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Créatine, la toxicité est essentiellement rénale

La toxicité de la créatine est essentiellement rénale

La toxicité de la créatine est essentiellement rénale

L’inefficacité de la créatine sur les performances est évidente. Seuls ceux qui la commercialisent vous diront le contraire !

Sa dangerosité a également été clairement établie, en rapport avec ses effets délétères graves sur la santé. La créatine n’est donc pas un produit dopant, car elle est sans effet sur les performances, mais reste toutefois dangereuse. La législation actuelle ne laisse aucun doute.

Les effets indésirables, par son action :
  • qui consiste à augmenter l’eau intracellulaire : la déshydratation et la souffrance musculaire.
  • digestive : inconfort digestif, nausées.
  • sur le métabolisme de la créatinine : action sur les reins.

Qu’est-ce que la créatine ?

La créatine [NH₂-C-NCH₂-CH₃] est un dérivé d’acide aminé naturel, présent principalement dans les fibres musculaires et le cerveau. Elle joue un rôle dans l’apport d’énergie aux cellules musculaires et dans la contraction musculaire. L’heure de gloire de la créatine débuta dans la la seconde moitié des années 1990 par la publication de recherches scientifiques provoquant un engouement des body sculpteurs et de tous les athlètes pour cette substance sans véritables données sur les effets sportifs et ses méfaits à long terme sur la santé.

Cycle de la créatine

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Il existe deux sources de créatine : la créatine est tout d’abord présente naturellement dans l’alimentation protéinée (viandes, certains poissons). D’autre part, même en absence de consommation, ou quand celle-ci est insuffisante, le foie fabrique de la créatine à partir d’acides aminés. Cette synthèse « endogène » de créatine est en équilibre avec l’apport alimentaire, réalisant un système de « vase communiquant » pour assurer un taux sanguin toujours équilibré et adapté aux besoins.

Ce qui contraint le foie à stopper sa fabrication de créatine quand l’apport alimentaire est important, dans le cas d’une supplémentation par exemple.

La créatine circule dans le sang, et pénètre dans les muscles grâce à un récepteur. Une fois dans le muscle, elle n’est pas pour autant active. Il lui faut se phosphoryler pour l’être. Rien ne sert d’avoir des stocks de créatine (inactive), puisque c’est la phospho-créatine qui est efficace. Encore faut il que le muscle soit capable de la phosphoryler.

Idéalement, pratiquez un entraînement scientifiquement validé, associé à une alimentation naturelle afin de booster vos performances .

Effets secondaires de la créatine

Les effets secondaires de la créatine ne sont pas encore connus, par contre il s’avère que la consommation de 20 à 25 grammes de créatine par jour représente la consommation de 4 à 5 kg de viande rouge par jour ce qui semble beaucoup ! D’où la survenue chez certains athlètes consommateurs de problèmes tels que les déchirures musculaires, rétention d’eau, début de problèmes cardiaques et rénaux et donc possibilité de problèmes cardiaques secondaires sans parler des irritations gastriques.

La prise de créatine par voie injectable est hautement dangereuse et peut induire des troubles cardiaques et rénaux gravissimes.

Sources : Anales de Toxicologie Analytiques

 

Rôle de la créatine, par le Docteur Frédéric Maton, président de la SFNS

La créatine est une association de 3 acides aminés. Une fois phosphorylée, elle constitue une source énergétique musculaire pour répondre aux efforts intenses et brefs.

Effets d’une supplémentation en créatine

Une supplémentation en pratique correspond à 20 à 30g de créatine/ jour pendant 1 à plusieurs semaines, soit 10 fois le taux de renouvellement naturel, soit l’équivalent d’une consommation de 4 Kg de viande/jour ! Votre organisme est il fait pour assimiler 4 kg de viande chaque jour ?

L’essentiel de la charge en créatine consommée est éliminée directement dans les selles, en raison de la capacité d’absorption limitée de l’intestin, ne dépassant par 1g/jour.

