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Végétariens, végétaliens et pratique sportive soutenue

Végétariens, végétaliens et pratique sportive soutenue

Si le mode alimentaire du végétarien autorise la pratique sportive soutenue, il n’en va pas de même avec celui du végétalien.

Le sportif végétarien

Son alimentation repose sur une association complémentaire entre des produits d’origine végétale, tels que des fruits, légumes, des produits céréaliers, des légumes secs et quelques produits issus des animaux. Il conçoit la consommation de produits dérivés des animaux, tels que les produits laitiers, les œufs, le fromage. Cette particularité lui garantit des apports nutritionnels adaptés à sa pratique sportive, sous réserve de quelques adaptations dans l’alimentation de tous les jours. Les céréales et les légumes secs apportent des protéines végétales.

L’association avec les protéines animales des œufs et des produits laitiers, complète la diversité des protéines, et les besoins en acides aminés essentiels, alors que seuls les céréales et légumes secs ne peuvent y parvenir. Les besoins en fer sont entretenus par les produits laitiers et les œufs, fer dont l’assimilation est excellente.

L’apport énergétique ne souffre d’aucune carence, grâce à la consommation de féculents et légumes secs. L’apport en acides gras essentiels repose sur les huiles d’origine végétale, qui compensent l’absence de produits de la pêche. Les besoins en vitamines sont généralement couverts. La dominance de légumes et de fruits couvre les apports en vitamine C.

Les produits céréaliers et légumes secs contribuent aux apports en vitamine B. Les œufs, le beurre, le fromage, ainsi que certains végétaux (carotte, épinard, abricot, mangue, melon) apportent la vitamine A. Les huiles végétales et les germes de céréales contribuent aux apports en vitamine E. [cf. : Tableau des vitamines ]

Les produits laitiers couvrent les besoins en calcium, selon la règle habituelle des 3 à 4 rations quotidiennes. La consommation de légumes secs et de produits céréaliers complets permet de satisfaire les besoins en magnésium. Les anti-oxydants d’origine végétale (vitamine C) sont couverts, alors que les œufs et produits laitiers apportent le sélénium. [cf. : Tableau des minéraux]

Le respect de ces associations alimentaires autorise la pratique sportive du végétarien, sans risque accru de carence nutritionnelle.

Le sportif végétalien

Le sportif végétalien ne consomme que les aliments d’origine végétale, et exclut tous les aliments dérivés des animaux. Cette exclusion d’aliments peut être relativement bien tolérée, mais devient délétère à la santé et aux performances dès qu’il y a pratique sportive. De nombreuses carences s’installent, car ce concept alimentaire ne répond pas aux besoins nutritionnels de l’organisme à l’effort.

Ces carences concernent notamment les apports en minéraux et acides aminés essentiels, étant donné l’absence de protéine d’origine animale. Il en est de même pour le fer, le sélénium, les vitamines du groupe B.

Les répercussions concernent les facultés de récupération, la fatigue et fatigabilité à l’effort, la régénération des fibres musculaire (anabolisme), la tolérance de l’effort, le risque de blessure…

Ce mode alimentaire est difficilement compatible avec un entraînement soutenu, a fortiori de haut niveau. Pratiquer une activité sportive nécessite d’adapter son alimentation à son mode de « vie active », à son niveau de pratique, et justifie d’abandonner certaines pratiques préjudiciables à la santé. Changer son alimentation est d’autant plus difficile chez le végétalien, dont le régime alimentaire répond à un concept de vie.

Retrouvez l’intégralité de cet article dans le livre rédigé par les Docteurs F. Maton et P. Bacquaert : « La Nutrition du Sportif, du loisir à la compétition. Santé, Bien-être et performance. » (Ed. Chiron).

Lire aussi : + Les meilleurs fruits sportifs.

 

 

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