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Asthme et Sport

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Asthme et sport

L’asthme ne doit pas freiner la pratique d’une activité physique et/ou sportive

L’asthme est une infection inflammatoire chronique des voies aériennes. Elle se traduit par des quintes de toux, une respiration sifflante, une sensation d’oppression thoracique et des difficultés respiratoires

L’asthme d’effort, également appelé asthme induit par l’exercice, elle se caractérise des crises d’asthme provoquées par la pratique d’un sport ou d’une activité physique mais peut survenir jusqu’à 5 à 10 minutes après l’arrêt de l’effort pendant la période de récupération

Mieux connaître l’asthme

La prédisposition familiale de l’asthme est certaine. Toutefois, les crises sont déclenchées par des allergènes type pollen, poussières de maison, poils d’animaux, pollution atmosphérique et par d’autres causes comme les pollutions exogènes, fumée de cigarette et autres fumées industrielles.

Des infections intercurrentes, certains médicaments, l’anxiété et l’émotion peuvent également se manifester par une accentuation des crises d’asthme.
L’asthme maladie fréquente ne doit pas freiner la pratique d’une activité physique et/ou d’un sport

La maladie asthmatique est plus fréquente que l’on pourrait l’imaginer, puisque les statistiques montrent que10% environ des enfants en âge scolaire peuvent présenter soit une maladie asthmatiforme, soit des signes précurseurs pouvant provoquer une crise d’asthme. Ce chiffre diminue chez l’adulte où seuls 5 à 6% d’adultes continuent à posséder un terrain asthmatique.

L’asthme est souvent dépisté par le pédiatre ; toutefois, dans le cadre d’un bilan médical de non contre-indication à la pratique d’un sport on pourrait dépister facilement un facteur prédisposant et orienter l’enfant vers un médecin spécialisé. L’asthme est une maladie qui peut conduire à l’apparition d’une insuffisance cardio-respiratoire chronique ; si les crises sont non-contrôlées, celles-ci peuvent être fatales. On compte environ 1.500 décès par an.

La pratique d’un sport par temps sec et froid favorise d’autant plus le déclenchement d’une crise d’asthme

Quels sont  bienfaits de la pratique pour les personnes asthmatiques ?

Les sports d’endurance sont les principalement concernés et en particulier ceux pratiqués en milieu froid et sec ; la pratique même du sport par sa sollicitation hyper ventilatoire  peut être à l’origine d’une augmentation du nombre d’asthmatiques par rapport à la population non sportive. On peut toutefois être sportif de haut niveau et asthmatique; le cas de Mark Spitz nageur aux 7 médailles d’or aux JO de Munich est un exemple.

Les sportifs les plus sensibles à l’asthme sont ceux pratiquant :

  • Athlétisme
  • Natation
  • Cyclisme
  • Skieurs de fond

A l’inverse, les sports les plus recommandés sont :

  • la natation loisir
  • la danse
  • la marche
  • les sports de combat comme le judo (attention à l’ambiance allergique)
  • le tennis (attention aux poussières en salle)

Conseils du Doc

  • S’échauffer au moins 10 minutes avant de commencer l’activité et commencer lentement et progressivement l’effort
  • S’arrêter dès que la survenue de  signes évocateurs d’une crise d’asthme
  • Prévenir son entourage de la possibilité de crises et avoir son inhalateur dans son sac de sport ou avec soi
  • Pas de sport si température ou toux et en période de « pseudo crise »
  • Porter une écharpe et un bonnet en montagne afin de diminuer l’inhalation d’air froid et sec

 

Information importante à l’attention des sportifs et des médecins : Bêta-2Agonistes

Tous les bêta-2 agonistes (y compris leurs deux isomères optiques s’il y a lieu) sont interdits, sauf le salbutamol (maximum 1 600 microgrammes par 24 heures), le formotérol (maximum 36 microgrammes par 24 heures) et le salmétérol administrés par inhalation conformément au schéma d’administration thérapeutique recommandé par fabricant.

La présence dans l’urine de salbutamol à une concentration supérieure à 1 000 ng/mL ou de formotérol à une concentration supérieure à 30 ng/mL sera présumée ne pas être une utilisation thérapeutique intentionnelle et sera considérée comme un résultat d’analyse anormal, à moins que le sportif ne prouve par une étude de pharmacocinétique contrôlée que ce résultat anormal est bien la conséquence de l’usage d’une dose thérapeutique par inhalation jusqu’à la dose maximale indiquée ci-dessus.
Sources : A.F.L.D.

