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Entorse de cheville : conduite à tenir

L'entorse de cheville

L’entorse de cheville est le premier des traumatismes. Il y en a 1 pour 12 000 habitants par jour en France.

Le coût de santé publique de l’entorse de cheville est de 2 millions d’euros par jour, toujours en France. Soit environ 6 000 cas par jour.

Accident bénin ou grave ?

Se « tordre » le pied vers l’extérieur est courant. Cela provoque une distension du ligament latéral externe ou une rupture selon l’intensité de l’accident.

La plupart des entorses se font en se tordant le pied en varus (le pied pivote vers l’intérieur) et touchent les ligaments latéraux externes. Souvent notre premier réflexe est de type « proprioceptif », c’est-à-dire contrôler la torsion et limiter le traumatisme. Mais si l’énergie du traumatisme est trop forte le ligament est alors étiré ou rompu.

On retrouvera :
  • une douleur exquise sur la face externe de la cheville
  • un œdème péri-malléolaire
  • une ecchymose (hématome) le long de la face externe de la cheville
  • des mouvements très douloureux en flexion extension varus valgus

Conduite à tenir

Les examens complémentaires

La radiologie est le seul examen initial utile pour effecteur un premier diagnostic et éliminer une fracture.

Les critères d’Ottawa

Radio du pied
Il existe une :

  • douleur à la palpation de la partie postérieure de la malléolaire externe,
  • impossibilité de marcher immédiatement après l’accident,
  • douleur en dehors du trajet du ligament latéral externe.

Dans ce cas, on peut suspecter une entorse et une déchirure et un arrachement osseux.

Un bilan radiologique doit être fait : face, profil, face en rotation externe du pied avec des clichés complémentaires selon l’habitude ¾ externe ou forcé.

Attention !

L’application en France des critères d’Ottawa pose un problème médico-légal, car il est difficile en cas de doute de pouvoir, sans bilan radiologique, affirmer ou non de la présence d’une petite fracture de la malléolaire externe. Pour les personnes âgées de plus de 55 ans une sensibilité à la palpation osseuse et l’impossibilité de se mettre en appui imposent la radiographie.

L’échographie est un examen de choix en médecine du sport.

Particularité de l’enfant

Pendant la phase de croissance il faut se méfier des décollements épiphysaires et un examen comparatif contro latéral est indispensable à la recherche d’un diastasis.

Le plâtre pourra être plus souvent la solution de sagesse afin d’éviter les complications. A l’inverse l’enfant étant généralement souple avec une laxité naturelle les entorses bénigne sont aussi courantes. Prudence et réalisme afin de faire le bon choix thérapeutique chez l’enfant.

Prise en charge initiale

Le glaçage

GREC : Glaçage (froid) Repos Élévation Contention

Les moyens d’application du froid :

  • Vessie de glace.
  • Glaçons dans linge ou éponge.
  • Eau glacée.
  • Colpac appelé « poche de cryogel » (congélateur).
  • Bombe de froid (attention aux brûlures cutanées).
  • Poche instantanée à usage unique.
  • Cryothérapie gazeuse (kinésithérapie).
  • Cryothur (kinésithérapie).
Les Médicaments

Attention à l’auto prescription !

  • Des médicaments antalgiques de type paracétamol
  • Des médicaments anti-inflammatoires, comme l’ibuprofène
Immobilisation

Une entorse modérée ou grave peut nécessiter l’emploi d’une contention de type chevillère. Ceci pendant 2 à 6 semaines afin de mettre au repos la cheville et ainsi de ne pas aggraver la lésion.

Vous avez aussi la possibilité aussi d’utiliser les techniques de contentions avec bande de type taping ou une simple bande cohésive. Si besoin, le plâtre.

Chirurgie (rarement)

Elle est parfois envisagée en cas d’entorse grave avec arrachement ou rupture complète et surtout chez les sportifs de haut niveau ou en cas d’instabilité persistante de la cheville.

La rééducation de l’entorse de la cheville

Le bénéfice d’une rééducation après une entorse de cheville qualifiée comme bénigne, c’est-à-dire sans laxité vraie, ce qui est souvent le cas, la prise en charge initiale par le protocole GREC associée à des conseils de repos relatif d’une dizaine de jours suffisent souvent. Les résultats ne montrent pas d’avantage pour ceux qui effectuent une rééducation.

Toutefois pour les entorses avec signes cliniques réels et laxité confirmée, de 7 à 15 séances pour retrouver la mobilité et la confiance en réalisant un travail proprioceptif puis une réathlétisation progressive.

Le protocole

Le kinésithérapeute utilise diverses méthodes :

  • lutte contre la douleur et l’œdème,
  • mobilisation précoce pour récupérer la mobilité et éviter la raideur,
  • renforcement musculaire,
  • en dernière phase, dès que la douleur le permet, des méthodes d’amélioration de la stabilité pour renforcer les réflexes de rattrapage pour éviter l’instabilité source de récidive (travail proprioceptif).

Documentation

Une présentation proposée par le Dr Patrick Decoopman.

 

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