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Le Froid et ses Méfaits

Le froid et ses méfaits

Plus on monte en altitude, plus le froid se fait sentir.

Plus on monte en altitude, plus le froid se fera sentir. Il existe pratiquement une relation proportionnelle entre la température extérieure et l’altitude.

Plus on monte, plus il fait froid.

En théorie, la température moyenne s’abaisse de 0.6° par 100 mètres d’altitude.

Précautions

Ainsi quand vous logez à Chamonix l’hiver, où il fait 5°, vous aurez -24° au sommet du Mont Blanc, ou vous aurez entre -5 et -15° au sommet de la plus haute remontée mécanique. Il faut donc s’habiller en conséquence.

Comment se protéger du froid ?

L’équipement et les vêtements comportant une grande quantité d’air présente une meilleure isolation thermique que plusieurs couches de vêtements ne laissant pas circuler l’air entre les couches.

Il ne faut pas oublier le visage, les mains et les pieds. Par ailleurs, après une chute à ski, un vêtement mouillé va perdre plus de la moitié de son potentiel de protection contre le froid.

Il en est de même lorsque vous pratiquez un sport en montagne par la sudation que cela provoque. Chaque personne peut être plus ou moins sensible au froid, mais les effets du froid sont constants et peuvent conduire à la mort.

 

Chronique Santé sur ASTV le 25.11.13, avec le Docteur Bacquaert, Médecin chef IRBMS, pour nous parler de l’activité physique lorsqu’il fait froid.

 

Les effets de la vitesse du vent 

Une récente étude montre que la température externe certes joue un grand rôle mais que les effets du vent augmentent cette différence de température.

Ainsi, lorsque le vent souffle à 60 km/h, une température sans vent passe à -15° ; une température de -10° passe alors à -30° par la même vitesse du vent. Cette notion a beaucoup d’importance en montagne, en fonction des versants qui sont plus ou moins exposés au vent, et en fonction des variations de la météo, où vous pouvez partir le matin sans vent à -10° et vous retrouver avec un vent à 90 km/h à -49° pour la même température extérieure. Se protéger du vent est donc indispensable.

Il faut en cas de besoin systématiquement trouver un refuge ou un emplacement protégé du vent.

Les accidents dus au froid

La température du corps est régulée pour être à peu près constante à 37°, en sachant que celle-ci fluctue pendant la journée pouvant passer de 37 à 38°, selon l’activité musculaire, et les périodes d’absorption de boissons chaudes.
Lutter contre le froid est une régulation normale de notre organisme qui s’adapte en provoquant des sudations, des frissons, des hyperventilations, pour maintenir notre équilibre thermique constant.

On peut lutter contre le froid des extrémités grâce à l’aide des « chaufferettes ».

Lorsque le froid devient trop intense, l’organisme n’arrive plus à contrôler ses mécanismes de régulation. Dans ce cas là, la température de notre corps diminue progressivement et lentement.

Par exemple, à 35°, nous ressentons un frisson d’intensité plus ou moins importante, mais nous restons lucides. Puis progressivement, les fonctions de régulation se dégradent, nos gestes simples de survie diminuent par manque de lucidité.

Ainsi, aux alentours de 30°, le frisson qui peut nous défendre est remplacé par une contracture et une rigidité musculaire, qui fait subir le froid avec un ralentissement du rythme cardiaque, et des conséquences néfastes : respiration difficile,
perte de lucidité, endormissement, coma plus ou moins léger, etc… La mort surviendra dans un sommeil progressif, avec une diminution de la température du corps aux alentours de 25°, sans que l’on puisse s’en rendre compte.

Les autres effets du froid

En dehors des effets généraux, notre corps est très sensible aux variations de température.

Les endroits les plus exposés au froid et au vent sont donc les premiers touchés. Il s’agit de la face, des mains et des pieds. L’humidité et la mauvaise protection occasionnent des inconvénients dès les premiers degrés en dessous de zéro. Des gelures peuvent apparaître, ressemblant au degré des brûlures ; moins on les ressent, plus elles deviennent graves et peuvent conduire à des amputations partielles ou totales des segments touchés (lire notre encadré ci-contre).

