits commercialisés, il faut trouver la meilleure alimentation d’effort par rapport aux contraintes de la discipline sportive, et la tolérance individuelle.

La fatigue, la tolérance des entraînements dépend en partie des apports énergétiques, et sont à ce titre conditionnés par l’alimentation.

Pourquoi ne pas y avoir eu recours plus tôt ?

« Je pensais qu’avoir une alimentation de sportif voulait dire se priver ou avoir des contraintes. Mais en fait pas du tout. Cela m’a aidé à mieux manger, éviter les erreurs que je faisais avant, et mieux savoir quoi manger au bon moment, pour me sentir mieux aux entraînements comme en course. Finalement je n’ai pas eu de restriction, ce que je craignais au début. »

Notre avis : La nutrition du sport est souvent associée, à tord, à des restrictions alimentaires, dans le cadre d’une gestion de poids corporel. C’est méconnaître l’aspect « recherche de performance » qui implique une éducation du sportif à de bons choix alimentaires, un équilibre alimentaire adapté aux dépenses énergétiques, une densité nutritionnelle satisfaisante…
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