Publicité

Sport et tension artérielle


L’exercice
physique ou sportif s’accompagne
toujours d’une élévation
de la pression artérielle,
ce qui peut permettre à
certains de ne pas vouloir bouger
pour la santé dans la mesure
où ils ont peur d’accentuer
anormalement pendant l’effort
leur tension artérielle.

 

La
pression artérielle, paramètre
que le médecin surveille
très souvent, se définit
par une valeur au repos, maximale
(systolique de 140) et minimale
(diastolique de 90), soit 14/9.

On trouve dans le commerce de
plus en plus d’appareils
d’auto-mesure de la tension
artérielle. Il est conseillé
d’utiliser des appareils
avec brassard au bras, plutôt
que d’autres qui se fixent
au poignet.

Les conditions
de mesure
sont importantes, il faut :

· être au repos,
dans une position assise confortable
ou allongé, ·
réaliser trois mesures
de suite le matin et trois mesures
de suite le soir ·
ceci doit être renouvelé
trois jours de suite, les valeurs
maximales chez soi étant
de 135/85.

Activité
physique et hypertension artérielle

L’exercice
physique fait partie de la prise en
charge d’une hypertension artérielle.
Il sera associé à la
fois si nécessaire à
un traitement, et à des recommandations
hygiéno-diététiques.

Par ailleurs, on conseillera l’arrêt
de la consommation d’alcool
et de tabac.

Au contraire, l’absence d’activité
physique régulière chez
les sédentaires est un facteur
de risques important cardio-vasculaire
qui vient s’additionner au risque
chez tout malade hypertendu.

La pratique d’une activité
physique adaptée entraîne
une diminution des chiffres de tension
artérielle à condition
toutefois que cette activité
soit d’intensité modérée,
d’une durée suffisamment
longue, et régulière.

On retrouve des résultats
significatifs après 3 semaines
d’entraînement à
l’exercice physique. Toutefois,
il faut continuer l’effort car
le résultat ne se fait sentir
qu’après 6 mois.

Quel exercice
physique pour la tension artérielle
?

Une activité physique de faible
intensité, de longue durée,
régule mieux la tension artérielle
qu’une activité courte
et intense.

Le programme de reprise de l’entraînement
doit être progressif, adapté
à ses propres capacités
physiques en prenant en compte différentes
contraintes, comme l’essoufflement,
le poids ou l’arthrose.

Le médecin traitant est le
meilleur conseil pour délivrer
un « pass pour la forme ».

L’activité physique n’est
pas forcément la pratique d’un
sport. On peut réaliser une
activité physique au quotidien,
dans les gestes courants de la vie.

Les exercices doivent être pratiqués
régulièrement trois
fois par semaine en alternant bien
entendu des jours de repos. Un équilibre
sur la semaine est donc conseillé,
voire obligatoire.

Au bout d’un mois de reprise
des activités physiques, il
faut demander à son médecin
une réévaluation clinique
et para-clinique de son état
de santé, à la recherche
bien entendu de signes de fatigabilité.

Le malade hypertendu peut réaliser
une activité physique sous
condition que sa tension artérielle
soit contrôlée et stabilisée
sous traitement, et que celle-ci ne
soit pas supérieure à
180/105.

Les risques
d’une pratique d’activité
physique

La mort subite est une complication
réelle et redoutée de
tout cardiaque qui pratique une activité
physique. Il existe malheureusement
des cas de mort subite chez toute
personne n’ayant aucun antécédent
cardiaque. En dehors des causes expliquées
qui peuvent être traitées
préventivement, il existe malheureusement
un certain nombre de cas où
l’accident est soudain, non
prévisible et arrive chez les
gens en pleine santé.
Ce risque ne doit pas encourager les
sédentaires. En effet, on peut
mourir d’une
mort subite
d’origine cardiaque,
chez soi en regardant la télévision.
Toutefois, l’on peut conseiller
sur chaque lieu de pratique de maintenir
un réseau d’activation
d’urgence directe ou par GSM
en faisant le 112.

Par ailleurs, la multiplication de
formation en gestes qui sauvent pourrait
être une solution à réduire
les morts d’origine cardiaque.

Reste l’interrogation sur l’intérêt
d’équiper de nombreux
lieux de pratiques avec des défibrillateurs
semi-automatiques.

Cas particuliers

Hypertension artérielle
et dopage

Chez le sportif, le problème
de dopage se pose lorsque celui-ci
est traité pour hypertension
artérielle.
En effet, les béta-bloquants
et les diurétiques figurent
sur la liste des produits interdits
en compétition. Toutefois,
le problème est relativement
complexe dans la mesure où
tous les sports n’appliquent
pas la même législation
vis à vis de ces produits donnés
pour traiter l’hypertension
artérielle.

Il faut donc à la fois prévenir
son médecin si l’on est
pratiquant licencié en compétition,
et par ailleurs vérifier la
notice du médicament où
figure souvent les avertissements
par rapport à la lutte anti-dopage.

Conclusion
: On commence demain ?

Dès le feu vert de votre médecin,
vous devez débuter l’effort
à une fréquence cardiaque
de 50% de celle qui pourrait théoriquement
être la votre (220 – l’âge)/2.

Exemple : j’ai 50 ans …
220 – 50 = 170 50% donne une
fréquence cardiaque à
l’effort à 85.
Il s’agit donc d’une marche
à peine rapide, d’une
durée de 30 à 60 minutes,
pouvant être fractionnée
avec 5 à 10 minutes de repos
au milieu de la marche.

Je recommence cette marche trois
fois par semaine.

Petit à petit, on augmentera
son effort, pour que la fréquence
cardiaque soit de 75% de la fréquence
cardiaque maximale. Dans notre exemple,
je pourrais atteindre une pulsation
de 120.

Il s’agit soit de vérifier
cette pulsation avec un appareil simple
appelé cardio-fréquence-mètre,
soit de respecter un effort confortable,
on peut parler à son voisin
sans être essoufflé.

Bien entendu, on continue à
vérifier soi-même ou
chez son médecin ou à
la pharmacie sa tension artérielle.
On complète cet effort d’endurance,
c’est à dire la marche,
par deux séances de 30 minutes
par semaine de gymnastique, souplesse
et étirements. Enfin, on n’oublie
pas chaque jour de réaliser
au quotidien une activité physique
d’une trentaine de minutes en
suivant les conseils cités
sur notre site dans la rubrique «
Bougez, c’est la Santé®
» (promener son chien, jardiner,
bricoler, prendre les escaliers,…).

N’oubliez pas de mettre des
vêtements confortables ou sportifs
et de vous équiper de bonnes
chaussures, ou de chaussures adaptées
à l’effort.

Lutter contre la sédentarité,
c’est protéger son cœur,
et profiter de son environnement en
découvrant une nature souvent
inexplorée jusqu’alors.

Bon courage, et n’oubliez
pas le slogan « Bougez, c’est
la Santé® » …

publicité

Fermer