Publicité

La maladie de Sever chez le jeune tennisman

Le calcaneum

Le calcaneum, cible de la Maladie de Sever

La maladie de Sever se définit comme une ostéochondrose de croissance ou apophysose, concernant le noyau d’ossification secondaire du calcanéum (os du talon).

C’est une pathologie très connue des podologues du sport, puisque concernant préférentiellement le garçon sportif entre 8 et 15 ans.

Très fréquente dans les sports d’impacts ou occasionnant des tractions musculaires exagérées…en effet, chez l’enfant ce sont les zones non encore complètement ossifiées qui vont pâtir des contraintes locales.

Lire aussi notre article consacré aux talalgies.

Prévention

ViscoHeel N est appropriée pour réduire les chocs exercés sur la cheville, le genou et le bassin. Plus précisément dans le cas d’arthrose des articulations des jambes et endoprothèses (mise en décharge), douleurs au talon d’Achille (achillodynie) ou Maladie de Sever. ViscoHeel K est appropriée pour amortir les chocs tout en combinant une correction varus ou valgus.

Physiopathologie

Très fréquente dans les sports d’impacts talonniers ou occasionnant des tractions musculaires exagérées…en effet, chez l’enfant ce sont les zones non encore complètement ossifiées qui vont pâtir des contraintes locales. Ce type de pathologies chez l’adulte s’approcherait d’une tendinite d’achile.

Ainsi , des contractions répétées des muscles de loge postérieure de jambe (gastrocnémiens et soléaire) en tennis peuvent être dues à :

  • des gestes techniques mal effectués ou trop répétés.

En effet, un service trop fléchi vers l’avant, avec un pied d’appel qui plongera en valgus après l’impact, et un buste en flexion prédisposent la tension de la chaine postérieure (ischio-jambiers notamment) qui par l’intermédiaire des fascias, vont transmettre la tension dans la loge postérieure de jambe.

La reprise des balles de fond de court, prises à la volée trop tôt ne permettront pas au jeune joueur de solliciter son pied d’appel suffisamment en varus, et prises trop tard solliciteront trop le pied en prono-supination, et pourraient avoir les mêmes effets délétères sur l’os du talon.

D’autre part, il va de soi que les courses répétées entre les remontées au filet explosives et le fond de court, ainsi que les déplacements répétés sur des surfaces adhérentes et relativement dures, favorisant le jeu rapide, favorisent cette pathologie…

  • un schéma postural prédisposant à ce type de pathologies: (antépulsion globale, valgus calcanéen, Achile court…) : ces phénomènes sont souvent conjoints des premiers et mettent l’enfant sur un terrain favorable à se blesser à cet endroit.
  • Antépulsion posturale globale:

 


La mise en évidence de cette attitude se fait à l’examen des flèches lombaires, dorsales et cervicales, ainsi qu’à la visualisation de la projection des ceintures de profil. On peut corréler ces constatations sur plateforme podobarométrique ou de stabilométrie.

Ainsi un enfant globalement antépulsé présentera de profil en statique un plan fessier postérieur, scapulaire antérieur au premier, la tête étant le dernier (ou le premier!) maillon de la chaine vers l’avant…toutes les structures musculaires postérieures se retrouvent telles des haubans très tendus et tirant respectivement constamment sur leurs enthèses et notamment le talon.

L’augmentation conjointe de l’activité physique peut alors déclencher la pathologie.

  • Déséquilibre dynamique de l’arrière-pied:

Le valgus calcanéen associé ou non à un effondrement du médio-tarse en charge sont des facteurs prédisposants du complexe suro-achiléo-calcanéo-plantaire et de fait prédisposants avec l’activité physique intense à une ostéochondrose.

Une chaussure à coque plastique trop rigide avec un retour mousse vers le tendon d’achile au niveau du contrefort peut blesser et créer un sur-étirement tendineux, notamment lorsque l’enfant présente un calcanéum hypertrophié (Haglund).

Diagnostic

Le diagnostic est essentiellement clinique.

A l’interrogatoire, le patient décrit une douleur en charge et à la propulsion (contraction du triceps sural), et de manière générale dès la mise en tension des structures musculaires postérieures.

A l’examen on retrouve une douleur exquise à la palpation en pince par l’examinateur du calcanéum, une douleur à l’étirement(mise en flexion dorsale), et à la contraction résistée du triceps sural.

Diagnostic différentiel : (intérêt de l’imagerie)

  • Atteinte traumatique de la trochlée des fibulaires
  • Tumeur osseuse
  • Spondylarthropathie
  • Fracture calcanéenne
  • Entorse de la sous-talienne

Traitements

  • Repos sportif
  • Techniques de K-Taping (bandages à action proprioceptive cf article
  • Traitement des facteurs posturaux (orthèses plantaires*, rééducation posturale globale, étirements des chaines musculaires globales**, ostéopathie,…) en procédant toujours à la recherche de l’étiologie primitive (facteur ascendant / descendant / mixte)
  • Amélioration des gestes techniques à l’entrainement après cicatrisation
  • Adaptation de la fréquence de l’activité physique et de son intensité à l’âge de l’enfant
  • Adaptation du chaussage

*Il est à noter que le port de talonnettes doit être absolument testé en cabinet afin de ne pas engendrer de fibrose en raccourcissement du tendon d’Achille, voire d’augmenter l’antépulsion posturale globale; ainsi, le traitement orthétique sera déterminé après bilan spécifique par un podologue du sport qui décidera du type d’appareillage et l’ajustera au fur et à mesure de l’évolution de la pathologie.

**: Les étirements globaux doux peuvent être centrés aussi sur l’étirement en fente avant, talon au sol, afin de travailler sur la brieveté du tendon d’achile et l’élasticité des fascias postérieurs

publicité

Fermer