COVID-19 : conséquences sur l’arrêt brutal de l’activité physique

Conséquences néfastes du déconditionnement chez le sportif

Persévérer sur une bonne hygiène de vie et quelques techniques de relaxation devrait vous aider à restreindre les effets négatifs du confinement.

Généralement les principales causes de l’arrêt brutal du sport sont la blessure, la maladie ou certaines situations personnelles (travail, mariage..). Dans le cas présent, la crise sanitaire liée au COVID-19 et les conséquences organisationnelles qu’elle impose limitent sévèrement voire rendent impossible la pratique d’une activité physique régulière comme le préconise le ministère des Solidarités et de la Santé.

Les conséquences de l’arrêt brutal d’une activité physique sont physiologiques, psychologiques et sociales. Elles représentent le liant permettant un juste équilibre au quotidien. Certains iront même jusqu’au qualificatif de « première mort ». En 3 à 4 semaines, on peut observer une diminution de 20 à 30 % de vos capacités d’entrainement, et -4 à -14% de votre VO2 max.

Ce « déconditionnement » se compose de plusieurs étapes pouvant évoluer différemment en fonction du profil de l’athlète.

Les conséquences néfastes du déconditionnement

Physiologique

Premièrement elle engendre une diminution de la dépense énergétique donc du tonus musculaire et de la force. Puis en parallèle une diminution des capacités aérobie (endurance fondamentale) car le cœur est aussi un muscle. Cette situation amène souvent une prise de poids (masse grasse) ayant pour effet une augmentation du risque d’hypertension.

Lire aussi : Le cercle vicieux du déconditionnement

Psychologique

Cette sédentarité imposée peut amener à des symptômes dépressifs : anxiété, stress, fatigue chronique, diminution de la motivation, troubles nutritionnels, dérèglement du sommeil, irritabilité… Les concentrations d’endorphine, d’adrénaline et de mélatonine sont altérées perturbant les rythmes circadiens qui nous conditionnent.

Lire aussi : Pleine conscience, un remède au confinement

Sociales

Le sport est un vecteur social positif. Il booste le quotient relationnel et l’estime de soi. C’est également un moyen d’expression universel favorisant l’échange, l’intégration et développe la convivialité.

Toutes ces conséquences sont bien entendu, variables selon l’individu. L’âge, le sexe, le niveau de pratique quotidien et également le type d’activité (collective ou individuelle) vont plus ou moins accélérer certains processus.

Quelles attitudes à adopter dans ces conditions ?

Même restreint, il reste possible d’organiser son activité quotidienne (1 heure par jour selon l’autorisation ministérielle), permettant ainsi de conserver à minima un rythme et une certaine tonicité musculaire. Les conséquences de ce période « anti-chronologique » ne sont pas irréversibles.

En revanche, il ne faut pas céder aux « tentations pour tuer le temps », fumer, boire de l’alcool, manger… Compenser par ces excès pourrait sérieusement compromettre les chances de retrouver ses sensations post-confinement.

Il faut tenter tant bien que mal de rester positif et se détacher de cette situation qui ne sera que provisoire. Conserver un lien (vidéo ou autre) avec ses partenaires et de se « challenger les uns/les autres », se lancer des défis, pour ne pas perdre le lien, la motivation…

Pour gérer cette situation de stress, vous pouvez également vous référer à quelques outils pratiques comme la relaxation, les techniques de respirations, de concentration, méditation, visualisation mentale positive.

 

*A propos de l’auteur

Jean DELRUE est Co-Gérant de Kiné Lille Formation, un organisme de formation continue spécialisé dans le domaine de la rééducation.

Lire notre dossier : Sport et confinement, histoire d’un déconditionnement physique

 

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