Seule une forme particulière d’asthme induit par l’exercice appelé « bronchospasme de l’effort » contre-indique temporairement ou définitivement la pratique du sport, surtout en ambiance froide et sèche. En revanche, l’asthme induit par l’effort physique est très fréquent et amène à tort l’abandon du sportif. Dans ce cas, l’asthme se traite par la prise de broncho-dilatateurs, par une rééducation appropriée, et bien souvent par la prise de corticoïdes inhalés associés à des anti-inflammatoires, à un traitement de fond de la maladie et à une désensibilisation. Il s’agit d’une maladie réelle dont la prise en charge est sérieuse. L’adaptation à l’effort sera totalement encadrée.

 

Recommandations de la Haute Autorité de Santé (H.A.S.) :

La pratique de l’exercice physique n’est pas contre-indiquée chez le patient asthmatique, à l’exception de la plongée sous-marine en scaphandre autonome (nage avec tuba autorisée).

L’exercice physique, pratiqué régulièrement semble même améliorer l’estime de soi et augmenter la confiance en soi, notamment chez l’adolescent. – En cas de limitation de la tolérance à l’effort, la kinésithérapie peut aider le patient à reprendre une activité physique (grade B) (…/…)

Adapter ses activités quotidiennes et de loisirs en fonction de la pollution et des conditions atmosphériques.

Téléchargez l’arbre décisionnel pour les maladies asthmatiformes

 

Asthme et activités physiques

De nombreux enfants peuvent pratiquer le sport sans aucune réserve lorsqu’il ne s’agit pas d’asthme d’effort et que cette pratique se fait hors de la pollution et hors de conditions atmosphériques extrêmes. A noter que la pratique d’un sport en salle peut occasionner une crise d’asthme par l’auto-pollution de cette salle (poussières provoquées par chauffage soufflé). Attention aussi aux allergènes de l’équitation (cheval et paille). Il faut encourager l’enfant à pratiquer un sport qui diminue la fréquence des crises et l’aide à mieux respirer.

En dehors de la plongée sous-marine, la plupart des autres sports sont autorisés. Il faudra peut-être prescrire à l’enfant des médicaments (des Béta2-Agonistes) qui nécessitent en cas de pratique sportive avec délivrance d’une licence la demande d’une autorisation d’usage à des fins thérapeutiques (A.U.T.).

Bronchopneumopathies chroniques obstructives et asthme

Il ne faut pas confondre bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO) qui sont des pathologies pulmonaires provoquant une diminution des débits expiratoires, et l’asthme qui est une infection chronique respiratoire des voies aériennes.

Toutefois, le traitement reste basé sur une prise en charge par médicament et une kinésithérapie respiratoire et une pratique d’activités physiques adaptées. La pratique d’un sport de compétition est beaucoup plus difficile dans le cadre de BPCO, l’essoufflement peut donner une sensation de fatigue ; l’adaptation à l’effort sera autorisée au coup par coup en fonction de l’atteinte globale de l’appareil respiratoire.

Conclusion

L’asthme est une maladie fréquente, qui contre-indique très rarement la pratique d’une activité physique ou d’un sport. Toutefois, les médicaments prescrits pour contrôler l’asthme rentrent dans le cadre de la demande d’une A.U.T. On peut devenir Champion Olympique (Mark Spitz et ses 7 médailles d’Or), Champion du Monde en étant asthmatique, mais on peut surtout pratiquer une activité physique au quotidien sans craindre d’aggraver un asthme, bien au contraire. Seul l’asthme d’effort nécessite un contrôle médical strict.

Conseils de pratique chez l’asthmatique

  • toujours adapter son sport à son état respiratoire
  • si nécessaire, utiliser les Bêta-2Agonistes 10 à 15 minutes avant l’effort (A.U.T. obligatoire).
  • choisir la période « réfractaire » pour pratiquer
  • réaliser un bon échauffement préalable et très progressif
  • attention aux pics de pollution atmosphériques
  • chaleur ou froid = danger
  • toujours posséder sur soi un bronchodilatateur

Pour en savoir plus : www.afld.fr

Retrouvez les bienfaits des activités physiques, les bonnes pratiques pour votre santé, dans : « A vos marques, prêts, Bougez ! Et Sportifiez vous ! » des Dr Patrick Bacquaert et Frédéric MATON, Ed. Chiron

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