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Mal de Dos et Sport : Le Course à Pied

La pratique d’un sport peut provoquer des douleurs rachidiennes aiguës ou chroniques directement liées à l’exécution d’un geste sportif.
La pratique du sport ou d’une activité physique
et sportive peut provoquer des lésions ou au contraire aggraver des pathologies déjà existantes.

Le véritable engouement des courses sur route de distance 10 kms, semi-marathon, marathon et 100 kms, provoque une véritable interrogation concernant le dos des coureurs à pied.

Par définition, les courses sur route se font sur un sol bitumé et dur, les chaussures doivent donc être adaptées avec une bonne résistance aux chocs et un amorti adapté. L’entraînement et les courses provoquent des micro-traumatismes répétés à chaque foulées, ceux doivent être absorbés pour ne pas se répercuter sur le dos.

Il a été démontré que l’absorption des chocs est liée à plusieurs facteurs dont la vitesse de course, la dureté de sol, et enfin la qualité des muscles des membres inférieurs et du dos.

Par ailleurs, il est maintenant certain qu’un bon geste d’appui au sol limite également la répercussion de ces micro-traumatismes.

Il semble donc important dans la mesure du possible de trouver des terrains d’entraînement qui soient faits d’un sol moins dur que le traditionnel bitume de nos routes. Par ailleurs, un examen podologique avec non seulement la correction des troubles de la posture, mais également des conseils pour bien se chausser, semble le minimum vital pour protéger le dos. Enfin, une collaboration étroite est nécessaire entre le sportif, son entraîneur, son médecin et son podologue.

Comme dans tous les sports, l’abus est forcément nocif. Ceci peut se traduire par deux hypothèses : soit trop de compétitions, soit trop d’entraînement. Un juste milieu doit être trouvé sinon ce sport engendre des déceptions, avec l’apparition de lombalgies, de lombalgies chroniques, voire de lombalgies fonctionnelles liées directement au stress et à l’anxiété.

Prévenir les problèmes de dos lors de la pratique des courses sur route reste aujourd’hui difficile. Toutefois, l’entraînement doit être progressif, avec un échauffement préalable et des étirements bien pratiqués. Il faut par ailleurs entretenir une hydratation abondante, une alimentation saine et équilibrée. Une bonne hygiène dentaire est indispensable et une tonification musculaire générale doit toujours être pratiquée.

Enfin, en cas de persistance de douleurs du dos, il est conseillé de consulter systématiquement son médecin qui jugera de l’opportunité de mettre en route des bilans adaptés afin de confirmer s’il existe de véritables contre-indications.

En définitive, les courses sur route n’échappent pas aux conseils de la pratique des autres sports : un bon suivi médical, un bon matériel, un bon encadrement sportif son nécessaires. Par contre, la démesure qui fait que l’on choisit mal la distance de son entraînement ou de ses compétitions reste du choix du sportif qui se surestime souvent soit pour répondre à un challenge personnel, soit pour faire comme tout le monde.

Attention à la pratique des courses sur route en fonction de l’âge, déconseillée chez les jeunes enfants surtout avant la maturation osseuse. La pratique des courses sur route doit rester sous surveillance stricte chez les personnes âgées ou chez la femme post-ménopausée qui peuvent présenter des fragilisations osseuses.

Le sport doit rester un facteur de bonne santé, les courses sur route doivent être réservées aux personnes bien entraînées et bien conseillées.

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