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L’hypothermie ou baisse de la température corporelle

L'hypothermie du sportif

L’hypothermie est associée à une longue exposition au froid avec baisse de la température corporelle en dessous de 35.

Cette désadaptation des régulations thermiques entraîne une dégradation progressive des fonctions vitales et conduit au collapsus cardio respiratoire.

Quelles sont les principales causes de l’hypothermie chez le sportif ?

  • Pratique sportive prolongée au froid
  • Vent froid
  • Équipement non adapté
  • Consommation d’alcool ou de cannabis / drogues
  • Déshydratation, consommation de boissons énergisantes
  • Prise de médicaments augmentant la sensibilité au froid (benzodiazépines, antidépresseurs, bétabloquants etc..)
  • Certains états prédisposant : diabète, atteinte de la sensibilité, démence, affections endocriniennes
  • Sensibilité individuelle et âge.

Attention l’enfant est peu résistant au froid.

Les différents stades d’hypothermie

Légère de 36 à 32°

Symptômes : Frissons, chair de poules, sensation de froid, accélération du rythme cardiaque difficultés respiratoires et envie d’uriner.

Réaction : bouger, couverture de survie ou vêtement, s’alimenter, boire tiède ou chaud ou boissons énergétiques (ne pas confondre avec énergisantes) s’abriter du vent et trouver un endroit un peu plus chaud.

Modérée de 32°à 30/28°

Symptômes : Fin du frisson avec plutôt des tremblements, sensation de bien-être, diminution de la fréquence cardiaque, pseudo obnubilation comateuse.

Réaction : Ne pas bouger trop brutalement, réagir, parler, se réchauffer lentement par tous les moyens et appel des secours.

Conseils : ne pas masser ou frictionner ni réchauffer trop rapidement.

Sévère, grave et profonde de moins de30/ 28°

Symptômes : Coma, ralentissement des fonctions vitales avec possibilité d’un état de mort apparente

Réaction : C’est une urgence vitale, une affaire de spécialistes avec réchauffement progressif souvent de 1° par heure.

Le saviez-vous ?

Baisse de la température du corps en dessous de 35°C.

En pratique, il est impossible de connaître la température, les thermomètres courant étant gradué à partir de 36,5°C.

L’hypothermie n’apparaît que chez des sujets immobilisés dans un environnement froid. Cette hypothermie est souvent aggravée par des lésions qui ne sont pas toujours apparentes. Il est souhaitable que la prise en charge de tels blessés soit réalisée par des secouristes avertis et si possible en présence d’un médecin.

Qu’est-ce que le syndrome de Shapiro ?

L’hypothermie (température centrale inférieure à 35 °C) peut résulter de causes accidentelles (exposition au froid, intoxications médicamenteuses), de troubles endocriniens (hypothyroïdie), ou de lésions neurologiques centrales ou périphériques. Parmi les causes d’hypothermie spontanée, la place de l’hypothermie périodique spontanée ou syndrome de Shapiro, dont moins de 50 cas ont été rapportés chez l’enfant et l’adulte, est mal définie.

Série de cas d’hypothermie spontanée chez l’adulte colligés dans le cadre d’un registre de la société nationale française de médecine interne (SNFMI).

Résultats : Les dix cas d’hypothermie spontanée colligés dans le registre de la SNFMI sont hétérogènes.

Dans la moitié des cas, il existe une pathologie neuropsychiatrique souvent mal étiquetée et/ou une épilepsie et/ou une prise de neuroleptiques. Seuls cinq cas sur dix paraissent correspondre à l’hypothermie périodique spontanée ou syndrome de Shapiro (dans lequel il existe typiquement une agénésie du corps calleux).

Les accès d’hypothermie débutent dans ce cas par des sueurs abondantes, suggérant un abaissement paroxystique du point de consigne du thermostat hypothalamique.

Dans aucun des cas n’a été retrouvée de lésion encéphalique significative. Aucun des traitements testés (antiépileptiques, cyproheptadine) ne s’est avéré efficace.

L’hypothermie spontanée, périodique ou non, semble avoir un cours imprévisible, avec de longues périodes de rémission et une évolution bénigne à long terme.

Conclusions : L’hypothermie spontanée est un symptôme d’étiologie probablement multifactorielle. Même dans les cas paraissant correspondre au syndrome de Shapiro stricto sensu, les anomalies du système nerveux central associées ne sont pas univoques.

Aucun traitement spécifique de l’hypothermie spontanée, périodique ou non, ne peut être proposé dans l’état actuel des connaissances.

Source : Hypothermies spontanées : dix observations, place du syndrome de Shapiro

Conclusion

L’hypothermie peut survenir lors d’un incident et un évènement imprévisible lors d’une pratique sportive.

Prévoir un minimum de boisson et de barres énergétiques avec des couvertures de survies peut vous sauver la vie.

L’imprudence est votre ennemie mais sachez réagir grâce à nos conseils.

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