Infiltration articulaire et dopage sportif… conduites à tenir

Infiltration

L’Infiltration n’est pas anodine et doit être réalisée par un médecin habitué

Une infiltration articulaire, péri articulaire ou péri tendineuse n’est pas un geste anodin et doit être réalisé par un médecin habitué à ce geste après avoir éliminé toutes les autres solutions thérapeutiques. Le produit le plus souvent utilisé est un corticoïde

L’Infiltration  est-elle possible chez le sportif ?

Une infiltration pour quoi faire ?

Quelles précautions sont nécessaires ?

 

Certaines blessures chez le sportif nécessitent une infiltration articulaire ou péri articulaire d’un corticoïde. L’administration de ce corticoïde doit être en adéquation avec la législation anti-dopage :

« S9. GLUCOCORTICOÏDES

Tous les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu’ils sont administrés par voie orale,intraveineuse, intramusculaire ou rectale. »

L’infiltration articulaire n’est jamais destinée à une pathologie bénigne. Elle est indiquée face à une blessure sportive sévère, qui de ce fait, justifie toujours une mise au repos de l’articulation concernée. L’arrêt sportif est donc dans tous les cas médicalement justifié, avant de l’être d’un point de vue prévention dopage.

En cas de contrôle anti-dopage, le sportif devra justifier de la nécessité de l’infiltration utilisant un corticoïde. Les modalités législatives doivent être respectées.  Cette justification devra préciser, selon législation en cours

  • Le diagnostic précis et documenté de la pathologie, rédigé par le médecin prescripteur.
  • L’absence d’alternative thérapeutique.
  • L’ordonnance de prescription (ou copie).
  • La durée de l’arrêt sportif ou de l’arrêt

Délibération n°43 du 22 mars 2007

Complétant la liste des pièces et documents médicaux devant être fournis à l’appui d’une demande d’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques dans le cas d’une tendinopathie

L’Agence française de lutte contre le dopage,
Vu le code du sport, notamment ses articles L. 232-2 , L. 232-5 et L.232-9,
Vu le code de la santé publique, notamment son article L.1110-4,
Vu le décret n° 2006-1204 du 29 septembre 2006 relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Agence française de lutte contre le dopage,
Vu le décret n° 2007-41 du 11 janvier 2007 portant publication de l’amendement à l’annexe de la convention contre le dopage, adopté par le groupe de suivi lors de sa 24ème réunion les 14 et 15 novembre 2006 à Strasbourg,
Vu le décret n° 2007-461 du 2007 relatif aux modalités de délivrance des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques, pris pour l’application de l’article L. 232-2 du code du sport,
Vu la délibération n° 36 du 8 mars 2007 portant liste des pièces et documents médicaux devant être fournis à l’appui d’une demande d’autorisation d’usage à des fins thérapeutiques

Décide :

Article 1er :
Pour les cas de tendinopathie, la demande d’autorisation d’utilisation à des fins thérapeutiques doit comprendre :
– le compte-rendu d’imagerie médicale,
– une copie des ordonnances antérieures correspondant à la même pathologie,
– la prescription des moyens de contention ,
– le détail de la prescription d’antalgiques et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Article 2 :
La présente délibération entre en vigueur à compter de l’entrée en vigueur du décret relatif aux modalités de délivrance des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques susvisé.

Article 3 :
A compter de son entrée en vigueur, la présente délibération sera publiée au Journal officiel de la république française et sur le site internet de l’Agence. La présente décision a été délibérée le 22 mars 2007 avec la participation de
M. Pierre BORDRY, président et de MM. Jean-François BLOCH-LAINE, Roger BOULU, Laurent DAVENAS, Sébastien FLUTE, Daniel FARGE et Claude-Louis GALLIEN, membres.

Paris, le 28 mars 2007
Le Président, Pierre BORDRY

 

Méthodes interdites

M1. MANIPULATION DE SANG OU DE COMPOSANTS SANGUINS

Ce qui suit est interdit :
1. L’administration ou réintroduction de n’importe quelle quantité de sang  autologue, homologue ou hétérologue ou de globules rouges de toute origine dans le système circulatoire.
2. L’amélioration artificielle de la consommation, du transport ou de la libération  de l’oxygène incluant, sans s’y limiter, les produits chimiques perfluorés,  l’éfaproxiral (RSR13) et les produits d’hémoglobine modifiée (par ex. les  substituts de sang à base d’hémoglobine, les produits à base d’hémoglobines  réticulées), mais excluant la supplémentation en oxygène.
3. Toute manipulation intravasculaire de sang ou composant(s) sanguin(s) par  des méthodes physiques ou chimiques.

M2. MANIPULATION CHIMIQUE ET PHYSIQUE

Ce qui suit est interdit :
1. La falsification, ou la tentative de falsification, dans le but d’altérer l’intégrité  et la validité des échantillons recueillis lors du contrôle du dopage. Cette  catégorie comprend, sans s’y limiter, la substitution et/ou l’altération de  l’urine (par ex. protéases).
2. Les perfusions intraveineuses et/ou injections de plus de 50 mL par période de  6 heures, sauf celles reçues légitimement dans le cadre d’admissions  hospitalières ou lors d’examens cliniques.

M3. DOPAGE GÉNÉTIQUE

Ce qui suit, ayant la capacité potentielle d’améliorer la performance sportive, est  interdit :
1. Le transfert de polymères d’acides nucléiques ou d’analogues d’acides  nucléiques;
2. L’utilisation de cellules normales ou génétiquement modifiées;

Pour en savoir plus : Consultez le site de l’AFLD et la Liste des Produits Interdits

Consultez aussi  Ledopage.fr,

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