Alerte au froid

Si dans les conditions de pratique normale, avec un équipement adapté, il n’y a pas trop de risque à souffrir du froid, il faut néanmoins rester vigilant aux risques de gelures au niveau des pieds, des mains ou de la face, pour vous-même ou pour vos enfants, car la sudation ou l’humidité empêche le contrôle thermique. Lutter contre le froid, c’est rester vigilant. Rester vigilant, c’est vous protéger contre une mort certaine. Par ailleurs, avoir les moyens de prévenir les secours permettra de moins séjourner dans le froid et donc limiter au maximum les effets néfastes de celui-ci.

Y a-t-il possibilité de s’adapter au froid ?

Une bonne forme physique, une bonne technique de pratique, un bon équipement et la connaissance des gestes qui sauvent sont les meilleures façons de s’adapter au froid. Il reste néanmoins certain que chaque individu réagira différemment et que malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux devant l’agressivité du froid, qui provoque au minimum une bonne frayeur et au maximum gelure ou perte de lavie.

Conclusion générale

Altitude et froid font mauvais ménage.
L’organisme de ceux qui ne sont pas nés en altitude ou qui n’y vivent pas régulièrement n’est pas prêt à supporter facilement l’agression provoquée par le manque d’oxygène, la diminution des pressions barométriques, et le froid.
La prudence s’impose, et les conseils des professionnels de la montagne restent le meilleur moyen de passer de bonnes vacances en montagne.

Crevasses, engelures, gelures…

  • La crevasse

Petite lésion de l’épiderme au bout des doigts aux lèvres ou au talon. Le froid, la sécheresse de la peau et la mauvaise circulation en sont responsables.

  • Les engelures

Lésions localisées aux extrémités par défaut de protection au froid en raison de l’éloignement des zones de la circulation centrale. Elles peuvent être superficielles dans ce cas on l’appelle « l’onglée» ou profondes le réchauffement rapide avec bain d’eau chaude permettra de réaliser une classification de la lésion dans le cas d’engelure profonde on peut décider une amputation. Protégez aussi le nez et les oreilles avec bonnet, bandeau serre tête pour le nez c’est plus difficile mais utilisez le bon vieux cache nez.

La prévention des engelures

Avant le séjour à la montagne :

• S’adaptez au froid si possible en provoquant une certaine résistance.
• Se préparer pour être en bonne condition physique.
• Acheter des vêtements adaptés.
• Etre prudent avant tout et vigilant en consultant la météo.

Astuce de Vêtements :

Il faut ‘adopter la méthode des couches superposées… La première près du corps, la deuxième pour réchauffer et couper le vent , la troisième couche étant mode mais avec respiration et aération. Il faut se protéger de l’humidité, de la neige ou pluie et surtout du vent. Dans votre poche emportez un baume type baume des pyrénées. Ayez des chaufferettes soit à usage unique ou réutilisables Une alimentation adaptée favorise votre résistance (Lire :Le Menu du skieur). Il faut aussi s’hydrater régulièrement avec boissons chaudes ou froides en éliminant l’alcool. La première défense de l’organisme est le frisson consommateur d’énergie. Emportez des barres énergétiques.

  • Le traitement curatif

Trucs et astuces :
En prévention vous pouvez préparer vous même vos onguents ou vos compresses en faisant cuire des décoctions de plantes avec par exemple :feuilles de carottes, céleri rave, feuilles de noyers ou gros oignon. Demandez conseil à votre pharmacien.

  • Traitement des gelures superficielles

Premier traitement en urgences : réchauffement rapide dans un bain d’eau tiède proche de 38°/39° avec un liquide antiseptique. Ils seront répétés plusieurs fois par jour selon l’intensité de la gelure. Attention : Le bain peut s’accompagner de vives douleurs qui montre toutefois la bénignité de la lésion. Il ne faut jamais appliquer du froid sur une lésion d’engelure à l’inverse de se qui est préconisé pour tous les autres accidents sportifs.

Ce réchauffement se fera que si vous êtes certain de rejoindre un lieu protégé car dans le cas contraire il serait très grave de regeler une gelure.

On met en place un pansement gras sur la lésion ou la crevasse associée. On peut y associer la prise d’aspirine et d’un vasodilatateur type Fonzylane. On ne perce pas la phlyctène qui peut se former sauf avis contraire du médecin.

Il faut toujours surveiller une éventuelle infection. Les lésions plus graves sont traitées en hospitalisation et peuvent conduire à la chirurgie avec amputation.

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