Toute augmentation de la consommation de créatine entraîne d’une part un ralentissement ou un arrêt de sa fabrication naturelle par le foie, et d’autre part, une augmentation de son élimination urinaire. Le travail de filtration et d’épuration des reins est donc accentué, ce qui conduit aux complications rénales. Les effets musculaires sont limités par le nombre de récepteurs présents à sa surface, par la capacité du muscle à fixer la créatine, et par sa capacité à la phosphoryler.

Toxicité de la créatine

La toxicité de la créatine est essentiellement rénale : néphropathies, insuffisance rénale…

On observe également des troubles du métabolisme du calcium, des pathologies cardiovasculaires. Il existe également une toxicité associée, par la contamination possible par des produits dopants, en rapport avec la fabrication illicite pas toujours « propre »dans certains pays.

La contamination peut également être d’une autre nature en fonction du mode d’extraction de la créatine. L’éventualité d’une origine animale de certains produits laisse suspecter une contamination possible par des maladies animales, dont le prion de l’ESB (encéphalopathie spongiforme bovine, maladie de Kreutsfeld Jacobs). Cette alerte sanitaire avait d’ailleurs été prononcée par le Ministère dès 1998.

Avis scientifiques objectifs

De nombreuses études ont montré l’inefficacité d’une supplémentation en créatine tant sur la puissance maximale développée, que sur les sensations de fatigue musculaire ou la récupération.

Cette inefficacité a notamment été retrouvée dans plusieurs disciplines :

  • la course à pied (Javierre et all 97)
  • la natation (Mujika et all 96)
  • le cyclisme (Odland et all 97)
  • l’aviron (Rossiter et all 96)

Il semble qu’après 1 semaine de supplémentation, la presque totalité d’une dose journalière soit retrouvée dans les urines (Marganaris et all 98). Les recherches sur des efforts de longue durée n’ont pas mis en évidence un gain de performance, et évoquent même une baisse du niveau de performance en rapport avec la prise de poids.

Quelques commentaires de spécialistes médicaux

La créatine est très utilisée dans tous les sports où il faut de la puissance musculaire. C’est-à-dire ceux où il faut allier la force et l’explosivité, la vitesse. Par exemple le 100 m en athlétisme ou le 50 m et le 100 m en natation. Il y a aussi des sports collectifs, comme le foot ou le rugby, où vous êtes obligé d’être endurant mais aussi explosif, complète le spécialiste biologiste de la nutrition, de la médecine du sport et du dopage Gérard Dine.

Aucune étude scientifique ne montre un intérêt à la prise de créatine, en dehors d’un impact positif pour un effort très bref, type sprint. Docteur Jean-Jacques Menuet.

Une supplémentation en pratique correspond à 20 à 30g de créatine/ jour pendant 1 à plusieurs semaines, soit 10 fois le taux de renouvellement naturel, soit l’équivalent d’une consommation de 4 Kg de viande/jour ! Votre organisme est il fait pour assimiler 4 kg de viande chaque jour ? Docteur Maton Président de la SFNS.

Il n’existe pas de besoin physiologique significativement accru en créatine chez le sportif et il n’a pas été défini d’apport nutritionnel conseillé, l’alimentation et la synthèse endogène permettant de faire face aux besoins sans qu’ aucune carence voire même pré-carence n’ait été observée chez le sportif ou de façon plus générale chez le sujet sain. ANSES, Professeur Gilbert Péres.

Document

L’évaluation des risques présentés par la créatine pour le consommateur
Documents
L’évaluation des risques présentés par la créatine pour le consommateur
Auteur(s) : AFSSA / Version : gratuite
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Licence : © Reproduction interdite / A usage personnel uniquement
La créatine est un supplément largement utilisé dans certains milieux sportifs pour ses effets supposés sur certaines performances ou sur la masse musculaire, alors qu’elle serait sans danger pour la santé.

L’attention des pouvoirs publics concernés, Ministère de la Jeunesse et des Sports et ses Services, Fédérations délégataires et pouvoirs sportifs représentatifs du Comité Olympique en France, devrait être attirée sur les risques potentiels sur la santé d’une part, et sur les règles et l’éthique sportive d’autre part, de l’ingestion de créatine à titre de supplément, dont les conditions remplissent celles favorables au détournement des lois, pouvant conduire au
dopage.

Lire aussi : Liste des produits et substances interdits.

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